Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

883 - L'Ecume des soirs*

Publié le par Arthémisia

 

 



Nageur de l'eau du soir

Marin déboussolé

Tu t'ébroues sur le sable

Au milieu des varechs

 

Tu effaces la nuit

Au fusain de ton sexe

Et retrouves le cap

Des territoires roses

Où plongent seuls les poissons

Les muses et les poètes

 

Le ressac du jouir

Éboule mes galets

La mer est dans ton ventre

Je m'encoquille de toi

 

En mille morceaux de lune

Tu jettes ton écume

Et coules sous la morsure

De ma vague oubliée

 

Copyright © Arthémisia - mars 2009

 

 

Avec : Odilon REDON - La Coquille -1912 

 

Commenter cet article

Ren 10/09/2012 17:19


voila  le  texte  original de Thelma:


Rêve


La Terre mue, la Mer grandit, abandon total dans la vague en pleine confiance. C’est la Fin des luttes vaines. Dissolution dans la Métamorphose. Love can
begin


 


--  et son argumentation:



Quelque chose me frappe: à sa conception l’embryon porte “le germe” des deux sexes, donc on peut dire qu’il est hermaphrodite, c’est seulement après
quelques semaines que le “choix” s’opère, et un des organe se développe davantage que l’autre…


 


 



Arthémisia 10/09/2012 18:03



Et cela s'appelle Rêve?...ce n'est pas rien ce titre.



Ren 10/09/2012 16:06


en fait je me suis  basé  sur un autre texte, où on parle  d'indterminisme sexuel, d'avant la naissance,  d'où ce concept  de métamorphose,  détermination qui
intervient il paraît sur le tard  ( au jeune  âge du foetus)...  et donc  qui détermine bien ce qu'on sera à la naissance

Arthémisia 10/09/2012 16:37



Me plait bien cette idée d' "en devenir", de non-déterminé, qui ouvre toutes les possibilités des possibles.



Ren 10/09/2012 09:54


Acte de naissance


A plonger dans la Métamorphose
Je ne sais si c'est ton cas
Je me rappelerai Kafka
A petites doses ( si j'ose)

En buvant un litre de vin
Je me mettrai à danser
Et l'amour peut commencer
Par le début des écrits vains

La terre est nue, et se remue
La mer se secoue, mon amie
Eructe des tsunamis
Notre destin, notre mue

La mère couverte d'écume
Unit, dans le mouvement
Le désir des amants
Et du père qui s'enrhume.

Tout autant qu'il tousse,
C'est un morceau d'espoir
Qui suit un long couloir
Et n'amasse pas mousse

Il nous conduit sans décence
Au parcours d'une vie
Sans   demander notre avis,
En acte de naissance ( s)


RC -10 septembre 2012

Arthémisia 10/09/2012 13:21



On évitera l'homo-insectus de mes souvenirs Kafkaïens...Pour le reste, il me va très bien même si de naissance il n'est pas toujours cas.



fbd 09/03/2009 13:40

J'adore aussi ce tableau, vu encore tout récement…!!!Et découvre le poème, plein du sel et des embruns des ébats de la chair

Arthémisia 09/03/2009 18:58



J'ai toujours habité au bord de la mer...la mer du Nord, la Méditerranée, Le Pacifique, l'Atlantique, puis la Méditerranée de nouveau. Elle m'inspire
beaucoup!



iskander 07/03/2009 22:43

Très beau poème dont l'illustration me touche tout particulièrement... La coquille est ma toile préférée de ce grand maître du pastel qu'est Odilon Redon. Encore merci.

Arthémisia 07/03/2009 22:52



J'espère ne pas lui faire honte....



catherine 06/03/2009 22:16

Si je voulais faire un très très mauvais jeux de mots, je dirais...c'est une histoire de moule au fond...mais c'est pas mon genre...tu me connais..Et je ne sais m^me pas si ça voudrait dire la même chose en France qu'en Belgique...

Arthémisia 06/03/2009 22:21



Oui!
Une amie argentine m'a même demandé de cesser d'appeler mon lave-vaisselle "conchita" car c'est très vulgaire chez elle aussi!
Va lire ça à ce propos, c'est très instructif....http://noniouze.blogspot.com/2009/03/tous-aux-abris.html
et la suite làhttp://noniouze.blogspot.com/2009/03/moule-et-big-bang.html
C'est extra et drôle!



joruri 06/03/2009 15:09

Je te taquinais...Mais au fond, cette capacité à symboliser (ça ou autre chose) est en soi drolement mystérieuse. Par rapport au mouflon, à la buse ou au puma (mon animal fétiche) l'hominidé fait des trucs dingues !

Arthémisia 06/03/2009 15:17




Ca va, je n 'ai pas rougi !!!!
La Nature est si belle....

Peut-être est ce aussi du domaine de l'acquis? Je ne crois pas que nous naissions avec des symboles mais que nos regards et surtout en l'occurence la façon dont notre libido les oriente, nous
autorisent à une symbolique personnelle. Et heureusement!
Après il reste tout de même possible, par le partage verbal de nos images que nous trouvions dans la symbolique d'autrui des éléments qui nous "parlent"(!) et qu'ainsi ces symboles personnels
deviennent plus ou moins universels. Tu parlais deS hommes, au pluriel.



joruri 06/03/2009 14:51

Une question véritablement métaphysique cette fois:Pourquoi notre esprit (à nous les hommes...) devant un grand coquillage  rose ne parvient-il pas à se représenter autre chose qu'une vulve carnée ourlée de blanche écume ?

Arthémisia 06/03/2009 14:58



Par la force du symbole, cet objet réel qui renvoit à l'objet virtuel, refoulé, voire inaccessible.
(Je pense que les femmes aussi voient dans ce coquillage la même évocation.)



joruri 06/03/2009 11:57

Sous un certain aspect, l'amour est essentiellement un échange de liquides.

Arthémisia 06/03/2009 12:14



Cela est même essentiel....!
Sourire



juliette b 06/03/2009 09:51

Au premier regard j'rai vu le dos  d'une femme repliée sur elle-mêmeEt le poème "colle" tout à fait avec cette vision, ma talentueuse Arthi

Arthémisia 06/03/2009 10:08



Cela ne change rien. Femme il y a....
Merci d'aimer mes pensées roses aussi.
Bises
A.