Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

530 - Le Non-mail

Publié le par Arthémisia

 

 

@
Ma, Mon, chair
Cher ami , cher O....A....X.....amie
 
Aujourd’hui je ne vais pas bien. Je ne sais pas trop à qui l’écrire. J’espère que tu seras là pour me lire et me comprendre.
J’ai beaucoup de travail et d’occupations inintéressantes qui me retiennent loin de ceux  ce que j’aime.
 
Comment vas-tu ?
J’aimerai bien de tes nouvelles.
 
Je t’embrasse fort
Bisous
Arthi

Commenter cet article

ren 04/06/2011 10:34



Oui, il y a de ça, dans ce que tu dis, peut-être à un moment  de l'addictif  effectivement,   maintenant moins,  je peux passer qq jours sans  aller  sur 
tes posts,  mais oui, je suis tenté de découvrir plus, ou retourner  voir  ce que j'ai déja vu, mais  par rapport à quoi je ne me sentais pas  "en état"  de
commenter...


je m'imprègne, d' Arthie.....  je parcours les pièces  du puzzle, patiemment...  (  et souvent  en réfléchissant à l'écho qu'ont pu te donner les autres  dans leurs
comm-- des fois ça  apporte un éclairage auquel je n'aurais pas pensé, ou me fait rebondir  que quelque chose d'autre)...


 


S'accaparer je ne sais pas... dans le sens posséder, non,    mais être plus familier,d'une parole,  de ce que tu exprimes,  -  et toujours  à travers un style
bien particulier, très travaillé, parfois  excessif - mais  qui est effectivement profondément  attachant.


Attachant car je le ressens  come une parole  vraie et profondément originale . Parole vraie  même  si des éléments de ce que  tu as écrits sont modifiés, donc ne sont
plus vrais en tant que tels, mais  la parole de l'instant le demeure.


 


Et jsutement sur une  assez longue période  c'est aussi une  fascination de te parcourir comme un paysage...  qui a une  constance,  ses saisons,  ses
tempêtes  et effeuillages...  j'apprends ainsi beaucoup


(  sur la transformation dans la constance ),  et aussi sur moi-même  car l'éclairage  que je porte sur ta personne,  je peux  aussi  réfléchir sur le
mien,  sur mon parcours, de vie ou ne serait  "que" créatif...   et c'est beaucoup...


 


je suis un peu surpris d'être   - je n'aurai pas la prétention de dire  d'être le seul - mais un des rares à le faire... 


Je  trouve  ça plutot naturel, quand j'apprécie  quelque chose, quelqu'un  de me "fondre dans"  sa personnalité, son oeuvre, justement pour mieux la comprendre, 
l'appréhender,  et ne pas  rester en surface -- 


 


( tiens   je rejoins  le thème  développé  sur le retable  d'Issenheim...)



Arthémisia 04/06/2011 10:51



Ce que tu décris de ton voyage chez moi me plait bcp. Cela suppose du temps aussi, Ren, que tous n'ont pas.





J'ai néanmoins quelques lecteurs assidus, qui même s'ils ne postent pas quotidiennement, reviennent de temps et temps par chez moi...un peu comme je vais par chez eux aussi. Il me semble
que nous nous formons une sorte de communauté parfois silenceuse, parfois plus bavarde, attachée par les liens invisibles d'une pensée commune, souvent  même une amitié développée à des
degrés divers, une fratrie en quelque sorte , construite sur des regards communs, et surtout une curiosité vivace pour l'autre. 


 


Je suis heureuse que tu parles de constance dans mes écrits d'autant que depuis l'ouverture de ce blog ma vie personnelle a été énormément bouleversée. Puis je en déduire qu'il existe en
moi une racine immuable ? Cela me rassurerait bcp.


 


Merci , Ren de ta présence chaleureuse et stimulante,... infiniment.



ren 04/06/2011 00:13



Il est intéressant de "relever ta demande" e ne sais pas trop à qui l’écrire. J’espère que tu seras là pour me lire et me
comprendre.


La relever quatre ans après  que l'aies  écrite, non pas pour se
réjouir  du délai, entre les dernières  réponses  que tu as eues  et la mienne...


 


Mais parce que cette  sorte de cri, de voyage solitaire... 
continue  sa route,         qu'un jour quelqu'un même  dans le lointain, peut être à même  de déchiffrer le message contenu dans la
bouteille,  et qui a parcouru  de longues  distances..  même  si le  "tu" correspond à plusieurs  ( comme le you), le  "je ne sais à qui" importe 
peu...  ou au contraire,  il t'importe parce que en l'écrivant tu étais  sûre qu'il y aurait un écho. 


Non pas  dans l'instant avec les gens qui t'entourent  et te 
"suivent",   mis  à celle, celui, qui aurait été  touché simplement par le ton de ton "non mail    au dela  des mois  et
années.


Un non
mail, presque mailing, au contraire, puisqu'il va continuer  de s'adresser   au gré du hasard  de ceux  qui liont
patiemment  tes écrits...    ( d'ailleurs une  fois  commencé...  il est bien difficile  de s'interrompre)



Arthémisia 04/06/2011 09:46



J'ai tjs une sensation étrange à la relecture de  mes billets écrits il y a longtemps. Etrange parce que certains sont encore d'une affreuse actualité et pour d'autres, étrange parce
que tout a été bouleversé.


C'est assez troublant aussi de savoir que sur un blog qui dure, le lecteur qui comme toi arrive bien après le début historique du blog, puisse ainsi traverser la vie de l'auteur presque
jour après jour, ou en tout sens, un peu à la manière d'un immense puzzle à reconstruire, soit en suivant les lignes plus ou moins droites des pièces d'une façon presque chronologique , soit
en  positionnant les pièces en all-over sur le tableau. Il y a quelque chose de l'ordre de l'accaparement bien plus prégnant que chez celui qui lit le blog depuis le début comme un
feuilleton, ou un dairy.


Je pense que cela est dû à la concentration des informations que ce lecteur nouveau va recevoir, à leur quantité soudaine, comme si paf!, il découvrait une nouvelle planète et voulait
tout découvrir, tout visiter.


J'espère Ren, que ton voyage restera tjs agréable....(mais jamais addictif!).


Je t'embrasse


A.



vert qu'au 11/12/2007 23:34

Sans comme en terre
Cent comment taire
S'en commente aire

Arthémisia 12/12/2007 06:05

100 comm. en terre !

Chris 11/12/2007 21:21

Je suis d'accord Arthi, il faut un équilibre. Entre le dedans et le dehors. Et puis tu écris un mot que j'aime de plus en plus "humanité". Bien à toi

Arthémisia 11/12/2007 21:38

Equilibre fragile pourtant, justement parce que nous ne sommes que des humains!
amitié
Arthi

yoyostereo™ 11/12/2007 16:51

j'ai rien dit

Arthémisia 11/12/2007 21:11

Merci de ton passage, quand même!

volti 11/12/2007 16:12

OUI un toast à tout ce que nous n\\\'écrivons pas!!! En levant le voile du doute, on s\\\'inscrit dans l\\\'empathie, car le mail que l\\\'on n\\\'envoie pas fait aussi mal que celui qu\\\'on ne lit pas...
Certain matin ma tête lourde de quotidien ne pourra même plus laisser passer cette belle lumière de nos amitiés par l\\\'interstice si réduit que je m\\\'octroie..;-))c\\\'est comme ça...d\\\'autres matin je peux, et c\\\'est bon..c\\\'est comme ça...
tendresse
volti

Arthémisia 11/12/2007 21:10

Je trinque avec toi, Volti !
Bien sûr il faut tenir des contraintes, des disponibilités, et surtout des capacités momentanées de réception de chacun.  Trop d’appels tue l’appel.
Mais d’un autre côté il convient aussi de garder l’oeil et le cœur attentif pour l’autre, cet autre qui demain pourrait très bien être nous. Cela avant de parler d’amitié, s’appelle l’humanité.
Tendresse.
Arthi

Chris 11/12/2007 14:18

Ou...écrire c'est être en soi. On y est si peu souvent en soi.Chère Arthi, que de choses dites dans ce non-mail. Alors, de loin, je te lance une balle..."Il est avec son amour comme l'enfant devant le mur avec sa balle:il lance sa parole, la balle de parole lumineuse, le "je t'aime" enroulé sur lui-même, il la lance contre un mur éloigné de lui de tous les jours qu'il lui reste à vivre, il attend ensuite que la balle rebondisse, il lance des milliers de balles, aucune ne revient jamais, il continue, toujours souriant, confiant: le jeu est à lui-même sa récompense, l'amour est à lui-même sa réponse..."Christian Bobin le "Très-Bas"

Arthémisia 11/12/2007 16:47

Merci Chris. Je la rattrape au vol et te remercie vivement pour ce texte très à-propos de CH. BOBIN que j’ai lu il y a longtemps mais qu’il faudrait vraiment que je relise.

 

En soi oui, mais il convient de ne pas être qu’en soi, de garder le contact, d’assurer la partie commune de la vie…ce qui n’est pas toujours facile surtout quand l’écriture est la seule jouissance. (Relis la citation de Rilke sur l’en-tête de mon blog…)

 

http://www.google.fr/url?sa=t&ct=res&cd=9&url=http 11/12/2007 12:05

"Ecrire c'est être soi"......!

Arthémisia 11/12/2007 16:44

Je n'ai pas le temps d'aller voir ces liens aujorud'hui. Mais je te trouverai. Promis!

Gérard fleur bleue 11/12/2007 11:43

Mais oui, écrire est aussi une catharsis, écrire c'est se libérer, se dévoiler, c'est être humain. Gros bisous, G.

Arthémisia 11/12/2007 16:42

bisous aussi à toi. Je te sais chaleureux et j'apprécie cela énormément.
Arthi

O 11/12/2007 11:35

Je le sais que tu pourrais l'écrire quotidiennement, mais si il est là... c'est qu'il est encore plus vrai aujourd'huibises

Arthémisia 11/12/2007 16:41

Oui. Tu as raison....
Bisous
A.

Mahina 11/12/2007 09:46

Un mail ou un billet qu'il m'arrive d'écrire si souvent...mais je le déchire ou l'envoie à la poubelle.. et reste dans mon coin! Oser l'envoyer, n'est-ce pas un premier pas vers le "mieux"? Bisous

Arthémisia 11/12/2007 09:57

Le mieux ...c'est soi.
Ecrire c'est souvent être "soi"....c'est même peut-être que ça?
Dans toute impudicité.

joruri 11/12/2007 09:26

Moi là j'ai des facilités à dormir...Donc ton /ta /tes chre(s) (es) bénéficieront de ton silence ;) ?Il neige ici. Dodo. Ca berce. Je me sens floconneux.Qui a dit "fondu" ? :)))

Arthémisia 11/12/2007 09:50

dors bien.

orchis-mauve 11/12/2007 08:30

Je suis là toujours, je t'écoute même si tu es loin, même si tu ne me parles pas, je te sais... si mal dans ta vie.....je te sais si mal dans ton corps, je te sais  cependant belle, douée, intelligente, et je te dis, "crois en toi".....sourirebisous d'une AmieO.

Arthémisia 11/12/2007 08:35

Merci de tes mots. Je te sais.
Ne t'inquiète pas ; mon billet du jour n'est pas spécifique à aujourd'hui. Je pourrai le publier quotidiennement car même si j'ai des facilités à écrire (Mon Dieu, faites que cela dure!...) je suis souvent aussi dans le renoncement de l'écrit.
Je t'embrasse, mon O.
A.