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819 - Inconnaissance

Publié le par Arthémisia




Il arrive, ficelé de son ombre, sec et vide de son décembre néfaste.

Le temps lui est si douloureux.

Où est son appétit ? Noyé dans l’étroitesse des choses ?

 

La femme ouvre ses  yeux rouges et lourds.

 

Un instant, leur regard de dormants gris dévaste la pensée, celle de l’inconnaissance.

Le vent, la mer, la pluie, les herbes, s’affolent.

Il se dépouille de sa nuit.

 

Copyright © Arthémisia – Déc 2008

 Avec : Jean FAUTRIER – Tête d’otage n°21

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anonyme 12/12/2008 06:15

La nécessité d'un merci. La réaité d'un adieu.

Arthémisia 12/12/2008 06:40


Ainsi soit-il.


anonyme 12/12/2008 05:56

Elle fut infinie, et je t-en remercie.

Arthémisia 12/12/2008 06:05


Il n'y a pas de merci nécessaire. Il n'y a qu'une réalité.


anonyme 12/12/2008 05:47

J'aurai appris bien tard à rompre avec le mouvement désespérant de retenir les mondes qui veulent mourir, à les laisser tomber et se détruire au loin de mon coeur. Tant d'autres veulent naitre à chaque seconde, qui n'attendent que l'accord de notre joie.

Arthémisia 12/12/2008 06:00


Aucune leçon à tirer pour moi de cet échange si ce n'est l'accueil de la parole, le plaisir de l'avis et le respect de la pensée. .../... La mort est chose intime et peut paraître extrèmement douce
à celui dont la vie est déjà éteinte, vide de joie.


joruri 11/12/2008 22:31

Allez, Bisoos.

Arthémisia 11/12/2008 22:44


Mais bien sûr Joruri! D'ailleurs, je crois bien que c'est la 1ère fois que tu m'en fais...!


joruri 11/12/2008 22:17

pas de psychologie de comptoir, mais anonyme = troll.
ce n'est pas un problême psy- la belle excuse-, mais un problême de politesse.
Si ano. est celle à laquelle je pense, laisse tomber. Des mots-bulles oubliés sitôt lus.

Arthémisia 11/12/2008 22:27


Joruri, s'il te plait, si tu as des comptes personnels à régler, j'aimerai que tu le fasses ailleurs qu'ici. J'ai moi aussi, ne t'inquiète pas, mes façons de laisser tomber, si je peux employer tes
mots. Le reste est très personnel et j'espère que tu le comprendras. Merci.


joruri 11/12/2008 21:53

Ces mots, je les mettais dans la plume d'anonyme. Il y a un mépris dans ce choix de l'anonymat, et de la lâcheté je trouve. Voilà pourquoi j'ai placé ce propos nihiliste à tiroir sous la plume d'Inexistant.
Inconnaissance, ou nescience ?

Arthémisia 11/12/2008 22:06


Ton attribution à "anonyme" n'enlève rien au respect que je peux avoir de cette pensée. Pour ce qui est de l'anonymat de la personne en question, j'en reviens au fait que nous savons très bien qui
est cette personne. Il n'est donc que superficiel, d'apparence. Je ne serai pas aussi tranchée dans son emploi qui est peut être aussi une question de gestion absolument personnelle du moi, je veux
dire pas spécialement une protection envers les autres mais un retrait en soi...preuve d'une histoire à régler avec soi-même. Mais je déteste cette psychanalyse de comptoir. …/…L'inconnaissance
dont je parle dans mon texte est elle ABSOLUMENT duale. Je ne sais si elle nie le savoir mais elle retranche l'Autre. Cependant, et je suis très affirmative sur la question elle n'est pas figée,
reste évolutive, et peut ...s'affoler. Question de révélation, d'éblouissement. Et oui, je crois! Ca m’aide…parfois…


joruri 11/12/2008 21:41

je préfère personne par souci de symétrie. C'est elle qui a ordonné mon choix. C'est aussi plus original, et permet même de retourner adroitement la proposition...

Arthémisia 11/12/2008 21:45


Mais cela généralise, exclue tous, t'exclue toi. Mais je peux comprendre ce choix, ce retrait, cette ascèse.


joruri 11/12/2008 21:30

Libre à chacun de ne pas entretenir les relations qu'il ne veut pas avec personne...
: )

J'aime de moins en moins l'abstrait.

Arthémisia 11/12/2008 21:34


Je préférerai : Libre à chacun de ne pas entretenir les relations qu'il ne veut pas avec ...certains...Cela me semble concret?!


joruri 11/12/2008 21:04

Ne le prends pas en mauvaise part ni ne laisse ces taquineries affecter ton humeur, c'est juste une remarqyue que je faisais et ne retire pas sur le délire qui gonfle et gonfle au point qu'on perd de vue et le sujet, et le sens des mots les plus simples.
Si je disais que l'amour tue la vie mourante, je ne suis pas sûr qu'on verrait la différence; et voilà tout. Arthi, je suis foncièrement un garnement.
Remercie le ciel de ne jamais m'avoir eu en classe !
les mots ne sont pas des jouets ou des produits dopants de l'ego, mais un matériau psychoactif à manipuler avec sagesse. mes propos s'adressaient plutôt à anonyme.
(Moi qui m'étais juré de ne plus jamais parler avec un inidentifié...)

Arthémisia 11/12/2008 21:20


Mon humeur ne s'affecte pas de si peu. Je prends plaisir aux mots et essaie pourtant de ne pas leur donner plus de place que celle qui leur est réservée. Je me questionne parce que la vie me
questionne, et que la mort rôde beaucoup dans ma vie. Mais cela reste tabou. …/… T'avoir eu en classe m'aurait certainement beaucoup intéressée d'autant que "chez moi" le langage est bcp plus de
formes, de matières, et de couleurs...ce qui n'exclue pas du tout la verbalisation. Je sais le poids des symboles et des mots et essaie de le faire comprendre à mes élèves qui sont surtout dans la
superficialité et vivent une Beauté de pacotille. Mais n'oublions pas que le jeu (des mots) est aussi utile au développement et à la structuration de la pensée, et que l'égo a besoin de se dire.
Particulièrement à l’adolescence .../... Quant à "anonyme", nous savons toi et moi de qui il s'agit. Je lui accorde du temps et quelques réponses sur mon blog car je trouve son discours stimulant
et intelligent. That's all pour de multiples raisons qu'il connaît et qui n'ont absolument rien à voir avec son inidentification (de surface). Libre à chacun d'entretenir les relations qu'il veut
avec autrui.


joruri 11/12/2008 20:49

http://www.cnrtl.fr/definition/logos

Arthémisia 11/12/2008 20:56


merci. Je ne vais pas sur ce dico là mais sur http://atilf.atilf.fr/tlf.htm qui me donne exactement les mêmes définitions. Désolée de ne pas être une philosophe professionnelle mais simplment de me
questionner "connement" sur l'intérêt d'une vie et celui de la mort.


joruri 11/12/2008 20:34

Tout est soudain plus clair : ))

Arthémisia 11/12/2008 20:42


Que chacun garde le regard libre sur le mot, sur le smots, et leur généralisation à toute une pensée, fasse de son âme un lieu d'accueil ou non à ce qui lui parle. Que chacun soit son maître de
vie...Belle utopie me diras-tu?


anonyme 11/12/2008 20:29

Ce n'est pas de la littérature mais fragment se détachant du logos et comme tel le contenant

Arthémisia 11/12/2008 20:41


Mais tout à fait...


joruri 11/12/2008 19:20

Arrête Arthy, c'est encore pire ! : ))

Arthémisia 11/12/2008 20:38


Où est le pire? That's the question...que je me pose quotidiennement.


joruri 11/12/2008 19:07

Ne dramatisons pas, à la base, c'est de la littérature.
rebondir d'images en images n'est pas toujours le meilleur moyen de serrer le fond d'un problême...
"Ceux qui s'épousent durement par leurs pensées au plus profond de leurs nuits personnelles sans allumer les leurres"...
c'est un chouia obscur, comme éclairage...
Enfin moi ce que j'en dis... ; )

Arthémisia 11/12/2008 19:13


Je trouve cette formulation claire même si je ne l'aprouve . Voir ma réponse. Bien sûr que de "jeu" de mot en "jeu" de mot on peut passer à côté de l'essentiel, essentiel qui commence par la
compréhension, se poursuit éventuellement dans la complicité et ...l'Amour. Et le drame, est-ce la vie ou la mort ?....


anonyme 11/12/2008 19:07

L'amour à mort tue la mort vivante

Arthémisia 11/12/2008 19:08


OUI!!!!!


anonyme 11/12/2008 19:02

L'amour à mort.

Arthémisia 11/12/2008 19:05


Puisqu'il faut mourrir de toutes manières....


anonyme 11/12/2008 18:18

Ceux qui s'épousent durement par leurs pensées au plus profond de leurs nuits personnelles sans allumer les leurres ne se savent pas enfanter un nouveau jour...et pourtant...

Arthémisia 11/12/2008 18:40


Je crois que justement c'est quand ils n'allument que des leurres qu'ils donnent à leurs heures une apparence séduisante mais trompeuse. " Le ciel et tout ce qu'il contient matin et soir d'astres,
de vents, d'oiseaux et de fumées est un leurre qui trompe sur la fuite du temps (CENDRARS)..." Pour lutter contre ça, n'y a-t-il pas l'Amour et... la mort?


joruri 11/12/2008 15:13

S'il se dépouille de sa nuit, c'est qu'il se pouille (?) de son jour, et là, n'y a t-il pas l'esquisse d'un espoir ?

Arthémisia 11/12/2008 15:58


Celà n'est pas logique car dépouiller a le même sens qu'épouiller, ou pouiller: il s'agit d'enlever quelque chose (en l'occurrence quelques fois des poux!) .
Mais se vêtir  de son jour, se revêtir de son jour, oui, à quelque chose de positif, laisse une place large à la lumière.
Affaire de mots.


juliette ou O. 11/12/2008 08:43

Fautrier et Toi, Toi et Fautrier...qui dit mieux la tritesse de ces jours gris, sans attente, sans promesse

Arthémisia 11/12/2008 13:34


Je crois que ce peintre effectivement touche à la matière du désespoir, à son épaisseur, à son fait lourd et inéluctable. A ce décembre.