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289 - Les Feux follets

Publié le par Arthémisia

Je les ai vus.
Je les ais vu ces feux follets qui habitent tes yeux.
Ils y dansent des sabbats sombres et fiévreux, rouges de tous les carmins de l’Espagne, ondulés tels des varechs atlantiques, embrumés comme les cieux de Léon Spilliært.
Ils dansent des joies lubriques, enivrés de l’alcool des peaux des femmes rêvées et des femmes possédées, saouls de leurs bouches gonflées et bleuies par tes morsures de loup, de tes mains quémandeuses et qui gardent à jamais leur proie, grisés du parfum d’or des cous léchés par les vents lourds d’embruns et les verdeurs des chèvrefeuilles crépusculaires.
Ils dansent la caresse des doigts, des langues, des épidermes, des sexes, mouillés.
Ils dansent l’effleurement des blonds oyats dunaires où court le pied nu, des collines mamelonnées, des terrils rouges d’envie.
Ils dansent l’affleurement des larmes à l’orée du plaisir, au bord du cri, à la limite ; ils dansent sur la corde raidie de l’orgasme retenu, de l’appel, et du basculement, soudain.
Ils dansent.
Ils dansent.
 
 
Copyright © Arthémisia - Février 2007
Illustration : photographie du film Le Feu follet de Louis Malle avec Maurice Ronet et Alexandra Stewart.
 
  

Commenter cet article

rechab 11/04/2011 22:50



oui, parce que tu as l'habitude...


 


mais c'est le cas  de pas mal de gens   "la peur  du vide, de la page blanche, des idées  en berne",  ou simplement  se comparer avec d'autres _ 
mais  il ou elle  écrit ceci,  moi comparé  à je suis...



Arthémisia 11/04/2011 22:54



Je ne crois pas que ce soit une question d'habitude. C'est une question de plaisir, de liberté et de plaisir.





Je n'ai jamais eu peur de la page blanche ou verte,ou bleue , ni eu envie de me comparer à qui que ce soit.





La page m'appelle. Toujours.





Et les autres peuvent penser ce qu'ils veulent; excuse moi, René mais ça ne changera pas ma façon de faire. Moi je fais! C'est sans prétention; c'est simplement parce que ça me fait du
bien!


Sacrément du bien!





Mais bien sûr je ne rejette pas l'autre; même s' il n'est pas ma voix première, je l'accueille avec beaucoup d'amour sur mon
chemin!



rechab 11/04/2011 22:38



tu as tt à fait raison... un vécu indirect...


 


enfin ce qui est direct,  c'est  que  ça m'a donné l'envie  de réécrire... ça  faisait un bout  de temps... 


 


plutot  que  de simplement  commenter,   affronter  soi même la pesanteur, et la couelur  des mots  et phrases...
iamages



Arthémisia 11/04/2011 22:47



affronter ? quel verbe!


Ecrire pour moi n'est jamais une lutte. Tout au plus une caresse appuyée sur un son ...ou un sens.



rechab 10/04/2011 14:06



et bien pour une  fois non,                       c'est  de l'impro...


 


-- mais pour  rien te cacher, lidée, m'en est venue  en lisant tes textes, ...



Arthémisia 10/04/2011 14:08



je suis flattée...un forme de vécu quand même, pourtant!



rechab 10/04/2011 13:22



avant hier,  j'ai  écrit qq  chose  (  qui me  semble  en écho)...


 


en voila  le début


 


Elle m’a dit. J’aimerais, et son AIMERAI était gros,


Il était futur, il suivait son regard dur


Que tu lises mon poème, que tu rentres dedans,  vraiment


Et de ses yeux au fond, cette lueur d’or, de fusion


C’était toi, ce n’était plus toi, c’était passion



Arthémisia 10/04/2011 13:36



Ca sent le vécu, ça René....



Endymion 23/02/2007 09:19

Je découvre et j'aime beaucoup ce que tu écris ou cite !
Amitiés

Arthémisia 23/02/2007 12:56

Merci d'aimer.
Reviens quand tu veux : la porte est ouverte!
bises
Arthémisia

ambre 20/02/2007 18:05

oh j'aime beaucoup les feux follets!
et comment résister à la danse des tiens ??

Arthémisia 20/02/2007 18:24

Pourquoi vouloir résister à leur danse?!!!
bises
Arthi

orchis-mauve 20/02/2007 10:54

feux follets légers, langue de feu sur nos corps offerts, vibrants du bonheur d'être caressés, enfin.
J'aime bien ton blog, que je découvre enfin

Arthémisia 20/02/2007 16:57

heureuse de te plaire...
reviens quand tu veux...
Amitiés
Arthi

souvienstoi 19/02/2007 17:35

Feux follets qui dansent  avec les mots comme un souffle, une caresse du coeur, ils étoffent nos pensées de ce mystère de la vie, ils disparaissent comme  l'ombre au regard de la lumière ,ciselés du trait de l'écrit qui leur donne vie , ils charment et cachent  la passion... bise  amitié....

Arthémisia 19/02/2007 17:44

Ils brillent dans la nuit et leur lumière étrange est un appel secret vers l'inconnu.
bises
Amitié
Arthémisia

gentle13 19/02/2007 12:01

bonjour merci de ta visite sur mon blog, la femme oui je l'aime pour ce qu'elle est, que serions-nous l'un sans l'autre ?BisesGentele13

Arthémisia 19/02/2007 12:19

Je t'invite à ce sujet à venir lire mon article de demain...
Nous y parlerons d'un monde sans homme...
bises
arthi

gentle13 19/02/2007 11:44

bonjour arthémisia et merci de ta visite, la emme est magnifique que faire sans elle.bISOUGentle13

Arthémisia 19/02/2007 11:51

que faire sans elle?
Empêcher ses feux follets de danser...et les voir mourir de frustration.
merci de ton passage.
bises
arthi

Multi-sourires 19/02/2007 10:30

Et quand les feux follets ont fini de danserc'est qu'il est l'heure de se reposerla main sur le torse de l'être aimésourire aux lèvres attendant Morphée

Arthémisia 19/02/2007 10:46

Le sommeil est aussi une danse arrêtée...
Tiens, j'aime bien cette phrase...
bises
Arthi

mahina 19/02/2007 10:25

je les imagine ces feux-follets....chutttt

Arthémisia 19/02/2007 10:44

Ils savent danser en silence, aussi...
Bises
Arthi

Gérard 19/02/2007 07:46

Salut
Pour le louves en chaleur ,pas de problême j'ai de grandes dents et un appetit féroce !  Que de feux follets vais je voir !
BisousGérard

Arthémisia 19/02/2007 07:53

Je ne voudrai pas être ton Petit Chaperon rouge!!!!
bises
Arthi