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705 - Le Petit qui attend...

Publié le par Arthémisia


La nouvelle consigne de Juliette sur Papier Libre, était de poursuivre ce premier vers célèbre de Victor HUGO...

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je partirai.

Je partirai comme je peux.

Rien ne me retiendra.

J'ai besoin de courir.

De voler, de sourire, oui, de sourire, au monde qui me foudroie.

J'ai besoin de terre, d'eau et de souffle, de me hâter de vivre, à grandes gorgées d'air rose.

J'ai besoin de penser, de lire et de relire, de voir la mer venir et le ciel en rougir.

J'ai besoin de danser, de danser follement dans le creux de mon ventre et dans de profonds bras.

J'ai besoin d'un petit que je tiens dans ma main.

Un petit, presque rien.

Je le sais, il m'attend.

Il chante depuis longtemps, si longtemps.

Mais personne ne l'entend car il porte un sale nom :

Arthémisia.

Copyright © Arthémisia - Juillet 2008

 Avec : Victor HUGO - Léopoldine

Commenter cet article

. 13/07/2008 13:13

Faire sa révolution c'est tenir compte d'une double révolution: celle autour de soi-même et celle autour de l'astre.

Arthémisia 14/07/2008 11:50



Ta phrase me fait penser à la splendeur de certaines sphères armillaires, compositions élégantes autant que savantes ...
Eh oui, nous et les autres.



Mahina 13/07/2008 10:43

"parler de fragilité ce'st parler de faiblesse"..oui et non...je ne sais comment m'expliquer.. oui peut-être mais reconnaitre que j'ai certaines fragilités, les accepter ( ce qui, même à mon âge, n'est encore pas acquis) me permet de les dépasser et donc, d'être beaucoup plus forte, d'être capable d'assumer, de m'assumer, ce qui n'est pas toujours gagné, mais l'on fait souvent comme l'on peut... et oui... pour le"les yeux des femmes s'ouvrent et ceux des hommes restent fermés" mais... car il y a un mais... faut-il pour cela tout bouleverser pour trouver une "indépendance de vie"? il y a tant de choses dans la balance: le petit "confort personnel" qui en resortira? ou la peine immense que l'on fera au "cocon familial"? vaste débat... dont je ne suis pas sure un jour  d'en sortir indemne, quelque soit le choix qui est fait........

Arthémisia 14/07/2008 11:48



Je peux comprendre ton analyse mais les mots de faiblesse, de fragilité restent des mots
dans lesquels les siècles ont retranché et cantonné les femmes de par l’éducation, les habitudes sociétales, et leur dépendance financière. Je crois que nous avons un devoir nous les femmes de
2008 d’arriver à mettre un grand coup de pied dans cette vision de vulnérabilité complètement désuète de la femme dans laquelle les hommes qui n’ont pas encore changé leur regard sur nous –par
force d’habitude et de confort- se complaisent.


 


-Crois tu qu’un cocon familial dans lequel la femme n’a pas la place à laquelle elle a
droit soit vraiment un cocon ? Ne crois tu pas que les non-dits et les attitudes culpabilisantes imposées aux femmes, leur servitude et leurs larmes (car il s’agit aussi de ça) échappent à
la famille (notamment aux enfants) ?


Crois tu qu’une femme qui n’a pas sa part d’identité au sein de la famille et donc vit
sous l’emprise de ces foutues habitudes sociales soit un idéale de vie féminine pour ses enfants ?


Crois tu que ces dits enfants soient définitivement aveugles  au malaise de leur mère ?


Faire comme on peut, Mahina, c’est bien aussi pour une femme, faire ce qu’elle doit aux
autres et s’oublier. Jusqu’au jour où, sur son lit de mort, la faucheuse la prendra dans une magnifique robe de regrets et d’amertume.


 


Je ne veux pas caser du sucre sur le dos de ces milliers de femmes qui font le choix des
autres avant celui de leur « petit ». Je les admire aussi, pour tant d’abnégation, et  leur générosité d’âme. Mais je pense qu’en 2008, en
France, alors que 75% des femmes en age de travailler travaillent, elles ont le droit d’être entendues.


Je ne prône pas l’explosion du couple mais simplement le droit à la parole et à
l’écoute.


Depuis la fin des années 60, les choses n’ont pas tant évoluées que ça…


 


En tous cas merci de ton échange, Mahina.


Je t’embrasse


Arthi



Mahina 13/07/2008 09:46

Non... ce n'est pas "grave"... c'est la reconnaissance d'une certaine fragilité, je peux que l'on est tous, plus ou moins fragile mais le plus difficile est d'être conscient de cette fragilité, de l'accepter et de la dépasser

Arthémisia 13/07/2008 10:05



Je ne suis pas du tout d'accord avec toi, Mahina.
Parler de fragilité c'est parler de faiblesse, c'est s'auto-dénigrer, se rabaisser, courber le dos. NON!NON!NON! Aucune femme n'a besoin de ça, Mahina!!!!

Pour moi, il n'est pas du tout question de fragilité. Il s'agit  d'une force au contraire, d'une énergie trop longtemps étouffée, celle qui nous pousse à réclamer notre  droit à
l'existence, à l'identité intellectuelle et physique, à être autre et non mouton, à renier une servitude béate et apprise, à être autre chose qu'un faire valoir, une bobonne, une mère, une
épouse, une fille....
La société de 2008 a encore bcp de travail à faire d'autant que ces revendications mettent à mal des stéréotypes familiaux que les hommes (je généralise bien sûr) comme bcp de femmes aussi par
force d'habitude et de phénomènes mimétiques hérités de génération en génération reproduisent sans même sans rendre compte. Jusqu'au jour où les rapports sociaux deviennent très difficiles à
gérer car les yeux des femmes s'ouvrent et que ceux des hommes restent fermés (souvent par confort personnel et/ou refus total de remettre en question des acquis bien confortables...).

Ce qui est grave c'est que bcp de femmes aient encore en 2008 à revendiquer  le droit à ce "petit" ...et que bcp de jeunes filles filent
encore tout droit dans la répétition de ces modèles qui les étoufferont unjour ou l'autre.

...Je n'ai pas ma carte du MLF, Mahina,...juste un certain besoin de moi.
Désolée d'avoir dûe être un peu directe...Ce sujet me tient à coeur.
Amicalement
Arthi



Mahina 10/07/2008 22:12

un texte qui m'a interpellé, mais tu l'as lu ailleurs.. sourire...

Arthémisia 10/07/2008 22:37



Merci de le dire 2 fois. Je sais que nombreuses sont celles qui s'y retrouvent.
Et c'est grave...



fbd 09/07/2008 21:59

Je n'arrivais pas à me connecter, j'ai crû que ton blog était inaccessible ou que tu étais partie pour un break (je t'assure que cette résonnance inattendue à ton texte est vraie!)OUF!

Arthémisia 09/07/2008 22:04



Aurais je des soeurs?



catherine 09/07/2008 16:21

Extra ce texte! J'dirais bien dis la même chose en terminant par Catherine...Je m'en vais écrire pour cette consigne, cela me changera les idées..bise

Arthémisia 09/07/2008 16:27



Oh, lala! Je ne veux pas faire des émules!!!
Bises
A.



. 09/07/2008 11:26

Va savoir pourquoi en te lisant, j'entendais le petit prince évoquer de sa rose les épines.

Arthémisia 09/07/2008 14:39



Peut-être à cause de ça…


"J'aurais dû ne pas l'écouter, me confia-t-il un jour, il ne faut jamais écouter les fleurs. Il faut les regarder et
les respirer. La mienne embaumait ma planète, mais je ne savais pas m'en réjouir. Cette histoire de griffes, qui m'avait tellement agacé, eût dû m'attendrir..."



michel gonnet 09/07/2008 00:45

Je venais avec un merci pour le commentaire lumineux laissé "à la grâce du lire" et je trouve ce texte qui me dit tant et "trop" et...quel plaisir!Que ta nuit soit de douceur et de tendresse.

Arthémisia 09/07/2008 09:49



Il est des coïncidences lumineuses, Michel.
Je crois fortement à ces gratuités de l'existence.
Je t'embrasse
Arthi