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636 -Théorie

Publié le par Arthémisia

http://www.ivarhagendoorn.com/files/blog/donald-judd-1.jpg



Je parle pour les gens habitués à trouver de la sagesse dans la feuille qui tombe, des problèmes gigantesques dans la fumée qui s'élève, des théories dans les vibrations de la lumière, de la pensée dans les marbres, et le plus horrible des mouvements dans l'immobilité .

Balzac,
Théorie de la démarche


Illustration : Donald JUDD -  sans titre 

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Lung Ta 17/04/2008 11:05

ta parole est d'or Arthémisia (attention je n'ai pas dit qu'elle m'endors ;-) )et je suis prêt à visiter le musée d'Angers sous ta férule, enfin disons avec tes commentaires d'or, plutôt ! hahahabises

Arthémisia 17/04/2008 11:21



Non, ma parole n'est pas d'or, ni même d'argent. Je vis simplement les oeuvres, essaie de me livrer à elle comme à un amant (!!!) et ...m'abandonne à mes
délires qui ne sont pas paroles d'Evangiles!

Pour Angers, j'y suis allée pour une formation mais le budget est plutôt aux restrictions.
J'ai visité le musée des Beaux Arts en nocturne, dans une situation très privilégiée... Le conservateur l'avait ouvert juste pour qq. visiteurs dont j'ai eu la chance de faire partie.Il
 y avait des intervenants -comédiens et plasticiens- qui réalisaient des performances en rapport avec les oeuvres présentées. Un super souvenir lié à l'actualisation d'oeuvres anciennes.

D'autre part, j'as remarqué que le travail de présentation des oeuvres y est très soigné, notamment pour ce qui est de la couleur des murs et du rapport entre les formats des oeuvres et celui des
surfaces d'accrochage.

Et puis il y aussi l'impressionnanate tapisserie de l'Apocalypse à voir au Chateau...dans une ville qui est elle même un enchantement.

J'y retournerai avec un immense plaisir.
Bises
Arthi



Catherine 16/04/2008 22:17

Bonsoir Arthi,Il fût un temps où je lisais Balzac (maintenant ça m'ennuie) et donc je prends ça pour moi (après tout , pourquoi pas).Pour ton illustration je te dirais que je trouve formidable quand une oeuvre d'art ne se contente pas d'elle-même mais utilise l'espace autour d'elle pour rayonner. Certains êtres sont comme cela aussi.Pour le reste, j'ai la flemme de répondre aux coms chez moi alors je te réponds ici. Ariane est loin ,loin de toi et donc pas question d'aller suivre des cours chez toi! Ceci dit, les dessins que j'ai postés, elle les a faits quand elle avait dix ans et c'est très difficile maintenant de la faire dessiner, il faut vraiment insister, dommage!Bise et bonne soirée

Arthémisia 16/04/2008 22:46



Je vais t’avouer que Balzac n’est pas non plus ma tasse de thé mais j’ai quand même été
intriguée par cette réflexion…


Le lieu et l’œuvre ont de tous temps entretenu des liens étroits. Il suffit d’aller
voir quelques peintures rupestres.


Certains  artistes actuels poursuivent ce
questionnement quasi osmotique ; en vrac je cite Daniel Buren, Dan Flavin, Georges Rousse, Claudio Parmiggiani, Ernest Pignon Ernest, tous les artistes du Land Art, et j’en oublie des
tas…


Mais il faut aussi féliciter les espaces d’exposition qui font de plus en plus
d’efforts de muséographiques pour présenter des œuvres qui au départ n’avaient pas fonction de s’y trouver. Je pense notamment à 2 musées remarquables de province : le Musée de Beaux Arts de
Rouen et celui d’Angers….à ne pas rater si on passe par là !


 


Dommage pour ta fille…Son coup de patte était sympa !


Bises


Arthi



Amanieu 16/04/2008 22:12

Les "Artistes" ont un drôle de rapport avec les boites...

Arthémisia 16/04/2008 22:37



Evidemment MANZONI. Mais avant lui DUCHAMP.
Mais ne serais tu pas toi aussi une sorte "d'Artiste" (tu as vu les guillemets?!)?
J'ai cru comprendre que tu as une certaines affection pour les coffrets et les cercueils!!!!!!!!!!!!!!!!!



Alex 16/04/2008 21:47

Peut-on mettre des reflets en boîte ?Dans la boître crânienne, certainement. Peut-être même ne contient-elle que cela, d'ailleurs. 

Arthémisia 16/04/2008 21:57



Il n'y a pas de
doute là dessus. Il y a tellement d'interférences possibles entre le réel et ce qui arrive à notre "cerveau"...pas
tjs si néfastes d'ailleurs.



Amanieu 16/04/2008 21:33

Les avions furtifs, plaqués or!

Arthémisia 16/04/2008 21:54



Je parlais de leur tenue vestimentaire!



Amanieu 16/04/2008 20:07

Je connaissais  le caméléon dans le genre maître du camouflage...Bise Amanieu

Arthémisia 16/04/2008 20:20



Et moi le cocoye!

Cependant je crois qu'il ne s'agit pas vraiment de camouflage dans l'oeuvre de Donald JUDD mais plutôt d'un discours entre le lieu et l'oeuvre, dans les 2 sens.



502 16/04/2008 19:47

Cela dit, tous les termes sont interchangeables : "ceux qui trouvent des théories dans la feuille qui tombe, de la pensée dans les vibrations de la lumière, et le plus horrible, de la pensée dans la fumée qui s'élève". Bon, je dis ça, mais comme je suis un cancre, ça ne compte pas.

Arthémisia 16/04/2008 20:15



Il y aurait beaucoup à dire dans les inversions que tu fais...
Par exemple tu remplaces les problèmes par la théorie: es tu sûr que la pratique soit ainsi réductible en théorisant?
Cancre? Non...tu réfléchis et tu t'amuses des mots...cela prouve tout le contraire!



Anna GRAMME 16/04/2008 19:41

Latter Horrie?L'athée? Oh ris!La thé au rizLà, Théo, rit

Arthémisia 16/04/2008 20:04



Théo? Le frère de l'Autre?
Majuscule!



Lung Ta 16/04/2008 06:57

Et cette  "boîte-reflet" est elle immobile ou permet elle le mouvement des yeux comme au travers d'elleJe pense que Balzac écrivait écrivait écrivait et parfois il écrivait pour ceux qu'il décrit (finalement on pourrait penser au début comme à des gens simples, puis finalement on se demande s'il ne les prend pas pour des simplets) mais aussi pour des férus de recherches plus ésotériques que la fumée qui monte (somme toute assez simple),je pense à "l'elixir de longue vie", "louis lambert" "séraphita" et je crois même au "Christ des Flandres" (plus sur que ce soit de lui, je cite tout cela de "'pauvre" mémoire)mais en tout cas dans sa profusion d'écrire, je crois qu'en effet la fin de la citation, sur le plus horrible des mouvements , s'adressait à lui même ! ;-)

Arthémisia 16/04/2008 13:53



C’est terrifiant ce que tu dis, Lung Ta, enfin, je veux dire terrifiant pour celui (ou
celle...)  qui, hors de toute prétention stylistique, peut se retrouver dans la démarche balzacienne de prolixité. Terrifiant par l’égotique
oscillation que ce mouvement suppose, mais aussi peut-être rassurant par la vie qu’il sous-tend ?


Pour ce qui est de l’œuvre de JUDD, elle est immobile, dorée et engendreun fort reflet
(comme un miroir). Ma lecture en est celle-ci : chacun sait le caractère solaire et royal (Louis XIV)  de l’or (emploi dans les icônes byzantines
par ex.). Son emploi relève du spirituel ; et bien sur, il est - tout autant qu’il la  symbolise-
la richesse. L’emploi dans l’œuvre de JUDD d’un métal doré et poli magnifie l’objet à l’extrême : d’un cube le plus banal, il fait un objet luxueux. JUDD émulsionne 2 réalités, celle de
l’ordinaire, du banal, voir du brutal (angles...) et celle du luxe.


Se pose aussi la question du reflet. Celui intervient car il « déconstruit »
l’objet, en fait fuir les formes très ordinaires en le « fondant » dans le lieu.


Le luxe est là. Il est posé mais il fuse dans le lieu, à moins que ce ne soit le lieu
qui y fuse lui-même. L’objet devient le lieu. Le lieu devient l’objet. Devant une telle œuvre, j’ai l’impression que le Beau envahit l’espace, que le Beau gagne, que le Beau gagne le
spectateur.


MOI!

C’est pour moi un mouvement terriblement immobile…


Oups…j’ai fait sérieux.


Désolée, cette œuvre me parle…alors je pourrai en parler sans fin…


Bises


Arthi



B. 16/04/2008 01:05

L’immobile est un mouvement méconnu qui tait cependant une multitude de petits brouhahas pas toujours incongrus. Quelquefois même la vibration des lumières se jointe davantage aux frissons qu’aux fumées.
Sourire à toi.
 

Arthémisia 16/04/2008 13:25



  Tu
parles comme Turner ou comme un peintre impressionniste…dont la vision de la lumière émeut silencieusement.


 


Bises
Arthi