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808 - Le Large

Publié le par Arthémisia

 

 

Nous sommes venus, appelés, élus peut-être ? Où sommes-nous ? Qui donc nous a choisis ?

 

Aurions nous oublié le fait des choses, attirés par un sans forme, un sans lieu, un sans nom,  un sans temps ? Serions nous devenus des voyageurs sans cartes, des Magellan, des Vasco de Gama, des allants droits devant, ignorants de nos routes, avec juste le vent pour nous pousser, la mer pour nous porter?

 

Et l'Autre, majuscule, devant, à côté, autour, rassurant, présent, si simplement, dans sa nudité de partage. L'Autre et sa main, son souffle, sa peau, son sexe.

 

Nous avons renoncé à choisir, n'écoutant que la nécessité de nos adéquations. Nous sommes, agglutinés dans notre tragédie. Les importances ont fondu, alimentant les ruisseaux du non. Il n'y a plus rien, rien que nous, ce doux immense, ce deux immense, intense, incandescent.

 

Nous n'imitons plus. Nous découvrons. Le large.

 

Copyright © Arthémisia - Nov 2008

Avec : Gustave le GRAY -  Brick en mer - 1856

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juliette ou O. 29/11/2008 15:43

Le Hasard et la Nécessité ....
De qui déjà ?

Arthémisia 29/11/2008 23:22



Jacques Monod,  un biologiste je crois.



bleu virus 27/11/2008 23:02

Nous avons renoncé à choisir, n'écoutant que la nécessité de nos adéquations. Nous sommes, agglutinés dans notre tragédie. Les importances ont fondu, alimentant les ruisseaux du non. Il n'y a plus rien, rien que nous, ce doux immense, ce deux immense, intense, incandescent j'admire ton positivisme final et, encore une fois, d'incandescent je ne vois que ton texte  ! 
Autre ref à Pascal. P: combat de fourmillière 27 sept; ailleurs que dans le "contre" on peut être dans "l'hors".

Arthémisia 28/11/2008 05:42



Mon positivisme final, Virus, ne tient absolument que dans le fait d'une dualité, car pour moi, elle seule renforce, rend fort.


Seul(e), c'est toujours la mort qui gagne.


Mes bises et merci de ta participation si présente sur ce texte qui pour le moins t'a fait réagir!


Arthi



bleu virus 27/11/2008 22:42

"Certains ne savent pas nager" oui biensure et les élan de solidarité de "ensemble" produit de belles choses... certains s'ancrent déliberement ou par peur et c'est peut être là leur destin également,  mais ce que je constate c'est que voix se taisent peu à peu même dans les jeux politiques, les réflexions se font tendres, et tous jouent le même jeux et pourtant rien ne change. Demain nous survivrons soit dans le clan des Uns soit dans le clan des contres et encore,  je  crains que de choix il n'y en est même plus! Pardon de ma véhémence mais: la molesse rassurante dont tu fais état est chez moi un état d'alerte! Il m'arrivent en montagne alors que nous montons de croiser des skieurs de descente bons vivants et rieurs clamaient de toutes leurs dents que nous nous trompons de sens! (ils le croient vraiment).  Aucun esprit ne s'est jamais formé sans gagner les hauteurs et le sens de l'effort n'est pas sans réconfort. Je n'est pas de mépris et ne peux pas lutter  mais seulement continuer d'affirmer ce que j'ai découvert. Si demain je m'assois c'est pour ne plus pleurrer sur le sort de cet humanité, de ces autres moi même. Je cotise biensure à la chaleur d'un foyer, le plaisir d'une assiète belle et bien rempli, une existence douce (voir "simple vie" chez moi), mais ne peux m'empécher de tendre l'oreille. Et puis la haut, on n'est pas déranger!

Arthémisia 28/11/2008 05:38



Moi, si demain je m'assois et que je regarde ce monde, celui dans lequle je vis..je m'ouvre les veines.


Je me sens beaucoup mieux dans le tri sélectif de mes vues, dans celle du Beauté. Ce n'est pas fuir mes responsabilité d'humaine mais penser à ma
survie.



bleu virus 27/11/2008 22:04

C'est la liberté de ne pas avoir à faire de choix, La liberté de ne pas avoir à faire des choix et une liberté qui prolonge la vie autant que la douleur. Cette liberté est une lacheté et si on l'embelli elle est service aux autres, sagesse de non choix (de ne pas avoir à prendre l'un pour rejeter l'autre), courage inachevé!  
Qui gagne t-on en fait: L'échéance est latente la mort inévitable, et c'est bien elle que nous fuyons à tout bout de champ.
Inventons un sursis mais pas une mort lente!
D'accord pour la framboise et aussi la Myrtille!
 

Arthémisia 28/11/2008 05:35



Peut être que cette liberté n'est tou simplement qu'un décrochage des obligations du quotidien, de s ses lourdeurs sclérosantes, celle qui dit "oui, je n'ai
plus le courage de répondre à telle ou telle attente " car je suis en désir de moi...


Ce n'est pas un sursis de mots mais plutôt justement un aller vers la vie, vers SA vie!


Certains rois de la culpabilisation, de lamorale, parlerons d'égoïsme..C'est un coup classique .



bleu virus 27/11/2008 21:41

"Nous n'imitons plus. Nous découvrons. Le large. " Ta conclusion révèle un sens positif. Tout dépend de quel point de vu on se place sans doute. Je vois plutôt cela d'un  oeil et  je qualifierais le "large" de dénominateur commun de nos envies  agglutinées,  de nos existences inaptes à se résoudre car refusant de se fondre dans le creuset du véritable Amour,  véritable alchimiste. Avec beaucoup de fruit on peut toujours faire une salade! donc seulement certains fruit en ressortent grandis.
 b i s e  au goût ... citron!

Arthémisia 27/11/2008 21:47



Rester ancrer c'est vivre ce que nous savons vivre, dans la molesse rassurante.


Découvrir le large c'est aller vers l'Autre, c'est s'ouvrir, c'est devenir, c'est se révéler....le meilleur fruit de la salade...


ps : la framboise!



bleu virus 27/11/2008 21:22

Les importances ont fondu, alimentant les ruisseaux du non" OUI ! j'aime bcp cette traduction, merci pour cela.
Si nous découvrons le large alors ce n'est plus l'Aventure que j'en attends, plutôt un boullon de culture ou tout le monde sait nager, certains  remontes du fond, d'autre se maintiennent d'autres encores ont "oubliés" de ... voler!
Il y a encore d'autres choses et je vais revenir, je voulais encore te dire que j'aime ce texte, à mon sens, plus "lisible" que d'autres de tes parutions, plus universel. et c'est cela aussi qui me touche. 
En prolongeent lire: "vapeur toxique" chez Pascal Perrot.

Arthémisia 27/11/2008 21:44



Non, Virus, tout le monde ne sait pas nager, et tout le monde ne souhaite pas nager. Certains sont même très
bien au port, ou ancrés à tout jamais.


La largesse, la vastitude, l'ouvertude c'est vraiment l'air, là devant! Et cela fait peur à beaucoup de
devoir apprendre à respirer seul et librement.


Merci de tes compliments pour ce texte auquel tu adhères plus facilement dans le désir de voyage qu'il décrit peut -être?.


Je t'embrasse


Arthi (merci pou rle lien vers Pascal)



Frederique 27/11/2008 10:59

Si choix il y a... mais non je ne pense pas qu'il y ait choix, alors c'est la PASSION.
Frederique

Arthémisia 27/11/2008 12:59



C'est la liberté de ne pas avoir à faire de choix, de ne pas avoir à prendre l'un pour rejeter l'autre, une forme de satisfaction sans
possession.


Amicalement


Artji