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909 - Journal d'Hirondelle

Publié le par Arthémisia

 

Urbain écoute Radiohead.

Urbain a perdu son boulot, son amour et du même coup, le goût  des plaisirs ; il est devenu insensible et détaché de toute réalité.

Urbain devient tueur à gages.

Et Urbain tue.

Car seule la mort de l'autre arrive à lui ramener des sensations, à commencer par celle du sexe. Alors Urbain tue, beaucoup.

Sur commande et même simplement pour  lui, pour entretenir sa jouissance.

Il tue des gens qu'il ne connait pas, dont il ne sait rien.

Donner la mort lui est devenu addictif. C'est un cumulard du crime, accro à l'hémoglobine, à la tête éclatée, au trash. Plus la scène est sanglante, plus la jouissance est intense.

Urbain est un obsédé du macabre.

 

Mais un jour tout bascule. Une jeune fille, que le héros prénommera l'Hirondelle, va nettoyer toute cette horreur et redonner sens, sentiments et sensations à la vie d'Urbain du même coup rebaptisé Innocent.


Et pourtant cette jeune fille a elle aussi une arme à la main. ...

Et un journal intime très convoité.

 

Je ne veux vous en dire plus, sous peine de dévoilé l'essentiel du roman qui bien évidemment tourne autour de la question de la sexualité.

Car dans ce petit roman de l'intime, avec son style incisif, enlevé, notamment dans les dialogues, et son côté décalé, fantasque voire complètement délirant, l'auteur fait, de ce qui ne pourrait n'être qu'un polard très malsain, le récit d'une fascination, d'une (re) naissance par la rencontre, le face à face,  de l'enfance et de la mort.

Et questionne bien sûr notre dualité.


Un bijou, d'une heure et demi de lecture...


...Journal d’Hirondelle – Amélie NOTHOMB

 

 

Avec : Juan MIRO - L'Amour d'hirondelle.

 


Copyright© Arthémisia - avril 2009

Commenter cet article

Métastable 11/04/2009 16:28

Merci de ton petit mot chez moi, je suis en train de remonter tous les textes de ton blog et j'en ai pour un moment je crois ;-)En lisant il me vient l'envie d'écrire quelque chose à 2, tu es partante ?Si oui => envoie une proposition sur mon mail.Thierry.

Arthémisia 11/04/2009 22:04



Bon courage Thierry...il y a ici - je le dis sans prétention- du bon et du moins bon, des choses jetées très rapidement sur le papier et d'autres plus
muries...encore que je n'aime pas trop travailller mes textes, ni l'odeur du laborieux.
C'est très inégal, mais tout ce que tu liras sur ce blog a le goût de l'authentique!
Je ne supporte pas de me frotter  à l'hypocrisie, au mensonge. 

Je t'envoie un mail pour le reste.
Bises
Arthi



Lung Ta 11/04/2009 11:21

Tôt ou tard je le lirai, car je le lis (quasiment) tousSa proximité avec la mort en tant qu'enfant me touche bcpson intelligence me fascine (mais je n'envie pas cette façon de s'en être sortie, chacun son chemin ;-) )ses écrits déconstruits je trouve et logiques en même temps sont malgré tout rassurants pour moi@ Hozan, je n'ai jamais trop lu de polar, mais j'ai bcp lu San Antonio étant jeune, je ne pensais pas qu'il pouvait avoir acquis des "lettres de noblesses", car à l'époque c'était vraiment de la littérature de gare (voir la qualité du papier !) mais j'adorais ce côté BDquant à Malet c'est un plaisir ("solitaire" ;-) puisque j'ai peu lu autre chose à part évidemment Agatha Christie et Conan Doyle) mais c'est une extase sa rencontre avec Tardi !

Arthémisia 11/04/2009 11:46



C'est un petit poche pas cher je pense (on me l'a prêté) qui se lit très vite mais ne peut laisser indifférent.
Oui, tu as raison de parler de fascination, car elle existe vraiment très fort entre ce personnage de tueur à gage insensible et amoral et cette jeune fille dont je ne peux pas de dire plus
sous peine de tout te dévoiler  mais sache qu'il ne faut pas cantonner l'attirance d'Urbain pour cette fille au charme de la jeunesse.


Nothomb pose et repose l'horreur du personnage d'Urbain par touche et retouche lourdes de sang puis entre dans une subtile modification quand il
rencontre l'Hirondelle.
Nothomb met une nouvelle fois les pieds dans la proximité qu'entretiennent la mort et la sexualité. Et même si la première partie du livre peut paraître un peu gore, la seconde nous plonge dans
l'analyse fine du basculement.
Urbain/Innocent, Docteur Jekyll/Mister Hyde.
Et nous, comment sommes nous vraiment?
Quel sera notre basculement...?



Hozan kebo 10/04/2009 19:25

ouh la la ! j'espère Arhé que ça n'est pas toi l'auteuse ! rien que le titre est très très très mauvais , mais le "résumé" fait encore plus peur ! faudrait quand même avoir lu James Ellroy avant de se lancer dans le polar "de nos jours" , vire même simplement Leo Malet . Et se rerfaire une bonne cure d'Oldy but Goldy San Antonio ! ah la la ! cette "hirondelle"  , ces trois zoziaux lui feraient subir moult avanies ("et framboise" ricanerait Bobby Lapointe)

Arthémisia 10/04/2009 20:32



T'énerve pas, Hozan et sache qu'il ne s'agit en aucune façon d'un polar, mais plutôt d'un roman psychologique, voir d'un questionnement sociétal.
 Et l'avanie qu'elle subit, cette belle hirondelle n'a rien de la drôlerie de Bobbie Lapointe...



Frederique 10/04/2009 08:50

Où sont-elles ces pages, ce "délire" ??? ! Aux "Innocents" les mains pleines ? Je pense à Pasolini brusquement, peut-être à tort.Frederique

Arthémisia 10/04/2009 20:45



Oups! autant pour moi : j'ai simplement oublié de préciser l'auteur....Amélie NOTHOMB ...L'erreur est corrigée.
C'est drôle et assez juste que tu aies pensé à Pasolini surtout pour son rapport sulfureux avec la sexualité( je ne le connais -et encore mal- que par ses films, pas ces écrits)