...Et si ce n’était que le blog d’une rencontre entre le mot et l’image, entre
l’introspection et la monstration, entre la réflexion et la mise en œuvre, …d’une rencontre issue d’un enrichissement par l’aphorisme, la nouvelle, le poème ou même le simple questionnement
… ?
"...La vie créatrice est si près de la vie sexuelle,
de ses souffrances, de ses voluptés,
qu'il n'y faut voir que deux formes
d'un seul et même besoin,
d'une seule et même jouissance. "
Rainer Maria RILKE - Lettres à un jeune
poète.
Nul péché que la nuit !
L’urgence n’appelle pas la mort autant que la jouissance qui est, elle la finitude de l’exploit à se projeter à l’extérieur de son intime liberté à rire et mourir de soi à chaque fois.
Bête à cornes, va ! (Sourire à toi).
Bien sûr !
Le péché n’est transgressif que pour l’impur. La nuit, et la jouissance sont son argumentaire culpabilisant…surtout pour la femme ( !). Les siècles de son éducation, de son endoctrinement, sont encore là pour nous le rappeler. Le taureau, personnage dual, pas si bête à cornes que ça, est l’élément qui la maintient dans sa possibilité d’être, qui la ramène heureusement (l’adverbe a son importance) dans sa vérité originelle.
Sourire+++
Arthi (pas bête à cornes du tout ! http://corpsetame.over-blog.com/article-7152062.html )
mais les cornes n'existent pour l'impur !
Dans la simplicité de la vie il n'y a pas de cornes qui se portent telles un bonnet d'âne, mais des terrains fertilisés d'amour par de (toujours) beaux (vus comme tels) taureaux
hahahaha
bises
hahahaha!
Labourage et pâturage ….(oups…je ne le referai plus !)
bises
Arthi
Félicitations, donc, pour avoir su braver le romantisme gélatineux (et militaire).
Je ne connaissais pas ce poème de Vigny. Merci de m’en avoir donner le goût de sa lecture et merci pour tes encouragements.
C’est vrai qu’il est rempli de bons sentiments surannés…>
…Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."
Alfred de Vigny
Du même...
...La musique cache son museau dans l'arène....
(Mougins vastes horizons - 12/09/37)
Peut-être que malgré ses grands airs, notre velu pénétrant déçoit ses réceptrices ?
Monté comme un âne, pour un taureau, c'est bien un minimum, surtout s'il s'agit de sa cervelle...
Certaines préfèrent les hommes qui cueillent plus que ceux qui ravagent. Car les Attila de la zézette s'emballent parfois un peu vite...
Quand au style du dessin, quel artiste ! La courbe est maestrieuse...
La symbolique du taureau chez Picasso est dans la virilité et la puissance mythologique. D’autre part il faut aussi la replacer dans l’imagerie liée à la corrida.
Et là on rejoint très bien la courbe dont tu parles….Regarde ses fesses…elles ont toute la rondeur et la fermeté de celles d’un toréador !
Viril certainement mais cependant attentif, car il caresse et recueille…
Je ne suis pas une fan de Picasso mais ses dessins érotiques, notamment ceux avec les taureaux correspondent bien à mon mode de pensée, c’est vrai.
Bises
Arthi
http://www.famili.fr/WebObjects/Frameworks/FAImages.framework/WebServerResources/ovule-spermatozoides.jpg
Au fil de tes écrits, tu vas à l’essentiel, l’argile, la vie, l'amour, le souffle de la vie …C'est peut-être pompeux et grandiloquent, mais je le ressens bien comme ça. C'est écrit d'une merveilleuse façon. BISES
Merci de tes compliments qui me touchent beaucoup. J'espère être une femme d'essentiel mais aussi celle de toutes les subtilités qui construisent justement cet essentiel. Mais au fond je me demande ce qui est essenteil et ce qui l'est moins. Tout me semble si important car je suis foncièrement à l'écoute du sensible.
Je t'embrasse.
Arthi
Quelle est ta démarche? Choisis tu une oeuvre que tu illustres d'un poème ou écris tu un poème que tu illustres d'une oeuvre?
Je suis curieuse mais pas vexée si tu n'as pas envie de dévoiler tes secrets.
Bise
Bonsoir Catherine,
Sauf pour les écrits inspirés par des œuvres plastiques qui répondent à des contraintes d’écriture du blog Papier Libre, l’écriture vient chez moi presque à 100% en premier.
Cependant je réfute totalement l’idée que les œuvres que je choisis ensuite de lier au texte soient des illustrations. Illustrer un texte c’est en donner une interprétation ornementale le plus souvent, une jolie (je n’aime pas cet adjectif !) vision d’exemple, c’est faire un reportage visuel des lignes lues.
Les œuvres que je place en parallèle de ce que j’écris (ou même de ce que je n’écris pas), je les veux comme des prolongements de ma pensée, des sortes d’appendice amenant un complément réflexif, des poursuites. Elles ne sont en aucun cas des représentions plastiques des mots.
Bon, je ne sais pas si je suis bien claire…
Bises
Arthi
PS : mais pourquoi me poses tu cette question? Il y a un problème entre mes textes et les oeuvres que je retiens?
Si je traduis littéralement, cette expression signifie "La place étant tournée..."
No comment!
Mais ta démarche à toi est bien aussi; écrire et puis l'art pour prolonger ta pensée. C'est bien plus profond comme démarche, en fait!
Je ne sais ce qui est plus profond. C'est simplement différent.
J'ai tellement analysé d'oeuvres d'Art, que quand je pars d'une oeuvre pour écrire un texte, je sens revenir en moi tellement de travers professionnels que souvent je n'arrive pas à "décoller" d'une sorte d'examen méthodique de l'oeuvre et reste "plantée" dans l'image!
Néanmoins parfois il se passe quelque chose de plus profond, de presque mystique entre l'oeuvre et moi, et là j 'arrive à m'échapper du factuel pour me retrouver dans l'oeuvre. En fait, je viens de tout dire : il faut que je me retrouve dans l'oeuvre -à commencer par le fait que je l'apprécie, qu'elle me parle- pour pouvoir y trouver racine à mes mots. Cela relève d'une sorte d'osmose. Entrer dans une hisoire qui même si elle n'est pas la mienne, ne me parle pas, m'est impossible...ou alors je fais lourd!
Pitié pas RENOIR, pas RENOIR!!!
Je ne sais pas. L'image de toutes façons n'est pas la tienne. Tu ne peux qu'en être un porte parole aussi distancière sois tu....Elle (te) commande. Je trouve que cette démarche est en qq. sortes moins libre que l'inverse.
Et puis es tu sûre que l'oeuvre ne soit qu'émotionnelle? J'en doute; elle parle tant de discours conscients et inconscients....
La mienne aussi, Jean - Marc !!! Et énormément......
Merci de ta visite, de ton comm. et du lien que tu as mis vers chez moi sur ton billet du 13.
Je prendrai le temps de me ballader chez toi dans les jours qui viennent....les belles surprises du net, sans aucun doute pour ce que j'en ai lu trop rapidement ce matin.
Arthi