Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

893 - La Bête à part

Publié le par Arthémisia

:0068:

"Je ne peux vivre de données générales.

Personne n'a rien de commun avec moi. Et d'ailleurs je ne veux rien de commun avec les autres." *

 

Ce n'est pas une question d'affect. Ni de désamour.

Ce n'est pas une question de désociabilisation.

C'est plutôt une question de  silence, de recueillement, de retour à moi, de retrait. En moi. Des retrouvailles...

Appelez ça une démarche analytique si vous voulez ;  une sauvegarde instinctive me parait un terme plus approprié.

 

Car j'ai de plus en plus de mal à me dessiner avec les mêmes crayons, les mêmes couleurs et surtout sur le même papier que ces autres. Ce papier là :

 

  • «C'est vrai: ils l'ont dit à la télé. »
  • « Le film a dépassé les 20 millions de spectateurs; c'est qu'il est bon ! »
  • « C'est joli ! »
  • « Tu as vraiment le look d'une prof d'Arts Plastiques. »
  • « T'es pas sur Face book ? »

 

 

Moi, ma nuit n'est pas finie. Mon rêve n'est pas fini. Je l'entends se tortiller outrageusement dans ma tête, dans mon ventre, dans mon sexe.

Mes étoiles ne sont pas télévisuelles, de carton pâte, et de paillettes. Ce sont celles de Keats, de Baudelaire. Celles de là-haut.

Le bleu de mon ciel est celui des jours qui passent, un coup lavande, un coup layette, un coup prussien. Et un coup gris. Ce n'est pas un bleu de lagon, copié-collé d'une éternelle satisfaction née sur les rives d'un sourire bien appris.

Et mes nuages ne sont pas en coton, légers et aseptisés. Ils pleuvent.

 

J'emmer... le modèle ! Je ne carrefourre pas, je ne positive pas. Je tangente. Je sors du cercle.

 

Depuis quelques temps grandit en moi le doute d'une poursuite personnelle. Comme une envie de non-envie : plus de blog, plus d'amis, du silence, même pas les oiseaux, rien qu'une espèce d'hébétude, de nihilisme.

 

Peut être devrais-je fumer un joint ! Il parait que ça met dans un état particulier d'absence/présence à soi-même.

Ou me faire nonne. Là, j'avoue, il y a du boulot !

 

Aujourd'hui mais hier aussi déjà, et même avant encore, sont des jours de boyaux tordus, de raclures de palettes, de pourritures. Des jours sales. Des jours d'arrières cours, de banlieues bétonnées, de flaques de boue qui fermentent, de vomissures.

Ce sont des jours d'aigreurs, de tags  vert fluo, de « prends ça dans la gueule ».

 

Des jours de faux amis.

Oui, ceux avec lesquels je  riais mais qui en fait n'aimaient en moi que l'image que je leur renvoyais d'eux-mêmes. Un idéal formaté auquel je ne dois plus correspondre. Vous savez bien : Sois belle et surtout tais toi ! Tais toi et surtout....sois belle....

La Beauté, à mon âge, n'est plus qu'un mythe, et ...la parole, la seule chose qui reste, s'épuise sous les lazzis. Ou pire dans le vide.

 

Respire, ça va passer.

 

Les amis, ils ne sont plus dans l'accompagnement - le compagnonnage-  mais dans le déni du nous. Enfin de moi. Tant qu'à faire ! J'encombre.

Ceux qui pour me faire du bien, me plantent bien gentiment un poignard dans le dos. Bien joli ce poignard, affuté à l'excès. Ca rentre tout seul. Une vraie jouissance. De traitre.

Et puis ceux qui me le plantent dans le cœur, leurs yeux dans les miens. Face à face.

Je ne veux pas oublier non plus ceux qui tournent la page sans même dire au revoir. La page que je voudrais déchirer. Mais elle est en plomb. A moi de vivre avec sa lourdeur.

 

Il est difficile devant une si grande cruauté, de garder confiance en soi. Merci les gars ! Vous avez été top ! Merci ! Merci !


Après tout, c'est peut-être de ma faute ? Je n'avais qu'à pas vous embrasser, me jeter dans vos bras.

 

Yves NAVARRE dans je ne sais plus quel livre disait que la vie n'est qu'une histoire entre soi et soi. Il faut que je te relise, Yves.

 

Eux ...(à part...)

...C'est sûr, elle a un grain.

Cette fille, elle ne fait rien

Comme toi et moi.

Là où tu prends le pinceau,

Elle met les doigts

Et quand tu fais le dos rond

Elle sort de ses gongs.

 

 

Et ... (tout haut)

 

Tu n'vas pas nous refaire ton cinéma...

T'as mal où ?


C'est là, au milieu, entre le cœur et le ventre. Ca doit être là, le lieu du sensible, celui qui ne supporte pas, plus, tant écorché qu'il est.

Je me fais peur. Je ne veux pas me faire honte.

Et je me fais honte quand même devant mon impudeur. C'est tellement plus dégueulasse de montrer son cœur que de montrer ses fesses. Des fesses, ça fait rire ou bander. Un cœur, ça fait chier...


Mais qui prier ? Et où ?

Peut-être plus ici...

Je réfléchis. A un ailleurs.

Vous savez où c'est mieux, vous ?


Et toi, l'ami, tu sais où c'est mieux ?

 

Arthi

 

Ps : j'ai toutefois une pensée pleine de tendresse pour mes quelques amis qui sont dans l'authenticité, la complicité, la détresse, la solitude, la maladie et qui savent combien je crois en leur exceptionnelle vérité. Je les embrasse parce que je ne peux malheureusement pas faire grand-chose d'autre.



*
Marguerite DURAS - Cahiers de guerre

Copyright © Arthémisia - mars 2009

Commenter cet article

Maxime 21/04/2009 14:37

Arthi...J'aime bien ce que tu as écrit. Oui.Peut-être fais-tu partie de ces gens qui vibrent en surmesure et, de ce fait, se sentent incompris...Tu es passionnément vivante dans un monde plutôt mou.Arthi-Energie+++Ce que je sais, aussi, c'est qu'un jour de détresse existentielle limite... tu fus la seule à être "Je suis là."Les prêcheurs et prêcheuses du dit-vin étaient trop saouls à l'appel.Quant à miss Nat’moure, qui prône le cœur…Elle avait oublié le sien, au réfrigérateur.Non Arthi, montrer un coeur comme le tien n'est pas "dégueulasse", et certes pas davantage ne me "fait chier".Tu es un "très-beaucoup", qu'appellent "trop"... ceux et celles qui se sentent dérangés par la sur-richesse de ta personnalité. Ou, qui ne t'ont pas comprise... Smouics tendresses (Tout plein des...)Max

Arthémisia 21/04/2009 14:40




Bonsoir Maxime,



J’ai écrit ça un jour de ras le bol, un jour où rien n’allait.
Rien ne va mieux aujourd’hui…peut-être quelques soleils qui brillent de temps en temps et sans me saouler, partage du « bon » avec moi. Mais je sais mes faiblesses, aussi…



Et celles de ce monde.



Encore aujourd’hui, alors que tant de gens ont à la bouche le mot solidarité, on peut passer de sales moments sans que quiconque ne lève le petit doigt. C’est si honteux d’aller mal. Et pourtant
si courant.



Et bien moi, je dis non ! Je ne revendique pas mon « humanité » comme une sur-richesse, ni même comme une richesse tout court ; Je ne considère pas le geste de tendre la main
à l’autre comme une richesse parce que ça devrait être naturel. Je dis STOP à toutes les fausses attitudes, les copinages de surface, les relations superficielles ! Je cherche l’authentique
dans le partage, l’écoute réciproque et l’élan gratuit vers  l’autre.



Parce que ça me fait ÊTRE dans ce monde



Et parce que tous nous avons eu un jour ou l’autre besoin de  la main de l'autre.



Pleins de smouics.



Arthi


 


 



Alex 26/03/2009 20:40

Alors ce que tu as appris en peinture a su dépasser le cadre de ce moyen d'expression. Et cela signifie que ton honorable et regreté professeur a accomplis un travail de fond qui a porté ses fruits.

Arthémisia 26/03/2009 20:59



Je ne sais pas si c'est vraiment cela ou si j'étais déjà dans la nécessité de peindre comme ça, d'agir comme ça. Ma personnalité n'a jamais été dans le léger
et le sucré.
Philippe n'a à mon sens était que mon révélateur, mais un magnifique révélateur. il fut une des rencontres les plus importantes de ma vie et je lui dois autant qu'à mon
père.



Alex 26/03/2009 15:46

"C'est tellement plus dégueulasse de montrer son cœur que de montrer ses fesses. Des fesses, ça fait rire ou bander. Un cœur, ça fait chier..."Comme je la trouve juste, cette phrase !Pour l'ensemble de cette vision et l'idée de "bête à part", voilà quelque chose qui me parle. D'autant plus que c'est écrit sans fioriture, "avec les tripes", comme on dit.

Arthémisia 26/03/2009 20:12



Philippe m'a appris à peindre avec
mes tripes. Pour l'écriture, je n'ai pas appris....



Rita 25/03/2009 17:05

on attend trop des autres, trop de bon parce qu on croit que l'autre est "pareil à soi", authentique ou généreux, comme tu dois l'être. Texte bouleversant!

Arthémisia 25/03/2009 17:09



Merci, Rita....j'étais bouleversée quand je l'ai écrit.
Pareil à soi, non, mais attentif, curieux, vrai...M....! Ca doit bien exister des gens comme ça!!!!



kl loth 25/03/2009 01:10

Être doté de plus de sensibilité, ou d'intelligence (cf. les enfants  "intelligents précoces"), ou de sens critique (ou de tout cela à la fois), cela crée forcément de la différence, de la difficulté à communiquer. Et souvent de la souffrance, à se sentir différent, à être raillé, mis à l'écart…Cela n'empêche nullement de faire preuve à l'égard des autres de bienveillance et d'empathie.Mais il faut admettre qu'on ne pourra peut être pas tout partager, ce qui concerne le plus sensible, la vie intérieure, certains aspects de la création… Et qu'il faut aussi souvent se protéger.Se protéger notamment des manipulateurs ("pervers") qui sont dénués d'empathie, de ceux qui cherchent intentionnellement à vous blesser. Là, pas d'état d'âme !Certains hypersensibles en viennent à sombrer, dépression, autodestruction, alcool…Je parle bien entendu du domaine de la création artistique, de l'intimité, du plus sensible de soi. Se protéger, essayer d'être détaché, se réserver pour les vrais amis…Dans d'autres domaines, c'est différent. Je pense par exemple au "TOUS ENSEMBLE" des luttes sociales… Oui, là cela se jsutifie pleinement.

Arthémisia 25/03/2009 07:12



J’entends bien ton propos Kl mais le problème siège dans
 la marginalisation de la sensibilité, et du sens critique. Il convient aujourd’hui si on veut survivre aux lazzis d’adopter une attitude normée et de
se fondre dans la foule. Est considéré comme déviant celui qui ne fait pas, ne pense pas, ne réagit pas comme le groupe. Il est normal de regarder la télévision,  de manger chez Mac Do, de rouler en 4x4 en ville, d’avoir vu (et aimer )« Bienvenue chez les ch’ti » 3 fois, d’avoir lu le Da Vinci Code…Celui qui
préfère peindre, manger sa soupe maison, rouler en Twingo et/ou en vélo, adhèrer à un ciné-club, et lire Proust est considéré comme une bête à part, un intello(sic)  même dans des milieux qu’on pourrait supposer curieux de savoir. (je parle bien sur de l’Education nationale !) . Intello est devenu une insulte.


La masse, le groupe est dans l’ignorance et s’y complet. Elle
possède et s’en réjouit mais elle ne possède rien de ce qui la différencie du mouton. Elle vit dans la facilité d’un savoir distillé cathodiquement qu’elle prend pour vérité et s’y complet. Tout
ce qui sort de ce moule est suspect. Voir taré.


Je sais que je généralise, mais je crois que le malaise
sociétal et économique actuel siège aussi dans la perte absolument consentie de jugement du groupe qui n’a vu, lors du développement économique de l’après guerre, qu’une rapide et facile
possibilité de bonheur.


Je sais que mon discours sent beaucoup le vécu mais j’ai
pourtant l’intime sensation que nos arrières grands parents, qui pourtant n’avaient certainement pas tous un accès facile à la culture, avaient un sens critique plus personnel, moins formaté, une
richesse intérieure plus noble et un regard plus accueillant pour les poètes qui, même si certains étaient marginalisés de par leurs
 difficultés financières, étaient des parties intégrantes d’une société plus humaine et moins basée sur le regard, le paraître et le factice. La parole y était créatrice de liens.
Aujourd’hui elle n’est souvent qu’un jugement qui permet un classement dans une hiérarchie sociale par laquelle la réussite passe.


Réussir c’est posséder quitte à avoir le cerveau
vide.


Mais je m’envole, car ce sujet me touche beaucoup. Je veux
toutefois garder  un regard bienveillant sur la vie et croire, car j’arrive tout de même à le rencontrer de temps en temps, à l’éveil
de certains.


Et le net, complète beaucoup, (merci à tous !) ma vie
réelle qui est très pauvre en relations humaines de qualités.


Et je veux reste consciente, que j’ai peut-être, par je ne
sais quelle nécessité, besoin de mettre la barre trop/très haut ? La platitude, l’uniformisation, la standardisation de la pensée, me font somatiser.


Dans la personne, j’aime la personnalité.


Merci de ta lecture,KL, et désolée de faire
long.


arthi



kl loth 24/03/2009 02:11

Tu évoques en fait deux types de problèmes : l'écart de sensibilité, et la question de l'authenticité (confiance, soutien…). Irrémédiable ! Et se forcer risque d'être bien pire que le sentiment d'isolement.Lequel isolement est en fait relatif puisque les vrais amis ne sont de toute façon pas si loin que ça, et que de nouvelles rencontres et affinités sont toujours possibles à l'avenir. Petit à petit…On souffre peut être aussi de cet écart  entre une image de la vie qu'on nous a présentée comme "belle" et "rose" tous les jours, et la réalité, plus nuancée et ambigüe. Ce qui n'empêche nullement le miracle de rencontres formidables !

Arthémisia 24/03/2009 06:44



Oui, mais il me semble tellement que les personnes qui savent voir, sentir,
écouter, reconnaître, voire chercher cet essentiel qu’est pour moi ce que j’appelle le Beau, qui voyagent dans le sensible, restent  vigilants à
recueillir ce qui les comblera ou simplement les interrogera, possèdent, gardent et entretiennent beaucoup + aisément  que les autres leur faculté
d’ouverture aux autres et leur pureté d’intention, la valeur profonde de leur humaine personnalité et restent loin de tout formatage idéologique.


A croire que savoir recevoir le Beau c’est savoir recevoir les hommes, et
que les organes des sens sont intimement liés au cœur.


Et oui, croyons aux miracles et …prions !


 


 



kl loth 23/03/2009 02:15

Arthémisia, ton billet me touche beaucoup !Cela fait plusieurs jours déjà que je l'ai lu pour la première fois, il venait d'être posté je crois… Lu et relu…Les vrais rencontres, celles où il y a affinités et confiance sont rares, très rares. Il faut les apprécier comme des miracles.Quant aux autres personnes… Rien n'oblige à subir celles avec qui on est mal, car c'est trop destructeur.Je préfère quant à moi continuer à faire ce que j'estime avoir à faire et… "laisser braire" !Ce qui n'empêche pas de partager des choses ponctuellement, mais avec un certain détachement.Après tout, je ne suis pas toujours à la hauteur moi-même !Ton blog est important, il apporte beauté et pertinence. Keep on !

Arthémisia 23/03/2009 06:12



Très égoïstement, mon blog est important pour moi aussi. C'est un authentique ami que je ne saurais abandonner sans fortement somatiser.

Heureusement que oui, il en reste, de ces miraculeuses affinités, de ces lumineuses relations humaines pour me sortir de la bouillasse ambiante. Elles sont si rares pourtant, qu'on peut passer
des jours et des jours à étouffer avant de pouvoir en recevoir l'athmosphère tonale bénéfique.

Merci de tes mots, KL.
I'll try to keep on.
Arthi



Sylvaine 22/03/2009 12:04

Une chatte te remercie d'avoir parlé d'Yves que j'ai connu...A part ça...ton texte me pousse aussi dans ton "Jardin d'acclimatation."

Arthémisia 22/03/2009 12:20



Quelle chance tu as eue!!!!
J'ai juste échangé un peu par courrier avec lui.
Je crois que j'ai tout lu de lui et que je devrais le refaire. C'est si loin mais si fort et si rémanent!



Maxime 20/03/2009 18:58

Arthi, où ton regard aimerait-il se poser ?Quand bien même cela n'existerait...Peut-être les évènements sont-ils aussi ceux que l'on fait.Pas toujours, il est vrai...Peut-être, aussi, dire MERDE ! un bon coup, et ne plus se laisser une once trimbaler. MERDE ! c'est... MERDE !STOP à la Galère, Ciao les lampadaires.Je m'offre le Soleil et la Croisière.Merci d'être toi, Arthi, d'oser te dire... (C'est rare, tu sais ?)Tout plein de... au café.Max

Arthémisia 20/03/2009 19:27



Mon regard souhaite se poser dans le partage, le beau partage.
Et pour le M... vas là: http://corpsetame.over-blog.com/article-3116828.html
Quant aux ...au café....je dis OUI!!!!


Arthi



lilou 20/03/2009 17:28

" et toi l'ami , tu sais où c'est mieux ? "L' A M I A aime I L'Ame au centre A Mi- chemin .Dans cette position là d'amitié il n'y pas de savoir pour l'autre ..et le mieux n'est pas dans un endroit particulier  " à venir " .quand l'âme  se pose au centre ..là où tout est égal .

Arthémisia 20/03/2009 19:29



L'âme me paraît effectivement un élément central, peut être pas là où tout est égal, mais en tous  cas là où tous est vivant, un vivant et sain
accueil.
Merci de ta visite lilou.
Arthi



ambre 20/03/2009 09:03

Mo commentaire d'hier a dû te sembler agressif ou indifférentCe netait pas lecas Ce que j'ai voulu dire, c'est que je voulais te rappeler que je te lis et en particulier que j'ai lu ces mots là. Mais pour ma part, je ne suis pas en mesure d'écrire quoi que ce soit de réconfortant, parce que depuis que tous mes repères ont explosé, je suis dans une grande désillusion de tout. Peut être aussi parce que ce que tu décris là, me rappelle une période que j'ai traversé l'année dernière, surtout quand tu évoques ces "faux amis" (et là, mon coeur, tu sais ce truc tellement plus obscène que le Q, mon coeur se met à battre à la volée)Moi au contraire de toi, je n'ai pas envie de silence, surtout pas - le grand silence viendra bien assez vite - j'ai envie du chant des oiseaux, la réalité en somme. Ce sont eux, les vrais amis. Le reste n'est que virtualité.

Arthémisia 20/03/2009 13:49



Tout dépend des moments de la vie. Le silence n'était pas non plus mon truc jusqu'ici. Il le devient.
Quant au vrai c'est l'authentique de la relation et ça c'est extrèmement rare et tellement beau que j'en resterai baba si un jour ça m'arrive. Actuellement je suis beaucoup plus dans la
désillusion.
Le reste ...ben c'est à chacun d'assumer ses responsabilités. Je connais des oiseaux rares....



V M 19/03/2009 20:59

Face de bouc? Je ne puis y penser!Mal au bout de l'âme?Une cure de sésame!"Cap'taine Hook? N'est pas français!"

Arthémisia 19/03/2009 21:03



Je vais suivre ton conseil et manger des graines de sésame.



fbd 19/03/2009 18:59

La "bête" c'est celle qui crie famine au creux de ton ventre, voilà ce que j'entends, c'est celle qui veut se battre! Nulle part je vois l'envie de laisser faire encore une fois sous l'injonction intérieure ou extérieure, c'est plutôt la révolte qui gronde, et qui ne peut plus entendre… ventre affamé n'a pas d'oreille! C'est plutôt l'envie d'en découdre qui apparaît!le corps ne parle pas mal! Il ne se compare pas non plus à la carlingue rutilant et clinquante d'une voiture, d'une publicité d'amour uniquement mental! Il est là, sa beauté c'est sa présence, ses marques, il est hautement aimable et noble avec ses cicatrices de la vie! C'est un corps qui a aimé, qui aime, qui a enfanté… C'est comme un tableau, ceux qui n'apprécient pas n'ont qu'à prendre un miroir!Un énorme conflit en toi et en dehors de toi on dirait, lequel va céder?

Arthémisia 19/03/2009 19:03



C'est couru d'avance.



gildas 19/03/2009 10:26


"Comment taire"
La mélancolie ne recherche pas le bonheur...je t'embrasse très très fort Arthihttp://www.youtube.com/watch?v=D0hHYhtk8nE

Arthémisia 19/03/2009 17:35



Je ne veux pas rester sage, ni ne pas l'être. Je veux être. Et me moquer du reste.
Merci pour ce partage. Je ne connaissais pas.
Je t'embrasse aussi très très fort, Gildas.
Arthi



catherine 19/03/2009 09:45

Oui, tout-à-fait, j'en connais un qui a duré 25 ans et qui dure encore...

Arthémisia 19/03/2009 17:29




J'espère que c'est sous péridurale



Baudelaire 19/03/2009 08:37

 Le monde va finir. La seule raison, pour laquelle il pourrait durer, c'est qu'il existe. Que cette raison est faible, comparée à toutes celles qui annoncent le contraire, particulièrement à celle-ci : Qu'est-ce que le monde a désormais à faire sous le ciel? — Car, en supposant qu'il continuât à exister matériellement, serait-ce une existence digne de ce nom et du Dictionnaire historique? Je ne dis pas que le monde sera réduit aux expédients et au désordre bouffon des républiques du Sud-Amérique, que peut-être même nous retournerons à l'état sauvage, et que nous irons, à travers les ruines herbues de notre civilisation, chercher notre pâture, un fusil à la main. Non; car ces aventures supposeraient encore une certaine énergie vitale, écho des premiers âges. Nouvel exemple et nouvelles victimes des inexorables lois morales, nous périrons par où nous avons cru vivre. La mécanique nous aura tellement américanisés, le progrès aura si bien atrophié en nous toute la partie spirituelle, que rien, parmi les rêveries sanguinaires, sacrilèges ou antinaturelles des utopistes, ne pourra être comparé à ses résultats positifs. Je demande à tout homme qui pense de me montrer ce qui subsiste de la vie. De la religion, je crois inutile d'en parler et d'en chercher les restes, puisque se donner la peine de nier Dieu est le seul scandale, en pareilles matières. La propriété avait disparu virtuellement avec la suppression du droit d'aînesse; mais le temps viendra où l'humanité, comme un ogre vengeur, arrachera leur dernier morceau à ceux qui croient avoir hérité légitimement des révolutions. Encore, là ne serait pas le mal suprême.        L'imagination humaine peut concevoir, sans trop de peine, des républiques ou autres États communautaires, dignes de quelque gloire, s'ils sont dirigés par des hommes sacrés, par de certains aristocrates. Mais ce n'est pas particulièrement par des institutions politiques que se manifestera la ruine universelle, ou le progrès universel; car peu m'importe le nom. Ce sera par l'avilissement des cœurs. Ai-je besoin de dire que le peu qui restera de politique se débattra péniblement dans les étreintes de l'animalité générale, et que les gouvernants seront forcés, pour se maintenir et pour créer un fantôme d'ordre, de recourir â des moyens qui feraient frissonner notre humanité actuelle, pourtant si endurcie? — Alors, le fils fuira la famille, non pas à dix-huit ans, mais à douze, émancipé par sa précocité gloutonne ; il la fuira, non pas pour chercher des aventures héroïques, non pas pour délivrer une beauté prisonnière dans une tour, non pas pour immortaliser un galetas par de sublimes pensées, mais pour fonder un commerce, pour s'enrichir, et pour faire concurrence à son infâme papa, fondateur et actionnaire d'un journal qui répandra les lumières et qui ferait considérer le Siècle d'alors comme un suppôt de la superstition. — Alors, les errantes, les déclassées, celles qui ont eu quelques amants et qu'on appelle parfois des Anges, en raison et en remerciement de l'étourderie qui brille, lumière de hasard, dans leur existence logique comme le mal, — alors celles-là, dis-je, ne seront plus qu'impitoyable sagesse, sagesse qui condamnera tout, fors l'argent, tout, même les erreurs des sens! Alors, ce qui ressemblera à la vertu, que dis-je, tout ce qui ne sera pas l'ardeur vers Plutus sera réputé un immense ridicule. La justice, si, à cette époque fortunée, il peut encore exister une justice, fera interdire les citoyens qui ne sauront pas faire fortune. Ton épouse, ô Bourgeois! ta chaste moitié, dont la légitimité fait pour toi la poésie, introduisant désormais dans la légalité une infamie irréprochable, gardienne vigilante et amoureuse de ton coffre-fort, ne sera plus que l'idéal parfait de la femme entretenue. Ta fille, avec une nubilité enfantine, rêvera, dans son berceau, qu'elle se vend un million, et toi-même, ô Bourgeois, — moins poète encore que tu n'es aujourd'hui, — tu n'y trouveras rien à redire; tu ne regretteras rien. Car il y a des choses, dans l'homme, qui se fortifient et prospèrent à mesure que d'autres se délicatisent et s'amoindrissent; et, grâce au progrès de ces temps, il ne te restera de tes entrailles que des viscères! — Ces temps sont peut-être bien proches; qui sait même s'ils ne sont pas venus, et si l'épaississement de notre nature n'est pas le seul obstacle qui nous empêche d'apprécier le milieu dans lequel nous respirons?        Quant à moi, qui sens quelquefois en moi le ridicule d'un prophète, je sais que je n'y trouverai jamais la charité d'un médecin. Perdu dans ce vilain monde, coudoyé par les foules, je suis comme un homme lassé dont l'oeil ne voit en arrière, dans les années profondes, que désabusement et amertume, et, devant lui, qu'un orage où rien de neuf n'est contenu, ni enseignement ni douleur. Le soir où cet homme a volé à la destinée quelques heures de plaisir, bercé dans sa digestion, oublieux — autant que possible — du passé, content du présent et résigné à l'avenir, enivré de son sang-froid et de son dandysme, fier de n'être pas aussi bas que ceux qui passent, il se dit, en contemplant la fumée de son cigare : «Que m'importe où vont ces consciences?»        Je crois que j'ai dérivé dans ce que les gens du métier appellent un hors-d'œuvre. Cependant, je laisserai ces pages, — parce que je veux dater ma colère.    

Arthémisia 19/03/2009 08:47



2 fois c'est mieux.
merci



Baudelaire 19/03/2009 08:36

 Le monde va finir. La seule raison, pour laquelle il pourrait durer, c'est qu'il existe. Que cette raison est faible, comparée à toutes celles qui annoncent le contraire, particulièrement à celle-ci : Qu'est-ce que le monde a désormais à faire sous le ciel? — Car, en supposant qu'il continuât à exister matériellement, serait-ce une existence digne de ce nom et du Dictionnaire historique? Je ne dis pas que le monde sera réduit aux expédients et au désordre bouffon des républiques du Sud-Amérique, que peut-être même nous retournerons à l'état sauvage, et que nous irons, à travers les ruines herbues de notre civilisation, chercher notre pâture, un fusil à la main. Non; car ces aventures supposeraient encore une certaine énergie vitale, écho des premiers âges. Nouvel exemple et nouvelles victimes des inexorables lois morales, nous périrons par où nous avons cru vivre. La mécanique nous aura tellement américanisés, le progrès aura si bien atrophié en nous toute la partie spirituelle, que rien, parmi les rêveries sanguinaires, sacrilèges ou antinaturelles des utopistes, ne pourra être comparé à ses résultats positifs. Je demande à tout homme qui pense de me montrer ce qui subsiste de la vie. De la religion, je crois inutile d'en parler et d'en chercher les restes, puisque se donner la peine de nier Dieu est le seul scandale, en pareilles matières. La propriété avait disparu virtuellement avec la suppression du droit d'aînesse; mais le temps viendra où l'humanité, comme un ogre vengeur, arrachera leur dernier morceau à ceux qui croient avoir hérité légitimement des révolutions. Encore, là ne serait pas le mal suprême.        L'imagination humaine peut concevoir, sans trop de peine, des républiques ou autres États communautaires, dignes de quelque gloire, s'ils sont dirigés par des hommes sacrés, par de certains aristocrates. Mais ce n'est pas particulièrement par des institutions politiques que se manifestera la ruine universelle, ou le progrès universel; car peu m'importe le nom. Ce sera par l'avilissement des cœurs. Ai-je besoin de dire que le peu qui restera de politique se débattra péniblement dans les étreintes de l'animalité générale, et que les gouvernants seront forcés, pour se maintenir et pour créer un fantôme d'ordre, de recourir â des moyens qui feraient frissonner notre humanité actuelle, pourtant si endurcie? — Alors, le fils fuira la famille, non pas à dix-huit ans, mais à douze, émancipé par sa précocité gloutonne ; il la fuira, non pas pour chercher des aventures héroïques, non pas pour délivrer une beauté prisonnière dans une tour, non pas pour immortaliser un galetas par de sublimes pensées, mais pour fonder un commerce, pour s'enrichir, et pour faire concurrence à son infâme papa, fondateur et actionnaire d'un journal qui répandra les lumières et qui ferait considérer le Siècle d'alors comme un suppôt de la superstition. — Alors, les errantes, les déclassées, celles qui ont eu quelques amants et qu'on appelle parfois des Anges, en raison et en remerciement de l'étourderie qui brille, lumière de hasard, dans leur existence logique comme le mal, — alors celles-là, dis-je, ne seront plus qu'impitoyable sagesse, sagesse qui condamnera tout, fors l'argent, tout, même les erreurs des sens! Alors, ce qui ressemblera à la vertu, que dis-je, tout ce qui ne sera pas l'ardeur vers Plutus sera réputé un immense ridicule. La justice, si, à cette époque fortunée, il peut encore exister une justice, fera interdire les citoyens qui ne sauront pas faire fortune. Ton épouse, ô Bourgeois! ta chaste moitié, dont la légitimité fait pour toi la poésie, introduisant désormais dans la légalité une infamie irréprochable, gardienne vigilante et amoureuse de ton coffre-fort, ne sera plus que l'idéal parfait de la femme entretenue. Ta fille, avec une nubilité enfantine, rêvera, dans son berceau, qu'elle se vend un million, et toi-même, ô Bourgeois, — moins poète encore que tu n'es aujourd'hui, — tu n'y trouveras rien à redire; tu ne regretteras rien. Car il y a des choses, dans l'homme, qui se fortifient et prospèrent à mesure que d'autres se délicatisent et s'amoindrissent; et, grâce au progrès de ces temps, il ne te restera de tes entrailles que des viscères! — Ces temps sont peut-être bien proches; qui sait même s'ils ne sont pas venus, et si l'épaississement de notre nature n'est pas le seul obstacle qui nous empêche d'apprécier le milieu dans lequel nous respirons?        Quant à moi, qui sens quelquefois en moi le ridicule d'un prophète, je sais que je n'y trouverai jamais la charité d'un médecin. Perdu dans ce vilain monde, coudoyé par les foules, je suis comme un homme lassé dont l'oeil ne voit en arrière, dans les années profondes, que désabusement et amertume, et, devant lui, qu'un orage où rien de neuf n'est contenu, ni enseignement ni douleur. Le soir où cet homme a volé à la destinée quelques heures de plaisir, bercé dans sa digestion, oublieux — autant que possible — du passé, content du présent et résigné à l'avenir, enivré de son sang-froid et de son dandysme, fier de n'être pas aussi bas que ceux qui passent, il se dit, en contemplant la fumée de son cigare : «Que m'importe où vont ces consciences?»        Je crois que j'ai dérivé dans ce que les gens du métier appellent un hors-d'œuvre. Cependant, je laisserai ces pages, — parce que je veux dater ma colère.    

Lung Ta 19/03/2009 07:13

très difficile d'en parler ici brièvement, mais le lâcher prise n'est pas "ne rien faire" c'est au contraire être dans l'action (je suis en train de préparer un billet sur ce thème justement pour mon blog)Se poser, dans un lieu de silence comme la nature (relire Baudelaire puisque tu le cites : La nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles...) c'est accepter de laisser le corps parler, et cela est déjà action, alors que l'activisme du monde libéral moderne est fuite du corps Ensuite ce corps nous permet de toucher cet "universel" ce commun dont je parlais, qui nous amène à agirMais là encore agir ne veut pas dire (pour moi) être la Jeanne d'Arc d'une cause, mais être dans la relation authentique avec ce qui nous entoure, ne pas rester indifférent à la vie, et faire ce qu'il faut pour la préserver autour de nouset y'a du boulot actuellement, mais qu'importe puisque seule l'action dans l'instant est importante car réelledonc pas non plus de découragement possibleenfin cet agir/lâcher prise c'est aussi accepter en effet de rencontrer sa mort, d'abord par l' impermanence "permanente" de notre vie (y a t il un seul moment où l'urgence ne serait pas présent dans une seule vie ?) mais aussi par tous les états morbides qui peuvent jaillirc'est à dire que se poser, nest ps (comme bien souvent on le pense en parlant de la méditation) uen relaxation reposante, mais une traversée déstabilisantes et c'est dans ce bouleversement qu'on rentre au contact de la viebon tout cela n'est pas "dogme" mais que partage d'errances personnellesje t'embrasse à nouveauc'est un bien partagé

Arthémisia 19/03/2009 07:39



Laisser son corps parler c’est je suppose accepter qu’il nous parle mal et qu’il nous dise que nous ne sommes pas ou plus l’image qu’il attend de nous
(qu’ils attendent de nous). C’est à mon âge, comme je l’ai dit,  en  prendre plein à poire !


Le regard des autres qui devrait être là pour nous rassurer, être aimant, devient critique et pire, absent.


Quant à l’universel, il faut aussi arriver à le palper, le sentir, et pour le moment, désolée, Lung Ta mais cet universel est mon ennemi, quelque chose auquel je ne peux adhérer car
bcp trop éloigné de moi. Le monde dans lequel je vis est d’une stérilité sans nom, un univers de beaufitude, de  nauséeuse construction autour d’un
paraître d’illusion, basée sur la possession, le fric, le travail et la réussite sociale et professionnelle.   



 


Je bosse donc je suis.


J’ai une grosse voiture donc je suis.


Ma femme s’est fait refaire les seins, donc je suis.


Je vais au restau toute les semaines donc je suis.


J’ai vu « les Ch’tis » donc je suis.


 


Cette course-là, Lung ta, je refuse de la faire, et je ne trouve très peu de personnes autour de moi qui préfèrent se balader sur les chemins de traverses, lire Baudelaire (et pas
seulement dire qu’ils le font !) et se poser en soi.


Tout cela est tellement improductif !


Alors, oui, je rencontre des états de profonde morbidité, tout simplement parce que ma vie ne rencontre pas l’Autre.


La bête à part t’embrasse.


arthi



 


 



ambre 19/03/2009 06:36

je passe te lire régulièrement sans commenter, tu le sais depuis que je te l'ai dit au téléphone, il y a un certain temps déjà.Je ne commenterai pas plus aujourd'hui, je te dirai seulement que je t'ai lue.Ambre

Arthémisia 19/03/2009 07:05



Soit.
Arthi



Lung Ta 19/03/2009 06:13

Bonjour ArthémisiaBon j'avoue ne pas connaître d'ailleurs où c'est mieux, car il n'y a pas d'ailleurs, d'ailleurs, puisque lorsque nous sommes ailleurs, nous sommes toujours iciOui je crois à un commun qui nous assemble malgré toutes nos différences, mais ce commun là il ne faut pas le chercher dans les grands rassemblements, les désirs de "tous unis dans la paix et l'amour" , la vie est "un peu" différente, mais on le retrouve dans le faire ensemble à deux, à trois, à 10, ici dans notre lieu de vie proche, pas loince commun fait de souffrance, fait d'amour, de désir, mais souvent caché, loin derrière les "y faut" "y a ka" "sassfépa"il y a un temps pour soi un temps pour partageril y a une virtualité sur internet, qui peut être très chaleureuse très forte, vivante, mais il peut aussi manquer le "toucher" (bien qu'il puisse y avoir le "toucher du coeur") sensuel, corporelenfin il faut pouvoir, toucher ce commun en soi qd il se manifeste dans cette déchirure, cette absence, cette souffranceavoir le couragede ne rien faireje dis bien avoir le couragecar je vois bien pour moi la difficulté de se poser dans le silence, en silence qd le silence intérieur est un crije t'embrasse "virtuellement" puisqu'il en est ainsi

Arthémisia 19/03/2009 06:28



Avoir le courage de ne rien faire , c'est certainement lâcher prise.
Mais ça peut aussi vouloir dire laisser la mort venir sans réagir, accoucher pendans 15 ans (voir ma réponse à Catherine) d'un bébé forcément mort-né.
Moi aussi je t'embrasse parce que même virtuellement, ça fait du bien.



catherine 18/03/2009 22:47

Je n'avais pas encore eu le temps de venir lire tout ça et je termine la soirée par là...Et je vais au lit avec le sourire parce que ton texte me fait plaisir..même s'il ya dedans, la souffrance de la mutation et de l'accouchement...L'accouchement de toi-même Arthi...C'est une période douloureuse , d'un trop plein qui déborde et qui explose...Une période qu'il faudra peut-être accompagner de silence mais, pour l'avoir vécue et la vivre encore parfois, je sais que c'est une période qui débouche sur plus de lumière...Je serais avec toi parce que "je pleure avec mes soeurs" et que j'ai ce besoin de te donner la mainje t'embrasse

Arthémisia 18/03/2009 23:48



tu connais des accouchements qui durent 15 ans?
Bisous ma soeur.
A



entité 18/03/2009 18:47

Tes devenirs s'effacent au sable brulant de ton désert,
il n'est point d'oasis aux coeurs déssèchés..
L'autre,ne serais-ce pas nous?

Arthémisia 18/03/2009 21:43



C'est tout à fait possible.
Personne n'est parfait et je n'ai pas envie de l'être.
Désolée.



hozan kebo 18/03/2009 16:29

voila le petit texte (cf commentaire ci dessus) : méthode (qui ne marche pas !!!!) pour retrouver de la Force 




Arthémisia 18/03/2009 21:25



Je n'ai toujours rien Hozan?



juliette 18/03/2009 12:45

Que te répondre, je suis navrée de ta visions de NOUS, peut-être suis-je  parmi ceux que tu veux bien retirer du paquet ?Tu trouveras certainement ta vérité et LA valeur du monde.Ils ne sommes pas tous dégueulasses.Je t'aime bien tu saisCrois-moi

Arthémisia 18/03/2009 15:58



Je n'ai pas dit que tout le monde est dégueulasse. J'ai dit que ceux sur lesquels j'espérais pouvoir compter, n'étaient pas là, plus là et que l'authenticité
est une peau de chagrin dans l'immensité de l'hypocrisie ambiante.

Mais j'ai aussi dit que probablement j'attends trop des autres et que j'ai pu aussi me fourvoyer dans mes choix par trop de spontanéité et un état d'aveuglement.

Je t'embrasse, Juliette que je crois.
A.



bleu virus 18/03/2009 12:06

c'est le "à part" qui me gène, c'est le "à part" qui est génant et qui génère cette souffrance dont tu parles. J'aime bien la phrase d'anonyme elle sonne assez juste.Les autres,  quels qu'ils soient, sont cette nourriture essentielle sans quoi notre propre vie, notre "a part " n'a plus de sens. Pour répondre à ta question ce sera mieux là ou tu poseras un autre regard que celui de la veille, en constatant simplement, sans jugement ni de toi ni des autres.Et puis l'idée de faire une "coupure" n'est peut être pas à délaisser; Se tourner vers autres choses le temps de laisser l'équilibre se recréer...avec d'autres....

Arthémisia 18/03/2009 15:53



L'autre chose...
Pas d'idée. Pas d'envie.
Rien



anonyme 18/03/2009 10:40

La revendication narcissique est une porte claquée sur la chance d'une présence.

Arthémisia 18/03/2009 15:45



C'est un langage que je connais trop.
S'effacer pour laisser l'autre venir. Je ne crois plus à cela.



joruri 18/03/2009 10:24

L'important n'est pas de fermer une porte, mais c'est d'en ouvrir une autre.On colle à soi-même, ça "pègue" dirait-on chez toi je pense.Cependant il y a des moments de transfiguration, quand on ose sortir de son image.Faire du nouveau. Voilà une clé.Une nouvelle esthétique.

Arthémisia 18/03/2009 15:44



C'est tout à fait le contraire que je ressens : une grosse envie de coller à moi-même et de ne pas être l'image qu'ils veulent que je sois.
Le nouveau ne pourrait être quelqu'un d'autre.



hozan kebo 18/03/2009 10:06

ça ressemble à un gros coup de blues ! où chercher/trouver l'énergie : pas "ailleurs" c'est certain (vu qu'ailleurs c'est toujours ici quand "on y est" !!!!!) pour te faire sourire , ce texte :




Arthémisia 18/03/2009 15:42



Je suis ici avec une énorme envie de nulle part.
Il est où ce "texte"?



Gérard fleur bleue 18/03/2009 07:25

J'ai aussi, parfois, la vision des gens tels qu'ils sont, et non pas tels qu'ils voudraient paraître, mes yeux sont des rayons X et c'est terrible ! Moi l'optimiste, je me décourage et perds confiance en moi et en l'humanité...Je fais le mort et j'attends... Quoi ? Que la vie revienne, que je me réhabitue aux petites lâchetés des autres... et aux miennes !...

Arthémisia 18/03/2009 07:29



Imagine ce que c'est pour une pessimiste.je t'embrasse, Fleur bleue