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937 - Quand les amis ont de l’humour, ils transforment le pied de page de vos mails.

Publié le par Arthémisia


 

« Quand le rêve est trop violent, il désaffecte le désir comme un acide ronge doucement un métal précieux. »


Dominique BLONDEAU

(Que mon amour soit ta demeure)

 

« Quand le rêve est trop doux, il affecte le désir comme un ami qui s'y prend doucement pour vous faire réfléchir "

 

Jean Noël

(Quand mon amour est ta demeure...ce doit être lourd à porter)

 

Avec : Citron vert - © Arthémisia- juin 2008

Commenter cet article

gicerilla 23/05/2009 07:53

J'aime bien l'introduction de Bifane ! J'ai lu et relu les deux phrases qui en apparence semblent le négatif et le positif d'un même cliché. Pourtant, même si les mots sont agencés de façon grammaticalement correcte, ils ne créent pas de sens ! A se demander si je n'ai pas perdu ma capacité de raisonner ?

Arthémisia 23/05/2009 08:33



Tu me fais douter de moi-même!
Et dans ces cas là je vais me plonger dans mon dico préféré : (http://atilf.atilf.fr/tlf.htm)


Pour ce qui est de désaffecter j’ai
trouvé : Faire cesser ou modifier la destination première de quelque chose


Affecter a 3 sens différents mais je
penche pour celui-ci : Produire un effet


Si je reprends les 2 phrases cela donne donc :


« Quand le rêve est trop violent, il modifie la destination
première  du désir comme un acide ronge doucement un métal précieux. »


« Quand le rêve est trop doux, il produit un effet sur le désir comme un ami qui s'y
prend doucement pour vous faire réfléchir " 
Ma conclusion : qu’il soit violent ou tendre, le rêve influe le désir. Mais de façon plus ou moins énergique. 

...Oups, j'ai fait un peu didactique! 



Variation(suite) 22/05/2009 09:17

Y aurait--il des digues s'il n'y avait la mer ?Qu'est-ce qu'un poète?- Rimbaud au Harrar peut nous en donner une idée..

Arthémisia 22/05/2009 09:21



Les digues sont le fait des hommes. Pas de la mer elle-même. Les crabes ont tôt fait d'en avoir raison ...Cf. Duras.

Bien sur, Rimbaud. L'ultime.



Variation(suite) 22/05/2009 08:06

Un violent désir rompt, comme la mer déchaînée rompt les digues, les figurations du rêve. Après les avoir réalisées, exprimées, il les outrepasse. Cela est l'essence même de l'existence poétique."La poésie est l'amour réalisé du désir demeuré désir"(René Char)

Arthémisia 22/05/2009 08:18



Oui, le désir que tu décris n'a plus de relation avec le rêve. Sa violence n'est même peut-être pas l'essence de l'existence poétique mais tout simplement
l'essence de l'existence tout court?
Mais vas savoir si la poésie existe hors du désir, si un poéte existe hors du désir?

Qu'est-ce qu'un poéte?



Autre variation 21/05/2009 20:09

Quand le désir est trop violent il désaffecte le rêve comme un acide ronge doucement un métal précieux

Arthémisia 21/05/2009 21:31



Cela est tout à fait possible  car le désir est parfois totalement éloigné du rêve, exclu de toute cérébralité. Il ne peut pas ronger le
rêve. Ils ne se rencontrent même pas.



O. 21/05/2009 08:45

"violent"    ça dépend le sens que l'on donne à cet epithète.... il pourrait emporter au paradis

Arthémisia 21/05/2009 10:23



Si le rêve est trop intense il risque de prendre le pas sur son objet, et conduire  au désastre s'il n'est pas  réalisé.



bleu+virus 20/05/2009 23:53

 certaines prennent de la valeur,..., à tel point que,...,les jours de fêtes, ..., tout le monde les regarde!

Arthémisia 20/05/2009 23:55




Je pourrais presque te croire!
:0026:



bleu+virus 20/05/2009 23:28

Je savais qu'il fallait conduire doucement, mais rêver doucement ???!!!!  comment est ce que l'on fait ??? on rêve en grand et on gribouille dessus, ??? on emprunte un rêve à son voisin ???  on fait semblant dêtre essouflé alors que l'on a pas couru ??? Rever est le mot d'ordre absolu de la liberté, impossible de brider cette machine; soit elle démarre  au quart de tour, soit elle commence à vieillir!

Arthémisia 20/05/2009 23:39



Et les vieilles bagnoles on les garde au garage....



catherine 20/05/2009 22:24

ça me fait plaisir de savoir qu'il y a des gens qui ont encore de l'humour...tu peux leur laisser mon adresseBises

Arthémisia 20/05/2009 22:31



Jean Noël est surtout un véritable ami.
Je lui donne ton adresse
bises
Arthi



Bifane 20/05/2009 15:10

Oh mais j'ai pas dit tous, et loin s'en faut... mettons que c'est une issue toujours possible, et sinon, à quoi bon les rêves ? Non, ça tournerait aux idées noirtes, déjà qu'on est pas toujours bien fier à les enterrer ou les semer en chemin... Evidemment, les rêves inassouvis, bin tu parles... T'en connais des légions, toi, qui ont cette faveur ? Les livres et les blogs en sont pleins, de ceux qui, comme nous, s'asseyent dessus. Enfin, c'est pas tant d'y rêver trop fort pour autant qui me les dissout, je dois dire. C'est plus là-dessus que je tiquais, ou que j'entravais rien. C'est comme ça que ça marche pour toi ? Enfin, c'est des nuances qui m'échappent, l'influence d'entre les rêves et les désirs, néfaste et corruptrice, je me figure pas, je bigle et j'y vois rien. J'ai pourtant bien encore les deux en stock, mais ça me chante rien de commun...Bon, mais dis, je disais pas ça pour te fâcher, j'espère que ça t'a pas échappé ? Juste tiens, que ça volait trop haut pour moi. Dans l'histoire, c'est moi le couillon, faut pas confondre surtout... En même temps, ça m'amusait un peu, mais comme ces glands qui se marrent devant une peinture abstraite qui leur paraît une farce, et qui, si ça se trouve, tient du génie. Ils y voient rien non plus, comme moi, et ils déconnent pour faire les malins, comme moi encore.Bon, je reviendrai voir tes lectures alors, en suivant tes p'tits cailloux ! Merci !

Arthémisia 20/05/2009 15:26



Ben moi si : plus je rêve fort et plus, pffff ! ils se décrochent, ces
maudits rêves, faute de ne rester que des rêves.. Je ne m’assieds pas dessus : je les laisse aux autres. Désabusée, qu’elle était la nana. Elle elle a vu, elle a senti, et pas
biglé du tout. Elle a pris ça en plein dans la poire. Et  p…ça  ne volait pas haut, je t’assure !
C’était même d’une bassesse, d’une lâcheté....


Me fâcher ? Mon Dieu ! Personne n’est couillon (même dans le billet d’hier !!!), juste plus
chanceux.


Je crois que certaines choses doivent être vécues pour qu’on les appréhende vraiment. De l’extérieur, elles
restent presque farfelues, étranges et font de leurs héros des individus décalés : ben oui, ceux qui peignent des tableaux abstraits, et ramassent des galets !


Arthi, super maligne !!!!(crois ça et bois de l’eau !)



Bifane 20/05/2009 12:07

Bizarre comme des fois je comprends que pouic à rien du tout... Cette histoire de rêve et de désir, ça me laisse comme deux ronds de tarte. Je devrais rien dire, c'est du Blondeau ! Bon, en plus, je le connais pas encore celui-là non plus, et peut-être que replacé dans son contexte (d'un con de texte ? Non, je l'ai pas dit...), j'attraperais d'un seul coup la pépite ? Là, quoi ? Y'aurait des rêves trop forts ? De ceux qui crèvent l'oreiller (merci Alain B.) ? J'ai pas la mesurette à quantifier le poids des rêves, ça monte comme ça peut, ça sursaute et tressaute, ça fait un nougat pas possible, et alors au bout, ça se réalise ou pas. Sorti de là, j'ai plus d'avis. Pourtant du rêve, j'en ai en stock, des quantités pas croyables, certains qui passent en rediff comme sur Canal, d'autres que je gaffe le temps de les vider, puis au revoir. J'en ai même qui deviennent réalité, mais alors bon, pas beaucoup, puis des gentils, des raisonnables plutôt. Généralement, ils naissent à la réalité pour être aussi sec remplacés par le degré au-dessus, le plus mieux du meilleur, on n'en sort jamais... Et le désir ? Bin là, j'en cause pas, je veux pas, c'est pas causable, c'est tout. La relation de l'un à l'autre, ah je la vois bien, y'a lurette même ! Mais ce que ça change, et si l'un bouffe l'autre, je m'en suis jamais aperçu. C'est peut-être que je suis pas attentif, mais chez un rêveur, faut avouer, c'est une constante... Bon bon... qu'est-ce que je disais ? Pas grand' chose tiens, encore... Je passais par là, j'avais renoncé à parler de galets l'autre jour, que ça me faisait drôle comme image, j'ai dit que c'était pas pour moi. Je dis pas beaucoup mieux sur les citrons verts de Blondeau, mais c'est histoire de faire un signe et passer le bonjour. Dis donc, juste, je me demandais l'autre jour, j'étais embêté : je m'y retrouve pas tout à fait bien dans tes rubriques... C'est où que tu les ranges, tes articles sur tes lectures ? J'avais bien envie d'aller voir ce que tu disais de certains de Merle, puis j'ai pas su trouver... A plus, Madame !

Arthémisia 20/05/2009 14:41



Bon, soit ! Mes photos duales ne t’inspirent pas : je dois certainement avoir une imagination
excessive pour lier des paires galets et les….paires de choses et les citrons et leur jus aux mots d’une écrivaine québécoise dont je ne connais que
dalle !


Bien sûr, je rejette à grand cris l’idée d’un mètre étalon déposé au Pavillon de Breteuil à Sèvres pour
mesurer les rêves. De rêves on ferait des maths et elles ne font guère rêver. Les rêves ça doit se mesurer à vue de nez, au coup d’œil, au pif, à la peau. Ou p’être bien à la
louche ?


I have a dream…..disait Jacob….


Allez, hop, un barreau de plus!


Tiens, regarde, Bifane. Voilà  mon dernier désir subtilement
délité, couche après couche (tu as le droit à tous les sens de ce mot), par ce rêve inassouvi. Tu n’as jamais ressenti cela ? Tu as du bol ! ah oui , tu le disais, tes rêves naissent à la réalité.


Je ne crois  malheureusement pas à l’universalité du fait.


Quant aux impressions de lecture, sans prétention, tu les trouveras dans la colonne de droite, module
« :0075: TOUT TRIER » puis catégorie « RAYONNAGES ».


Bonne balade.