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879 - La Puce

Publié le par Arthémisia

 

Le cou tendu, la puce observe Cassiopée.

Dans la nuit elle écoute les bergers palabrer.

Elle renifle le vent, et le parfum des hommes,

Se gorge de safran, et grignote des pommes.

Ses mains caressent l'or et le chocolat noir.

Ses cuisses frôlent la terre et la chaleur du soir.

 

La puce se sait petite : sans cesse, elle prie.

La puce cherche sa route, depuis que tu es parti.

 

Copyright © Arthémisia - Février 2009

 

 

Avec : Manuel ROBBE - La Puce.

 

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Désirée 03/03/2009 08:24

Bon je copies sur la feuille de Cla: moi aussi je raffole de ce tableau. La couleur, les ombres mangées, le beau fessier. C'est étonnant comme manière. Quand à la puce, elle est certes petite mais elle pique... :)

Arthémisia 03/03/2009 08:57



tu as raison...pour tout!



Clarinesse 02/03/2009 23:46

Je ne connaissais pas ce peintre (merci de la découverte) et j'adore ce tableau : le trait, les couleurs, les formes et cette dernière phrase... qui sonne si juste.

Arthémisia 03/03/2009 06:34



Il est  connu  pour ses gravures représentant des  femmes souvent à leur toilette: de tendres scènes qui nous documentent sur les vêtements et
les intérieurs du début de XXème siècle. Ce n'est pas un grand maître mais il a de la fraîcheur,  et  un petit côté coquin qui n'est pas sans me déplaire non plus! Sans parler
de sa maîtrise technique .

Quand à la perte, le manque, ils troublent mais aussi, heureusement, ils créent l'élan.



joruri 02/03/2009 13:35

"Et c'est précisément leur insignifiance qui permit aux mammifères de survivre aux temps où la terre était dominée par des types de reptiles puissants et spécialisés." Julian Huxley

Arthémisia 02/03/2009 17:12



Il y a des plaisirs à sentir la puissance de sa petitesse.



Frederique 02/03/2009 13:14

C'est une petite bête qui monte, qui monte, qui monte... jusqu'où ira-t-elle ? Peut-être jusqu'au 7ème ciel ! légèreté peut-être mal à propos... mais bonne journée Arthi.Frederique

Arthémisia 02/03/2009 17:10



Sourires+++!
Tout cela est très à propos même si cette petite bête se suffirait déjà d'un 1er ciel!
Belle fin de journée à toi aussi.
Arthi



joruri 02/03/2009 08:55

C'est le privilège de la perte que de nous infléchir vers la quête.Il est dit qu'en ce monde le satisfait est comme mort et le pauvre est comme le fiancé qui s'impatiente, que la soif nous jette sur les routes et que le rassasiement nous endort. Heureux qui manque, car  il va.

Arthémisia 02/03/2009 09:21



Tu as probablement raison car il faut garder  à notre quoitidien sa  perfectibilitée, fuire l'utopique débandade de nos quêtes, chercher,
chercher encore car le bonheur est probablement là, dans notre marche et non précisement dans ce vers quoi nous allons.

Néanmoins recevoir le comblement de l'âme et du corps, sans pour autant priver du rêve, évite les souffrances de la dispersion et de l'illusion.