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774 - Du matin...pour ne pas mourir

Publié le par Arthémisia


 

Le jour qui point est une mer chaude qui transmute la pensée en caresses et les caresses en pensée.

La nuit, on écoute le noir. Mais, quand aux heures s'ajoutent les heures, on en arrive toujours à s'entendre soi-même.

Et parfois, par on ne sait quelle magie, le papier peint dont les grilles bleues révèlent déjà leur rectitude glacée, se fend, se déchire lentement, et l'Autre, celui qu'on attendait presque plus, sort de cette faille, notre faille. Nous enfantons.

Pour ne pas mourir.

Copyright © Arthémisia - Oct 2008

Avec : Japi HONOO- Rebirth

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juliette ou O. 14/10/2008 19:01

L'image est si belle et douce et prometteuse qu'on ne peut en détacher son regard.Elle donne l'espoir de la rencontre qui nous aidera à ne pas mourirbisous

Arthémisia 14/10/2008 22:25



...de la naissance, de la renaissance...



anonyme 12/10/2008 14:46

Le grand air primordial, oui.....

Arthémisia 12/10/2008 18:59



Tu m'as comprise



anonyme 12/10/2008 13:43

De les perdre, dans les deux sens du mots...Une planète rendue indépendante de l'astre et qui ne tourne plus que sur elle-même ne gagne pas pour autant l'autonomie d'une étoile

Arthémisia 12/10/2008 14:23



peut-être n'est ce pas ce qu'elle cherche? Peut -être que l'air , le GRAND air lui suffit pour se retrouver?.......



Vallis 12/10/2008 08:24

Etty Hillesum disait"le centre de gravité de la femme se trouve dans l'homme celui de l'homme se situe dans le monde"Je crois que çà peut être vrai pour la majorité d'entre nous (femmes), en tout cas inconsciemment .. et si ce ne serait pas là dessus que toute femme devrait réfléchir de façon à habiter elle mm son centre de gravité

Arthémisia 12/10/2008 11:08



C'est justement quand les femmes se mettent à habiter leur centre de gravité que tout s'aggrave. L'homme n'est plus le centre du monde et ne sait plus se
situer. Les planètes (femmes) échappent à son système, vont se chauffer ailleurs, ou même de plus en plus, décident de vivre seules et il prend conscience douloureusement qu'il existe
d'autres modes de fonctionnement que son irresistible attraction.
Pour être un soleil il ne suffit pas d'être présent. Il faut savoir briller durablement,  resister à l'usure de la 4ème dimension, entretenir son feu, sa
flamme, ne pas négliger sa lumière sous peine de perdre toutes ses planètes....



nora 11/10/2008 18:24

Anonyme se trompe, tu as raison Arthé. L'artiste sait l'amour, il est l'amour car il est proche du vivant. Il sait l'amour et son pendant opposé. C'est sa sensibilité extrême qui le guide.

Arthémisia 11/10/2008 18:30



Merci d'avoir très justement compris mes propos, et ravie de t'accueillir dans ma grotte!
amitié
Arthi



anonyme 11/10/2008 13:52

Dans l'amour de sa création..tu as parfaitement raison.

Arthémisia 11/10/2008 16:36



bis



anonyme 11/10/2008 13:47

Dans l'amour de sa création..tu as parfaitement raison.

Arthémisia 11/10/2008 16:36



Créer c'est déjà tellement aimer...



anonyme 11/10/2008 09:13

L'inconscient profond de l'artiste lui défend d'aimer un être vivant, car celui-là ...il est déjà né.

Arthémisia 11/10/2008 11:53



Je me porte absolument en faux contre ça.
L'artiste de par sa création, est dans la naissance mais aussi dans la vie, la mort et souvent même au-delà.
Il recueille et accueille tout ce qui est vivant et en fait son miel, son sel, l'infinie source de sa création.
Par ce fait c'est même peut-être lui qui est le plus dans l'amour?.....



michelgonnet 10/10/2008 22:51

"Pour ne pas mourir"Comme j'entends bien cela !

Arthémisia 10/10/2008 23:01



Je sais que cette pensée, est tristement répandue.
J'aimerai tant qu'il en soit autrement, que l'autre n'ait pas à sortir du mur de nos rêves mais qu'il soit vivant...
Je sais aussi garder la foi en la vie.
Je t'embrasse, Michel
Arthi



Clarinesse 10/10/2008 22:02

C'en est presque troublant comme ces lignes résonnent. "Nous enfantons pour ne pas mourir." Ou nous ne mourons pas parce que nous avons enfanté...

Arthémisia 10/10/2008 22:57



Enfanter l'autre c'est toujours un espoir d'avenir, un nouveau départ.



bleu virus 10/10/2008 21:53

je me souvient d'accouchement mais pas sans douleur! à présent je procède differement et puis je crois le temps des grandes métamorphoses et fini il n'est plus besoin de souffrir !bise arthi 

Arthémisia 10/10/2008 22:26



Accoucher au matin de la pensée d'un homme ne fait nullement souffrir!
Bises mon Virus
Arthi



yoyostereo™ 10/10/2008 11:54

pour ne pas mourir, sourire

Arthémisia 10/10/2008 17:23



N'est ce pas l'homme qui fait vivre la femme?



Jean-Marc Bellot 10/10/2008 07:17

Nos plus beaux enfantements sont du matin. On les appelle des élucubrations... Ces pensées étrangent qui habitent le retour de la lumière vacillante. Il nous reste ensuite tout le jour pour donner un tour à ces lubies, pour les plonger dans la sphère de l'expérience tangible. On appelle ça la vie et c'est bon.

Arthémisia 10/10/2008 17:23



Tu as raison Jean Marc : ce moment si étrange des retrouvailles avec la pensée et pourtant encore si flottant est particulièrement fertile en riches
expériences.
Que du bonheur, souvent.....



gicerilla 10/10/2008 07:14

Perdue dans vos mots, je m'accroche à la photo. Etonnante par tout ce qu'elle contient de non-dit et qu'on pourrait narrer comme un conte.

Arthémisia 10/10/2008 07:16



Un conte de fées, où on accouche de l'homme qu'on aime.

...Je sais, certains me pensent bonne pour Ste Anne...
sourire
Arthi