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880 - Les Lunettes roses

Publié le par Arthémisia


 

On se réveille. On a les yeux sales, pas démaquillés. Brouillés et embrouillés. D'avoir trop pleuré.

C'est pas notre genre du tout d'aller nous coucher comme ça, encore toute fardée. Le  fard fait bouclier.

L'œil noir, l'âme noire. On a tout camouflé.

 

Tout a coulé.

Le temps a coulé. L'âge a coulé. Les vides ont coulé. La vie a coulé. La solitude a coulé. Et la main, et le cœur, et l'image de l'Autre qu'on essaie d'attraper...

Touchée. Coulée.

 

Le miroir renvoie son brouillard, son charbon, délavé.

 

On se fait peur.  

 

On s'est fait peur mais on ne veut pas se faire honte.

Question de fierté.

 

Mais on met quand même ses lunettes roses. Celles qui affirment qu'on est.

Et on va dans le monde.

 

Car on le sait : il est aussi meublé d'éblouissantes clartés.

 

Copyright © Arthémisia - mars 2009

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Ut 15/08/2010 18:06



Un concentré d'Arthi!



Arthémisia 15/08/2010 18:11



Et dire que je ne les ai toujours pas achetées!


Toutes celles que je trouve sont pour les petites filles...tu sais celles qui ont encore l'âge de rêver.



O. 10/06/2009 22:56

 les "éblouissantes clartés" surviennent souvent alors qu'on ne les attend pas, même si on           n' enlève pas ses lunettes noiresBisous

Arthémisia 10/06/2009 22:58



J'aimerai tant y croire....
Merci ....
Bises
Arthi



Bifane 09/06/2009 09:49

Le pouvoir des objets ? Je pieux vraiment rien prétendre à l'envers de ça : je dois m'avouer un tantinet fétichiste sur les bords, mais dans la version plutôt romantique. C'est là où l'objet représente la personne, son souvenir, l'amour qu'on lui porte, l'attachement indéfectible qu'on ressent pour elle. J'en ai bien quelques uns comme ça. C'est vrai que ça aide, mais chez moi, c'est pas montré, ça se cache plutôt dans la poche, dans le larfeuille, des endroits où je peux l'attraper au creux de la main quand j'ai besoin, quand la personne me manque, que mes pensées vont toutes vers elle. Alors, oui, d'une certaine manière, ça aide à franchir la vie, ce qu'elle nous oblige à affronter sans l'autre, pour toutes les raisons qui nous séparent ou nous éloignent...

Arthémisia 09/06/2009 10:29



L'objet fétichisé est le stade ultime de ce que je te décrivais. Il est, même sans
référence à une personne particulière, le grigri somptueux, comme je le disais, le soleil qui nous chauffera le coeur, la chose qui n'est plus seulement chose, que nous déifions presque et qui
accompagne nos moments difficiles, le talisman.
Et quand bien sur, derrière cet objet s'accroche une image humaine, nous voilà  idolâtres de ce qui devient un objet transitionnel, notre doudou par exemple.


http://corpsetame.over-blog.com/article-7369818.html


 


Allo Sigmund?....



Bifane 09/06/2009 06:22

Triste et pauvre combat... Me paraît plus douloureux encore sous les fards et les mascaras. Déjà, les grimaces, les salamalecs, les concessions plus ou moins veules, ça se défend mal, on se les compte à charge, on se cherche des excuses, et si on a encore un rien d'honnêteté pour soi, on s'en trouve aucune qui vaille... Y ajouter les ustensiles, la tenue de combat, le masque à même la peau, et savoir comme c'est du flanc, comme on s'y perd soi-même... C'est vraiment pas une sinécure, que de vivre en ce monde...

Arthémisia 09/06/2009 08:10



Eh ben non! La galère même souvent. 
Et sous le gadget, l'humeur est grave.

Et pourtant ne crois tu pas au pouvoir des objets, comme autant de petits soleils qui peuvent faire que soudain la journée s'éclaire, comme si l'ombre s'effaçait, comme si malgré ce qu'elles ont
de futile et de dérisoire, ces fichues lunettes roses nous aidaient à traverser l'instant en souriant?
Car une journée, une vie, n'est-ce pas fait aussi de milliers de petits instants de sourire, d'autant de baisers d'enfants et d'amants, qui occultent les champs noirs de ce qui nous entraine tout
inéluctablement vers notre fin avec plus ou moins de souffrance en route, j'en conviens?

Vraiment, le 1er qui m'en trouve une paire, je ...euh...je quoi? Ben je l'aime. Allez, c'est dit!



... 18/03/2009 11:36





…Moi je les trouves très sympa ces lunettes là…alors instinctivement je vous tends ce sourire…Surtout n’analyse pas trop ma démarche dés fois qu’à son constat je m’entortille…
…Car voilà dans mon p’tit cercle très étroit…
 
« J’ai pris vos lunettes en pleine poire »…
 
…et j’ai beau tenté de resté fort…tu sais être fort…y’a pas…cela sonne comme une pensée affûtée qu’on reçoit dans le dos…de face... à face…
 
…qui sait … ce qu’en dirons les oiseaux…
 
…bah…allez… clin d’œil…

Arthémisia 18/03/2009 15:50



C'est vrai: il faut que je m'en trouve une paire. Ca urge!
Merci Schawn



O. 05/03/2009 08:59

Heureusement tu as repris le moral en te levant : rien nien jamais perddu....sortout avec ds lunettes roses en forme de coeurBisous

Arthémisia 05/03/2009 09:41



Je sais aussi tourner les pages, même celles en plomb...



gballand 05/03/2009 07:59

sensible votre texte... et beaucoup de retenue, aussi, ce doit être les lunettes.

Arthémisia 05/03/2009 09:40



Si c'est ça, il faut vraiment que je m'en achète!
(on se tutoie?)



bleu virus 03/03/2009 23:55

Tout en sensualité et même pas rasé ! trés classe.

Arthémisia 04/03/2009 00:01



mimi...comme je les aime!



bleu virus 03/03/2009 23:41

Essaies  celles qui déshabillent, mais ne le porte pas tout le temps !!!   

Arthémisia 03/03/2009 23:46



J'ai peur...d'avoir peur!
Et puis j'aime bien suivre les conseils de Vincent...
http://www.dailymotion.com/video/x1h3ow_deshabillezmoi-par-vincent-delerm_music



bleu virus 03/03/2009 23:18

...pas grave, la saison ne fait que commencer! (en noir c'est moins classe)

Arthémisia 03/03/2009 23:21



En rose c'est un peu olé-olé: ca va rester le gadget d'un jour!
Quoique....
Je vais aller en essayer une paire mais il faut que j'en trouve!



bleu virus 03/03/2009 23:09

Avec de telles lunettes on fait surement de drôles de rencontres;  tu m' racontes ?

Arthémisia 03/03/2009 23:15



je ne les ai pas encore achetées!



gildas 03/03/2009 13:56

 Houpsss, ça va mieux!

Arthémisia 03/03/2009 13:58



La technique n'est pas facile!
Merci Gildas. tu vas bien?
Bises
Arthi



gildas 03/03/2009 13:47

Arthémisia 03/03/2009 13:58



J'y ai pensé bien sûr.
Va  lire ça....
http://corpsetame.over-blog.com/article-17935064.html


Tu y trouveras un lien vers un extrait du film.



Frederique 03/03/2009 11:10

Et puis... tu écris toujours en "rose"... (un des merveilleux textes de Jacques Brel, 1954 je crois).Soleil dans le coeur et dans les yeux.Bonne journée.Frederique

Arthémisia 03/03/2009 11:14



Le fait quej'écrive toujours en rose est tout à fait à mettre en lien avec ses lunettes que je vais finir par m'offrir!
Belle journée à toi aussi, Frédérique.
Plein de soleil chez moi aujourd'hui; je t'en envoie



Ecouter le mp3 Sur la place sur Deezer 03/03/2009 09:58

Ecouter le mp3 Sur la place sur Deezer

Arthémisia 03/03/2009 10:03



C'est étrange car j'avais pensé plutôt à un auteur du sud.
Merci. Je ne connaissais pas cette chanson.



fbd 03/03/2009 09:38

Belle leçon de couleur pour l'espoir et le courage

Arthémisia 03/03/2009 09:40



C'est aussi un droit à exister.



catherine 03/03/2009 09:01

Ce matin, je me suis levée. Je me suis fardée de mon sourire. J'ai mis les lunettes de ton amour.Et je suis partie, jouir de la merveilleuse abondance de la journée...tout me viendra dans une éblouissante clarté ...et ce soir repue, heureuse, je dormirai dans tes bras...Que le soleil soit sur toi toute la journée Arthi !

Arthémisia 03/03/2009 09:04



Il est là.
Belle journée ensoleillée à toi aussi Catherine



Sur la place chauffée au soleil 03/03/2009 08:56

Sur la place chauffée au soleil Une fille s'est mise à danser Elle tourne toujours pareille Aux danseuses d'antiquités Sur la ville il fait trop chaud Hommes et femmes sont assoupis Et regardent par le carreau Cette fille qui danse à midi Ainsi certains jours paraît Une flamme à nos yeux A l'église où j'allais On l'appelait le Bon Dieu L'amoureux l'appelle l'amour Le mendiant la charité Le soleil l'appelle le jour Et le brave homme la bonté Sur la place vibrante d'air chaud Où pas même ne paraît un chien Ondulante comme un roseau La fille bondit s'en va s'en vient Ni guitare ni tambourin Pour accompagner sa danse Elle frappe dans ses mains Pour se donner la cadence Ainsi certains jours paraît Une flamme à nos yeux A l'église où j'allais On l'appelait le Bon Dieu L'amoureux l'appelle l'amour Le mendiant la charité Le soleil l'appelle le jour Et le brave homme la bonté. Sur la place où tout est tranquille Une fille s'est mise à chanter Et son chant plane sur la ville Hymne d'amour et de bonté Mais sur la ville il fait trop chaud Et pour ne point entendre son chant Les hommes ferment leurs carreaux Comme une porte entre morts et vivants Ainsi certains jours paraît Une flamme en nos cœurs Mais nous ne voulons jamais Laisser luire sa lueur Nous nous bouchons les oreilles Et nous nous voilons les yeux Nous n'aimons point les réveils De notre cœur déjà vieux Sur la place un chien hurle encore Car la fille s'en est allée Et comme le chien hurlant la mort Pleurent les hommes leur destinée.

Arthémisia 03/03/2009 09:06



De qui est ce texte?



Désirée 03/03/2009 08:30

C'est un texte très touchant...triste et mélancolique, mais qui s'achève par une belle note de soleil. Je crois aussi que les tunnels ont un bout, une fin, qui débouche sur une place écrasée de lumière...et si on n'y croyait pas que nous resterait-il pour avancer?Bise Arthi, bonne journée

Arthémisia 03/03/2009 09:02



Si on n'y croyait pas, on ne croirait pas au soleil, aux soleils.
Belle journée à toi aussi Désirée , il est là!