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976 - Amarinage*

Publié le par Arthémisia


 

Au bruit des nuits de langues roses,

Des petits coups fourrés

Entre mes coques,

Des jours de rectitude,

D'altitude

Haubanée,

Des mains

Dans mes fleurs

En chaumards,

Au fil

Des grands courants

Pillés,

Au cri du pirate

Bijouté,

Je me réveille

Confiante,

Amarinée.

 

 

Copyright © Arthémisia - juillet 2009


Avec
 : Les langues roses - Copyright © Arthémisia - juillet 2009

 

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Ut 17/08/2009 09:27

La mer et l'amant. tout les roulis du lit.... Magnifique!

Arthémisia 17/08/2009 09:37



une suite à ....http://corpsetame.over-blog.com/article-4356193.html
enfin, peut-être.



O. 18/07/2009 10:42

Comment ai-je fait ?J'ai sauté ce petit bijou de mots et de sensations sensuellesMais j'ai le plaisir de lire un échange culturel et raffiné avec un des visiteurs que je connais un peu

Arthémisia 18/07/2009 11:51



Merci de tes compliments mais quand RIMBAUD ET LAUTREAMONT s'invitent, ça élève tout de suite le niveau!
Bises



Henri-Etoile 16/07/2009 13:09

Oui,content-On-Nous,de Comment-Taire.....et réduisons, L'Expression....à sa simplicité....

Arthémisia 16/07/2009 13:21



A sa pureté.



Henri-Etoile 16/07/2009 08:44

Arthi a toutde FATAL....et cela est vraiment très très beau...

Arthémisia 16/07/2009 09:20



Ce n'est pas moi qui suis fatale mais la vie, Henri, la vie....
Evitons de faire mon analyse ici, SVP.



"Amarinage*" 16/07/2009 08:35

Il y a de ces derniers mots qui défient les finalités fatales, comme la fronde de David, Goliath.Respect!

Arthémisia 16/07/2009 09:19



Ton analyse très très juste et l'image que tu y portes me touche énormément.http://www.lib-art.com/imgpainting/5/1/10415-david-contemplating-the-head-of-gol-orazio-gentileschi.jpg
..D'Orazio, le père de qui tu sais!

Mais celui de DONATELLO, à peine sorti de l'adolescence, est très ...craquant!
http://www.wga.hu/art/d/donatell/1_early/david/2david_1.jpg



Henri-Etoile 16/07/2009 06:59

Vous avez vraiment le sens, du dernier Mot......

Arthémisia 16/07/2009 09:05



Dernier ou premier je m'en moque : l'importance est dans l'être.



Henri-Etoile 15/07/2009 23:51

Hi Hi !!!Comment savoir....Merci pour l'humourEt Arthur revisité....

Arthémisia 15/07/2009 23:58



La mer se referme toujours le soir sur un bateau.



Henri-Etoile 15/07/2009 23:33

Hors Contexte !! Hors Contexte....!!!Et la Tempête et les rencontres marines......vous auriez bien lu A.RIMBAUD...?

Arthémisia 15/07/2009 23:34



Désolée mais il s'agit quand même de MON 14 juillet....



Henri-Etoile 15/07/2009 23:29

« Deux cuisses nerveuses se collèrent étroitement à la peau visqueuse du monstre, comme deux sangsues ; et, les bras et les nageoires entrelacés autour du corps de l'objet aimé qu'ils entouraient avec amour, tandis que leurs gorges et leurs poitrines ne faisaient bientôt plus qu'une masse glauque aux exhalaisons de goëmon ; au milieu de la tempête qui continuait de sévir ; à la lueur des éclairs ; ayant pour lit d'hyménée la vague écumeuse, emportés par un courant sous-marin comme dans un berceau, et roulant, sur eux-mêmes, vers les profondeurs inconnues de l'abîme, ils se réunirent dans un accouplement long, chaste et hideux ! ... Enfin, je venais de trouver quelqu'un qui me ressemblât ! ... Désormais, je n'étais plus seul dans la vie ! ... elle avait les mêmes idées que moi ! ... J'étais en face de mon premier amour !  » (Lautréamont/Ducasse - Les Chants de Maldoror - Chant II)

Arthémisia 15/07/2009 23:31



Hors contexte!
(mais néanmoins dans ma bibliothèque.)



Henri-Etoile 15/07/2009 22:55

Voila semble-t'ilCette épave Heureuse, en Pleins Vents, Toutes Voiles dehors et Vents Debouts....Dans LesCentCiels....Hauts les Coeurs....!!!

Arthémisia 15/07/2009 23:16



Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

RIMBAUD - Le Bateau ivre



Henri-Etoile 15/07/2009 16:51

Que voilà de bien jolis mots, Choisis, découverts, à l'orée de l'expression.........Mots As-Semblés, de circonstances......Semble-t'il....

Arthémisia 15/07/2009 19:07



En toutes circonstances, il convient de savoir déjouer les apparences.