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850 - Tuer la mort

Publié le par Entité et Arthémisia

  

 

 

Le gris pleut sur la mer des angoisses.

La nuit disparait dans les vapeurs de ta nausée.

Ton esprit est étendu, brisé de fatigue.

D'étranges oiseaux de pierre dansent.

Des yeux t'épient ; tu t'enfonces dans ta terre.


Libéré de ton corps à l'espace attaché, ton âme vogue vers elle, puise à la fontaine
de sa vie la jouvence inespérée.

Sans qu'elle le sache, elle aura touché du bout des doigts, ce que tu ne peux saisir à pleines mains, l'espoir.


@ Entité


Son prénom est guerrier. Ils vont le savoir, ces monstrueux oiseaux qui tournoient sur tes terres. Elle a sorti son flingue. Préviens-les ; quand elle était petite, elle battait son père à la fête foraine sur les stands de tir. Dézinguer, elle va tous les dézinguer.
En faire des confettis d’or, qui bronzeront ton ciel.

Tu n’auras plus mal, ni au cœur, ni à l’âme. Jouir de sa mort, cela ne se fait pas. Tu dois être sérieux. Tu n'es  plus un enfant même si tu aimes le bercement des femmes.

Elle est  ton espoir ? Garde la bien. Il se peut que du bout de ses doigts elle tienne à toi bien plus que tu ne crois.

Regarde, il pleut de l’or. Les oiseaux gris sont morts. Et ces vapeurs ne sont plus que celles de ton cigare qui dansent sur son corps.

 

Copyright © Arthémisia - janv 2009 



Avec
: Tippi HEDREN dans le film Les Oiseaux d'Alfred HITCHCOCK

Commenter cet article

Ut 12/09/2009 21:53

Si on neconstruit pas sur l'espoir, alors... Ah, j'ai compris maintenant!

Arthémisia 12/09/2009 21:59



On ne construit pas sur l'espoir. On construit sur du réel. Mais l'espoir aide à aller vers le réel.  A croire à son possible.



Ut 12/09/2009 13:17

Et maintenant 2009... répons, prières, chants hurlés...Lui passif et altier; toi bruyante; guerrière, même..; et pourtant... Quelle étrange entité vous lie? J'aimerais bien que ce soit lui qui me le dise....Et cesse donc de nier l'espoir: il est là! :)

Arthémisia 12/09/2009 21:05



Par pudeur, je crois qu'Entité ne te dira rien. Mais je ne suis pas lui!
Je ne nie pas l'espoir, Ut, je le doute et me refuse de construire sur lui.



Briesing 25/01/2009 19:56

Wouawh ! Très fort, ce texte !

Arthémisia 25/01/2009 20:00



Je crois, oui. Et pourtant je voudrais n'avoir jamais dû l'écrire.



bleu virus 25/01/2009 19:45

j'invite entité à laisser un message sur mon bloghttp://etats-d-ames.over-blog.frcomm ça on pourra trinquer

Arthémisia 25/01/2009 19:48



Entité est quelqu'un de discret, voir de secret.
Mais le message est passé.



Juliette 25/01/2009 16:37

Dialogue de la vie et de la mort, de l'espoir tendre et de la violence désespérée.Bises

Arthémisia 25/01/2009 16:54



Très bien analysé, Juliette. Cette alternance de cri et de sérénité, c'est ce qui maintient l'humain dans son sens, ontologiquement.



bleu virus 25/01/2009 13:26

Il y corrélation entre vos textes; le sens de la formule qui arrive à la fin. Ton écriture est plus terrienne! je dirais d'elle en parlant d'un vin qu'elle est plus capiteuse, sa robe est plus foncée, (mais tu connais le sujet mieux que moi), elle a donc ce mérite. Pour entité je pense au beaujolais (couleur clair) dans sa plus noble noble élévation. Sans le connaitre je tiens à le saluer et même à l'embrasser, comme à toi! 

Arthémisia 25/01/2009 15:19



Je souris...car un ami a même donné à ces vins qui contiennent bcp de tanins et d'anthocyanes, un adjectif qu'il a fabriqué à partir de mon prénom! Eh oui,
je suis Bourgogne.

Entité, je crois est plus Bordeaux, un Bordeaux léger, ce qui n'enlève rien à la profondeur de ses propos.

Cette réflexion va sûrement bcp l'amuser...

Je me permets de boire à sa santé.
Et je t'embrasse, mon virus si contagieux!



bleu virus 24/01/2009 20:00

Il y a dans le texte d'entité une légereté indéfinissable, comme si les mots tamisés de plus  en plus fin, s'allégaient au point de faire décoller le fameux tapis de nos rêves; ...troublant !!! et magnifique à la fois.

Arthémisia 24/01/2009 21:13



Je suis d'accord avec toi. Entité écrit plus légèrement que moi, en tous cas dans ce cas précis, comme s'il voulait s'envoler....



anonyme 24/01/2009 09:00

Et tu as raison: les écritures personnelles ne sont jamais proches.

Arthémisia 24/01/2009 09:45



Les écritures...
Sourires.



anonyme 24/01/2009 08:50

Tant mieux mais ça n'empêche que de toute évidence mon oreille intérieure est en train de me lâcher.

Arthémisia 24/01/2009 08:52



A moins qu'Entité et moi, nous ayions des écritures proches ...mais j'en doute!



A 24/01/2009 08:19

C'est Tippi HEDREN et non HENDREN, un petit clic

Arthémisia 24/01/2009 08:42



Autant pour moi.Je corrige.



anonyme 24/01/2009 06:22

J'avais si mal lu semble-t-il ces textes que je n'y voyais qu'un auteur...Sorry !

Arthémisia 24/01/2009 08:41



Ta réponse plaira à Entité!



catherine 23/01/2009 22:09

Il y a du vrai dans ce que dit Entité. Quand on est à bout, quand on n'en peut plus, la mort peut sembler douce comme un repos, comme une libération. Pourtant, il n'y a rien à faire, bon ou mauvais, nous devons accepter le chemin et vivre chaque jour, et nous battre et rester enraciné dans la réalité, c'est comme cela que nous apprendrons et comme cela que nous progresserons. En acceptant la fatigue, la souffrance, la maladie, nous acceptons aussi les cadeaux qui vont avec comme la douceur, la patience, la compassion, la compréhension de toutes les douleurs du monde etsurtout l'attention à tout ce qui est beau dans la vie et qui pourrait nous être enlevés...je te souhaite bon retour et je t'embrasse Arthi

Arthémisia 23/01/2009 22:58



Acceptons l'autre, oh, oui! dans toute sa généreuse quête.
Mes bises, adorable Catherine.
Arthi



Clarinesse 23/01/2009 11:13

Je ne sais pas si c'est une coïncidence, mais ces lignes sublimes résonnent aujourd'hui avec une justesse qui transperce. C'est splendide et bouleversifiant !Mersniiifff !

Arthémisia 23/01/2009 22:56



La vie et son corrolaire, la mort, sont splendides et bouleversifiantes.Il se peut que les mots qui en naissent soient aussi les plus violemment prégnants
aux esprits éveillés.
Sèche tes larmes. Elle ne me réjouissent pas.



anonyme 23/01/2009 10:22

Texte énigmatique, certainement longtemps porté, mûri. Bravo A.

Arthémisia 23/01/2009 22:51



Tu parles de la partie de Entité, de la mienne ou des deux?