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739 - Regarde-moi (....cliquez sur l'oeil)

Publié le par Arthémisia


 

Si   tu   prenais   le   temps   camarade   de   rencontre
de   me   regarder   dans   la   peau
au   cœur   de   ma   solitude
là   où   s ' inscrivent   les   mémoires   de   l ' amour ,  de   la   guerre   et   du   froid
sur   mon   enveloppe   d ' homme   fragile   comme   de   la   soie
tu   verrais   alors   les   mêmes   angoisses   que   toi
avec   des   arcs - en - ciel   et   des   p ' tites   amours   en   poubelles
tu   verrais   des   ailes   de   géant   brûlées   par   l ' air   du   temps

regarde - moi

tu   verrais   le   mal   et   l ' égoïsme   quand   tu   aimes   une   femme
et   que   tu   veux   la   garder   pour   toi ,  pour   ton   sexe   et   ton   cerveau
et   puis   la   guerre   que   je   fais   à   ma   jalousie
ce   cancer   de   l ' amour   qui   te   bouffe   la   tendresse
toute   la   tendresse

regarde - moi   dans   la   peau   et   fais   pas   gaffe   si   je   tremble
c ' est   pas   l ' alcool
ni   l ' herbe   de   Colombie
c ' est   juste   la   peur
la   peur   de   tous   ces   mecs   qui   t ' écoutent
qui   te   fichent
qui   te   traquent
et   t ' oses   plus   dire   je   t ' aime   à   une   fille   que   tu   rencontres
un   soir   à   Saint - Germain
quand   tu   sais   qu ' elle   aussi
elle   a   peut - être   des   micros   au   bout   des   seins

regarde - moi

regarde ,  regarde   camarade   de   rencontre
tu   vois ,  c ' est   ma   façon   de   te   dire   que   je   t ' aime
et   qu ' il   faut   qu ' on   se   dise   des   mots
des   regards   et   des   caresses
pour   ne   pas   repartir   chacun   dans   son   métro
avec   ces   torrents   de   paroles   qui   te   restent   au   travers   du   cœur
et   de   la   gorge

regarde

je   suis   transparent
tu   peux   tout   voir
tout   savoir

je   me   fous   des   secrets

regarde - moi

YVES SIMON

Avec : Carmen CALVO - La Maison assassinée (extrait)

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bleu virus 25/08/2008 21:53

tu   verrais   le   mal   et   l ' égoïsme   quand   tu   aimes   une   femmeet   que   tu   veux   la   garder   pour   toi ,  pour   ton   sexe   et   ton   cerveau mais n'est pas la le cru du désir qui sévit de part et d'autre:  s'apartenir se ligoter se libérer et enfin se détendre se délier? ... quel avenir donner au désir sinon ...,?! et ou est le mal  si les êtres reprennent ensuite leurs liberté .

Arthémisia 26/08/2008 07:09



Quand j’aime un homme, je ne veux pas le garder pour moi, pour mon sexe, pour mon cerveau…


JE   VEUX QU'IL SE GARDE LUI………….


Aimer, n'est ce pas avant tout préserver l'autre?....

Le
désir ne peut se conjuguer  avec un enfermement , une captation, un "emmurement". Ces concepts ne devraient jamais jouer dans la même cour. Les chaînes ne sont que pour les
boulets que l’on traîne. Le vivant a besoin d’espace.



souvienstoi 25/08/2008 15:10

A force de ricocher sur la surface de l'eau , notre regard  ondule comme troublé par ce miroir de vie  sans reflets si ce n'est de l'intérieur !  bise  amitié

Arthémisia 26/08/2008 06:58



C’est bien de regard, de profondeur de regard dont il s’agit.


Bises


Arthi



balthazar 25/08/2008 11:09

et même de déconvenues, on peut encore faire qque chose ...

Arthémisia 26/08/2008 06:49



Why not? Ca ne peut pas marcher avec tout le monde! Il faut savoir viver de bord...



bleu virus 25/08/2008 10:56

Vivre au plus prêt de la vérité c'est parfois se bruler les ailes, parce que derrière, il n'y a peut être  ... rien !

Arthémisia 26/08/2008 06:47



Aucune autoroute n'aura jamais le parfum, les couleurs, et la libre ouverture vers le monde d'un chemin de
campagne.
La rectitude est une tueuse et c'est elle qui, sous des aspects rassurants mais fallacieux est vide de sens, ou n'a qu'un sens unique : la
mort.



Désirée 25/08/2008 09:31

Entre voir et regarder, un monde qui effraie. Tellement plus facile de glisser à la surface des visages, de se fermer parce qu'on a peur d'être blessée. Et on a TOUS si peur. Et les mots c'est pareil, c'est un sujet qui m'interpelle, qui m'interroge en profondeur, ce fait d'être lue parce qu'offerte. C'était comme être pénètrée. Mais dans un lieu plus intime encore que le ventre. Notre con on l'ouvre presque sans conséquence aujorud'hui, mais notre âme. Lorsque l'on regarde l'autre dans les yeux combien les détourne? En fait, j'ai commencé à écrire sur ce sujet, il y a plusieurs semaines. Je crois que j'en ai marre de glisser, je veux m'arrêter et contempler.Baiser frais du jour.

Arthémisia 26/08/2008 06:26



Tu imagineras facilement la portée de tes mots en moi, Désirée.
Donner son corps est si facile que cela en devient vide de sens. Mais donner son âme...ou du moins l'offrir en partage, le moment de l'Amour, ou même simplement d'affection ou d'amitié, c'est la
mise à nu, le don total, l'appel à la vraie caresse, celle de la peau de l'être, celle que l'on attend souvent tellement longtemps que le désséchement fait de nous un coeur rabougri, aigri et
plein de rancoeur.
Quand la vie, la si généreuse vie, nous donne la possiblité de cette mise à nu, de ce retour vers la spontanéité de l'enfance, vers la liberté de nos 15 ans, pourquoi, pourquoi refuser ce soleil
qui fait de nos jours une chanson de Dario Moréno, une plage d'été, la folie d'un tourbillon de vent chaud?
Mon lieu  plus intime ne veut plus dire , non...

Je t'embrasse tendrement
Arthi (surbookée mais qui ne t'oublie pas)