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818 - La Chambre perdue

Publié le par Arthémisia

 

En réponse à la dernière consigne de Juliette sur Papier Libre...je vous reçois dans ....

Ma Chambre...

 



J'ai toujours voulu que ma chambre soit  avant tout  un lieu agréable,  celui de mon corps se détendant, et celui de mon esprit se cultivant. Ce sont pour moi deux sources importantes - que dis-je ?-  essentielles de plaisir.

 

Pour l'esprit,  j'ai recouvert les  immenses  murs à l'horrible papier peint aux rayures bleu ciel qui m'encagent, de tableaux, les miens, ceux de quelques ami(e)s, ceux de peintres que j'aime et de quelques reproductions dont les originaux sont hors de mes moyens.

 

Hors mis cela, trois grosses étagères croulent sous les livres, et les revues qui en débordent et s'empilent aussi par terre. Trois chaises accueillent ce qu'elles peuvent.

J'ai déposé dans une cage en bambou mes recueils  les plus précieux, mes carnets, un oiseau de papier, et mon passeport.

No comment.

 

Tout le reste du mobilier qui se trouve dans cette chambre n'a aucun intérêt pour moi.

 

Cependant je ne dors plus dans cette chambre. Cette chambre est  perdue pour moi.

 

Et ce que j'y ai laissé n'intéresse personne.

 

Cette chambre est perdue pour ce qu'elle est. Ce qu'elle était.

 

Copyright © Arthémisia - Dec 2008

 

Avec : La Cage - Copyright © Arthémisia - Dec 2008

 

 


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Sylvaine 11/12/2008 19:28

Ma cage je la vois comme ça dans un Pré VertChanson de l'oiseleur
L'oiseau qui vole si doucement L'oiseau rouge et tiède comme le sang L'oiseau si tendre l'oiseau moqueur L'oiseau qui soudain prend peur L'oiseau qui soudain se cogne L'oiseau qui voudrait s'enfuir L'oiseau seul et affolé L'oiseau qui voudrait vivre L'oiseau qui voudrait chanter L'oiseau qui voudrait crier L'oiseau rouge et tiède comme le sang L'oiseau qui vole si doucement C'est ton coeur jolie enfant Ton coeur qui bat de l'aile si tristement Contre ton sein si dur si blanc

Arthémisia 11/12/2008 20:40


Je ne connaissais pas ce poème du grand Prévert. Merci Sylvaine pour ce coeur qui bat de l'aile, encore et encore...


joruri 10/12/2008 16:00

La culture comme essor.
Quand l'esprit trouve son soleil dans le repli de l'ombre.
L'aurore vue du dedans.

Arthémisia 10/12/2008 16:12


Très bien vu et très bien dit.


Sylvaine 10/12/2008 14:27

De quoi se sentir à l'étroit !

Arthémisia 10/12/2008 14:30


...ou concentrée....