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617 - Les Portes bleues - Les portes brunes*

Publié le par Arthémisia

DSCN0301.JPG

Mes lèvres ont ouvert tes portes bleues.

Derrière tu étais nu.

Tu m'as laissé voir ton cœur.

Trois notes ont retenti en contre bas. Ton pas.

Tu venais si tard, sans artifice, cru et déshabillé des jours brumeux.

Ta bouche humide et fraîche fourrageait mes cheveux.

De ta peau de souffrance, geignaient quelques morsures.

Mes baisers y chantèrent l'hallali d'un jappement.

Tes mains, en arrêt,  toutes phalanges dressées, ont écouté le silence parfumé.

Nous avons respiré à grandes bouffées l'élan, droit, fier et urgent.

Tu m'appelais si fort.

Mes roses s'en souviennent tant. 

 

Je t'ai abandonné  ma peau, mes mots, mes au-delà.

Jusqu'à mon nom.

Mes yeux en ont tremblé.

Derrière j'étais nue.

Je t'ai laissé voir mon cœur, allongé dans ma cage.

Il a fallu  pourtant  refermer mes portes brunes.

Et aujourd'hui elles pleurent.

Lamentablement.

 

Copyright © Arthémisia - mars 2008

 

Avec : La Porte bleue -  copyright © Arthémisia

Commenter cet article

Ren 01/09/2011 21:09



encore une  erreur  , décidément:


 


Edoardo  


 


et    le lien sur le site terre de femmes  dont j'ai extrait le poème précédent...


 


 



Arthémisia 01/09/2011 21:22



Je viens de rapidement jeter un oeil sur ce site --->>>> dans mes fav'!



Ren 01/09/2011 21:06



oui...  je ne prétends pas  en donner  l'équivalent  (  de ce que  tu as  écrit)...


 


c'est  sûr  que c'ets une vue  plus optimiste...


 


(  au passage  je profite pour  corriger  l'orthographe,   il s'agit  d'Edorado Sanguineti )



Arthémisia 01/09/2011 21:22



....



ren 01/09/2011 13:14



Eduardo Sanguinetti,  dont  j'apprécie  beaucoup les  écrits  a fait quelque chose en rapport...


 




« je t’explore, ma chair,
mon or, mon corps, que je t’épie, mon papier nu et cru, que je te marque, que je te rêve, avec mes sérieux sévères sèmes noirs, avec mes théorèmes, et mes emblèmes, que je te batte en ébats et
que je te rabatte, dense et dur, dans tes fourrés, avec mon lait obscur et pur, avec mes vaches lentes, comme on hache, que je t’allume, si je t’attrape, avec mes pampres rouillées, ma fumée, que
je t’aspire et que je te respire, avec tes nuages et tes battages, moi qui te timbre de tous mes tympans, de mes doigts qui t’aiment et qui te labourent, avec mon crayon, qui te colore, qui te
perfore et qui t’adore, ma vie, mon avare amour amer :



moi je suis là…»



Arthémisia 01/09/2011 17:40



Plus personne n'est là, Ren. Les portes se sont même fermées.



ThOMasDEOdate 02/04/2008 11:46

L'amant table mentTOI, ouvre tes portes brunesregarde tes pleursToi, Celle qui regarde ces pleursne pleure déjà plusmais les accompagnecomme on rac compagneà la porteLes portes nous ouvrent sur nos fragilitésmerveilleuses chosesqui font de nous des humainset parfois de merveilleuses femmesbiz

Arthémisia 02/04/2008 13:10



Ces pleurs sont très ambigües: je les sais douloureuses. Je les sais créatrices.Il me faut vivre
..avec...
Amitié.
Merci de ton passage ThOMas
Bisous
Arthi


 


 



vallisneria 30/03/2008 13:44

et si, tout doucement, tu apprenais à ré-ouvrir tes portes brunes....?bises, Arthi, et un doux dimanche à toi

Arthémisia 30/03/2008 16:03




Mes portes brunes  battent, se débattent  parfois au gré des vents....
Je t'embrasse, Vallis.
Arthi



Désirée 30/03/2008 11:16

ça alors!!! J'ai cette chanson dans mon pc et je l'écoute très souvent. De la même Viktor j'écoute aussi "Pleurer des rivières". Pour ce qui est du texte, j'y lis une déception peut-être, en tout cas tu écris en bleu et c'est effectivement tout bleu.Un mot pour que tu deviennes un peu rose? Je t'aime! :)

Arthémisia 30/03/2008 11:48



Merci ma douce Désirée.
Le bleu m'est doux aussi parfois. Ne t'inquiete pas.
Je t'aime aussi.
Fort
A.



gentle13 28/03/2008 19:25

bonjour Arthi j'ai plus de tes nouvelles, j'espère que tu vas bien ? A moins que le texte que j'ai mis en ligne qui ressemblé un peu au tien t'ai froissé, j'espère que ce n'est pas le  cas je serais contrairié si par ma faute tu es fachéBises

Arthémisia 28/03/2008 20:06



Ne t'inquiete pas. J'ai juste des tonnes de boulot et du stress à gérer mais je tiens le coup.
Je te promets de passer chez toi plus régulièrement quand cela se calmera.
Bisous
Arthi



bleuvirus 27/03/2008 23:31

j'adore l'ambiance de cette chanson! ...

Arthémisia 28/03/2008 06:25



http://fr.youtube.com/watch?v=w072GPDFzIU&feature=related



bleuvirus 27/03/2008 21:17

est ce une invitation ? ou mène l'escalier ? qui a oublié de fermer cette porte ... fermer sa porte n'apporte rien de bon à moins d'ouvrir une fenêtreCela me rappelle une chanson, il y est sujet d'un "canoé rose ...à deux places"Kissessssssssssss

Arthémisia 27/03/2008 22:00



 


Non, pas une invitation...une constatation tout au plus...

J'ai trouvé les paroles de cette subtile chanson ... 

Viktor LazloCANOË ROSE

C'était pas l'année dernière
C'était pas à Marienbad
Comment voulez-vous que je m'en rappelle
À force de l'attendre
Je ne savais plus qui le attendait
Le temps est un traître de cape et d'épée
Qui vous glisse sa poudre d'oubli dans votre coca
Faudrait pouvoir choisir son film
Je n'avais plus qu'à me barricader
Dans la petite maison près du lac
Avec le canoë rose, à deux places
Qui flotterait, comme ça
Pour personne

Fermer les volets
Et ne plus changer l'eau des fleurs
Oublier qui tu étais
Ne plus jamais avoir peur
Se dire qu'on était pas
Vraiment faite pour le rôle
Pleurer plus que le saule

Plonger sous les draps
Et ne plus jamais remonter
Dormir sur le pont du galion
Qui s'est laissé couler
Parce qu'il t'a connu
Une de plus à t'aimer

Le soleil essaie de se glisser
Par le store vénitien
C'est pas lui qui me fera lever
Je commençais une longue nuit
J'ai pas l'intention de demander le réveil
Je regarde les photos qu'il à prise de moi
J'en ai aucune de lui
Il s'est jamais laissé prendre
Le vent fait grincer le canoë rose, à deux places
Il servira, peut être, pour un autre film

Fermer les volets
Et ne plus changer l'eau des fleurs
Oublier qui tu étais
Ne plus jamais avoir peur
Se dire qu'on était pas
Vraiment faite pour le rôle
Pleurer plus que le saule

Plonger sous les draps
Et ne plus jamais remonter
Dormir sur le pont du galion
Qui s'est laissé couler
Parce qu'il t'a connu
Une de plus à t'aimer



Une belle mélancolie..
bises
et merci mon virus préféré.
Arthi



Alex 27/03/2008 20:59

Ah non, non, f'aut pas qu'elles pleurent !J'arrive (tout nu) ;-)

Arthémisia 27/03/2008 21:14



Nu ou pas, tes portes sont vertes!



donatien 27/03/2008 15:31

portes bleues portes brunes..............il est des planetes bleues comme une orange .........alors!!!!!!!!!!!!!

Arthémisia 27/03/2008 17:18



Tout à fait......Jamais une erreur
Les mots ne mentent pas...



joruri 27/03/2008 09:55

Toujours ces entrées et ces couloirs murmurants.Toujours ce mystère suspendu sur le seuil.Emboiter tous les pas...

Arthémisia 27/03/2008 17:16



Il en est de très étroits...



. 27/03/2008 09:51

Tu veux un pied de biche?

Arthémisia 27/03/2008 17:13



Il me manque plutôt le chevalier....