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628 - La Disparition

Publié le par Arthémisia

 

"Savoir disparaître c'est savoir manquer."

Jean Claude BRIALY

 

Illustration : Edward HOPPER - Hotel room

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mireille 16/04/2008 19:42

Bonsoir,Exister par son absence ... l'idée me plaît.Chaleureusement,Mireille

Arthémisia 16/04/2008 20:06



..comme un négatif photographique...un pochoir...oui, Mireille.
Reviens quand tu veux.
amicalement
Arthémisia



Mahina 09/04/2008 11:40

savoir disparaitre... peut avoir tant de sens, pas seulement la disparition "totale, de la mort"... savoir disparaitre pour manquer.. aux autres? ou soi..à soi?! J'aime cette "peinture-photo" ou le personnage disparait dans son livre, ce'st ainsi que je suis quand un livre me captive et je manque...à ma réalité, me mettant en symbiose totale avec mon livre....

Arthémisia 09/04/2008 12:30



Oui, il y a aussi cette idée de savoir disparaître en soi, d'être totalement inaccessible aux autres, replié dans son être salvateur (?)
J'employais en parlant avec une amie d'un retranchement escargotique (l'escargot est symbole marial) loin de l'agitation du monde, pour se retrouver, ou du moins se mettre en quête d'une
certaine forme de pureté, de SA pureté.



bleu virus 09/04/2008 00:12

je corrige,  ...c'est sans doute ce vide qui provoque le mouvement ... mais ne disparaissons pas tous en même temps!

Arthémisia 09/04/2008 11:26



Peut être que nous ne sommes pas loin des phénomènes physiques
qui veulent que le vide cherche à être comblé.


Cette nécessité de  comblement provoque des mouvements d’aspiration, d’attirance, de désir, d’élan.


 


Quand je parlais de se penser à la fenêtre, c’était un jeu de
mot car dans les cas infernaux d’extrême manque,  le fait de penser, de se penser,  envahit tant l’espace
(voir le tableau de HOOPER) qu’il en devient très très proche du basculement, du penchement, du basculement.


 


Les fenêtres sont alors des métaphores de cette quête de
remplissement.


Mais pas que…


 


Que veux tu dire par « ne disparaissons pas tous en même temps! »


Ma petite expérience m’a prouvé le
contraire !


Bises, virus.


Arthi



Alex 08/04/2008 23:17

J'adore Hopper. Une telle poésie, une telle beauté mélancolique, du temps qui s'arrête (un peu comme dans les photographies, pas les photos sophistiquées pour faire de l'"art", mais celles qui nous touchent comme si elle faisaient parie de notre vie). "Peintre du manque". Oui, t'as probablement raison, peut-être pas que de ça mais en grande partie, certainement. En tous cas tu n'as pas besoin de disparaître pour me manquer, toi ! Je vais finir par demander ma mutation dans le sud, les parisiens sont chiants, toi tu es lumineuse.

Arthémisia 09/04/2008 10:56



C’est vrai que les peintures de HOPPER peuvent se voir
comme des photos, je dirai même des instantanés, subtils clichés de vie, de furtifs moments capturés dans la pudeur des isolements de l’être, le punctum dont parle BARTHES dans La Chambre claire.


[Le punctum d’une photo, c’est ce hasard qui, en elle, me point (mais
aussi me meurtrit, me poigne).]


 


Pour poursuivre sur  ma lumière, Alex, ne te fais pas d’illusion. Le fond sombre de mon blog te la rend plus intense mais  sache qu’elle
n’a pas attendu ces temps d’olympisme meurtri pour vaciller parfois.


La vie est belle
parce que la lutte est belle. Pierre de COUBERTIN …


 
bisous, Alex
Arthi



fabien 08/04/2008 21:14

On ne cesse pas de se projeter avec ses a priori et ses structures mentales personnelles... La preuve: en lisant le titre de ton article "La disparition" j'étais persuadé qu'il allait être question du très subtil livre de Perec... Amicalement à toi... Bises...

Arthémisia 09/04/2008 10:34



Eh bien, disons que ma disparition pourrait cependant être très proche de celle de
Pérec...
Je supprimerai simplement le A.
...



. 08/04/2008 18:27

Savoir manquer : dans le sens de manquement au contrat social...cela ne va sans culpabilité,  se rendre libre !

Arthémisia 09/04/2008 10:31



Dans certains cas le verbe savoir est synonyme du verbe pouvoir..(avoir la force de...)



Cara Mia 08/04/2008 16:35

Et savoir manquer à celui ou celle qui nous manque, c'est tout un art...Bisous pluvieux aujourd'hui ;-)PS : j'aime cette toile, bel harmonie avec les mots

Arthémisia 08/04/2008 16:37



L'Art de la symbiose?



Staner 08/04/2008 16:14

J'ai toujours aimé ce peintre, son apparente simplicité.

Arthémisia 08/04/2008 16:19



Son extrème densité.



Amanieu 08/04/2008 15:14

Savoir disparaître c'est savoir "que l'on va" manquer ?Solitude, isolement, mélancolie, érotisme=HOPPER.Bise Amanieu

Arthémisia 08/04/2008 15:37



Savoir disparaître c’est savoir manquer,
savoir que l’on va manquer » et aussi que l’on va être soi-même en état de manque…Cela poursuit  la question de
Désirée.


HOPPER devait être là pour ce
thème.


Bises


Arthi



Désirée 08/04/2008 13:18

En tout cas cette citation n'est pas très claire. Savoir manquer, à qui? à soi? aux autres?Un jour dans une dispute j'ai dit sans aucune colère à ma mère que "nul n'est irremplaçable". Cette pique l'a véritablement blessée néanmoins je le pense encore, sincèrement. Cela à moins à voir avec l'amour qu'avec la mémoire, la constance de la mémoire. Nous sommes tous remplaçables, et aussi vite oubliés. La vie IRL et virtuelle m'a appris combien et à quelle vitesse un clou pouvait chasser l'autre. Ceci dit sans amertume, juste une constatation. :)

Arthémisia 08/04/2008 15:34



Je me porte en faux contre tes propos,
Désirée car je crois vraiment que certains êtres sont irremplaçables et ceci tant sur le plan de la mémoire, du souvenir qu’ils laissent, que de l’amour.


Personnellement, j’ai perdu des êtres chers
(décédés ou éloignés) et les jours qui s’accumulent et qui  pourraient mettre de la distance entre eux et moi, ne me les font pas pour autant moins
manquants.


Suis-je naïve, ou trop sensible…ou simplement pleine
d’affect ? 



orchis-mauve 08/04/2008 11:13

Eh oui! il faut avoir ce courage !!!Merci pour Hopper

Arthémisia 08/04/2008 15:27



 


D’aucun y voit de la lâcheté.


Hopper est tellement le peintre du manque…Il m’est apparu comme une évidence.
Heureuse de t’avoir fait plaisir.


Bises


Arthi


 



bleu virus 08/04/2008 09:42

 ... en ne s'occupant que de soi !

Arthémisia 08/04/2008 15:24




Souvent il faut ouvrir la fenêtre et se penser...


 



(René Char), (Victor Hugo) 08/04/2008 08:03

"la tentation de disparaitre derrière le pullulement des mains""L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn"

Arthémisia 08/04/2008 15:21



Le vide du trop est un regard plus mortel que celui du néant.           



joruri 08/04/2008 07:37

"Tu n'es jamais seule."

Arthémisia 08/04/2008 15:18



On est au moins avec soi – même ou avec Dieu ce qui revient peut-être au même ?........


Je dis cela parce que je viens de lire cela : « Vous êtes des
dieux »- psaume 82-6- Jean 10-34



B. 08/04/2008 01:44

Chouet ! Je viens enfin de comprendre pourquoi je me manque.Rire.

Arthémisia 08/04/2008 15:15



Toi aussi tu cours à ta perte ?