Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

607 - J'ai rêvé tellement fort de toi,...

Publié le par Arthémisia

 
J’ai rêvé tellement fort de toi,
J’ai tellement marché, tellement parlé,
Tellement aimé ton ombre,
Qu’il ne me reste plus rien de toi.
 
Il me reste d’être l’ombre parmi les ombres
D’être cent fois plus ombre que l’ombre
D’être l’ombre qui viendra et reviendra dans la vie ensoleillée.
 
Robert DESNOS
Ce poème fut trouvé dans sa poche après sa mort au camp de concentration de Terezine.
Faut-il rappeler qu'actuellement c'est le Printemps des poètes?....
 
Illustration : Jean DUBUFFET - Traces ténébreuses (Lithographie)
 

Commenter cet article

vallisneria 18/03/2008 15:44

je relis ce merveilleux poème mais cette fois je te laisse une petite trace.. merci Arthi, merci pour de cadeau .. 

Arthémisia 18/03/2008 15:50

Desnos en a fait un bien plus grand...

Lung Ta 18/03/2008 07:11

texte d'autant plus touchant vu le contexte dans lequel il a été trouvéavec ton nouveau design, sur firefoc, les textes sont noirs sur fond anthracites, c'est à dire invisibles si on ne les surligne pasen tout cas c'est comme cela sur mon ordibises

Arthémisia 18/03/2008 07:21

Oui, je sais que cela n'est pas facile à lire. Je vais modifier ma couleur  d'écriture et ne plus écrire en noir. mais je ne peux pas revenir sur tout ce que j'ai publié faute de temps. Accorde moi un délais de grace! Le passage en V2 ne peut pas se faire sans quelques adaptations.Je t'embrasseArthi

aliscan 16/03/2008 16:32

... histoire

Arthémisia 16/03/2008 20:12

...Histoire...

Alex 15/03/2008 01:30

Desnos, c'est toujours beaucoup d'émotion. Les circonstances évoquées, d'avantage d'émotion encore.
Et Dubuffet. Son art, mais aussi son expression "art brut", et l'énergie qu'il déploya pour mettre en lumière des oeuvres qui auraient pu rester dans l'ombre.
Merci, mon amour !
 
 

Arthémisia 15/03/2008 10:41

Chut...restons aussi dans l'ombre mon Alex......

Bleuvirus 13/03/2008 23:09

les poésies de ma fille  (primaire)parfois me fond "hurler" (j\\\'exagère un peu!) complétement suréaliste., certaines; aucune accroche pour la mémoire.
good evening

Arthémisia 13/03/2008 23:13

Il y a de magnifiques poésies surréalistes (on classe Desnos dans ce mouvement quand même!) .
Il ne suffit pas de travailler la mémoire quand on apprend une poésie mais aussi les facultés oniriques, cognitives, expressives...Mais je ne connais rien à la pédagogie du Français : je ne suis pas prof de lettres.
Bonne nuit.
bises
Arthi

Bleuvirus 13/03/2008 23:00

il y a longtemps à l'école primaire!

Arthémisia 13/03/2008 23:03

On y apprend encore Maurice Carème et Paul Fort. Desnos je ne sais pas....
 
 

aliscan 13/03/2008 20:34

Je ne connaissais pas cette anecdote, ni ce poème d'ailleurs. J'aurai une pensée pour lui et pour les poètes inconnus massacrés dans ces camps, mercredi prochain, à l'occasion d'un voyage d'étude avec les élèves à Auschwitz-Birkenau.

Arthémisia 13/03/2008 21:29

Ce sera surement un moment très fort dans ta vie.
Tu es enseignant? en quoi?
 
 

joruri 13/03/2008 18:55

Le printemps des poètes ? ... Bigre...Diantre... Corneguidouille....Comment faire semblant d'être inspirationné ?

Arthémisia 13/03/2008 18:57

Pourquoi faire semblant? Personne ne t'y oblige? Je ne t'ai pas enfoncé Desnos dans la gorge!

orchis-mauve 13/03/2008 18:36

Ton prêt sera chez Orchis, le 20/3Bisous

Arthémisia 13/03/2008 18:51

Je crois qu'il en serait ravi.
Bises
A.

orchis-mauve 13/03/2008 17:55

Cette faute de frappe est la bienvenue.MerciBisesO.

Arthémisia 13/03/2008 17:57

Partage.........
et bises
A.

B. 13/03/2008 15:15

A l’ombre de l’étal à lait, une ancre chaussée de coquillages prend le frais… Et sur le navire le mammifère beugle après les vagues qui secouent ses reflets. Rire.

Arthémisia 13/03/2008 17:56

Rires+++
Cependant je te conseille de repasser demain...entre encre et coquille , tu verras pourquoi...
Merci pour ce délire très surréaliste.

MAVERICK 13/03/2008 14:16

Un très jol poême que celui là....
Et que de bons mots et de belles envolées sur ton blog....
Bon aprem...
BIZ
Maverick

Arthémisia 13/03/2008 17:53

J'espère que chacun y trouve un peu de ce qu'il cherche...
bises
Arthi

B. 13/03/2008 11:34

L’ombre s’est allée… reste sa trace sous l’encre déchaussée. Ô, oui, printemps soit mon poète.

Arthémisia 13/03/2008 11:38

L’ombre s'étalait… reste sa trace sous l’encre des chaussées....

. 13/03/2008 11:16

(Ma lecture:Qu'importe alors la mort anonyme, à celui qui n'est plus que l'ombre d'un grand amour épuisé.)

Arthémisia 13/03/2008 11:19

ma lecture : Qu'importe alors la mort anonyme, à celui qui n'est plus que l'ombre d'un grand amour ?

waid 13/03/2008 08:38

j'ai tant revé de toi que tu perd ta realité
est il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser cette bouche la naissance de la voix qui m'est chère?
j'ai tant révé de toi que mes bras habitués en etreignant ton ombre à se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas au contour de ton corps peut être.
et que devant l'apparence réelle de ce qui me hante et me gouverne depuis des jours et des années, je deviendrais une ombre sans doute
oui robert desnos a su si bien traduire les dangers de l'absence on dirait maintenant du virtuel

Arthémisia 13/03/2008 11:09

Merci tout plein Waid pour cette très belle envolée...
Les dangers de l'absence. Oui mais je crois aussi qu'ils étaient largement mêlés aux dangers de la mort et donc portaient en eux des horreurs bien plus grandes que ne peut en porter le virtuel.
Au  vituel il est tjs possible d'échapper. A la mort, non....

Bleuvirus 13/03/2008 08:33

Robert desnos! voilà qui ne me rajeuni pas: "Le zèbre " et de mémoire les deux vers de fin: ...mais la prison sur son pelage, à laissé l'ombre du grillage R.B  dis donc je crois que je suis raccord avec l'illustration!
Bises

Arthémisia 13/03/2008 11:04

YES! bien vu....
Je suppose que tu l'as appris à l'école?
bises
A.

orchis-mauve 13/03/2008 08:28

J'aurais du dire "Il dit si bien..." mais si tu nous le transmets, c'est qu'il parle pour toi aussi....sourireO.

Arthémisia 13/03/2008 11:02

Tu as écrit  "Tu me dis si bien" ...j'ai offert ce matin ce poème à Ta lecture...car je sais combien il a d'universalité. Prends le O. Il est pour toi, autant que pour moi....
A.

orchis-mauve 13/03/2008 08:27

Tu me dis si bien, ce que je voudrais dire....et que je n\\\\\\\\\\\\\\\'ai pas su dire, avec ce couragebises tendresO.

Arthémisia 13/03/2008 11:00

dans l'adversité, les mots prennent une amplitude terrible.
bises
A.

joruri 13/03/2008 08:12

Un autre à eu à pâtir en ces temps-là qui était bien poète aussi: Max Jacob.

Arthémisia 13/03/2008 10:58

et aussi tant d'anonymes....
 

Gérard fleur bleue 13/03/2008 07:23

J'aime beaucoup Desnos, beaucoup plus profond et compliqué que ne le suggèrent ses adorables chantefleurs et chantefables...
Je t'embrasse, G

Arthémisia 13/03/2008 10:50

Tout à fait de ton avis. Loin de la naïveté et de fraîcheur d'un candide, je crois qu'il faut voir en Desnos un poète de la vie, de la vie immédiate et de la vie rêvée, une vie peuplée d'images, et d'intuisions, une vie qui nous concernent. C'est pour cela que, loin de l'intellectualisme outrancier attribué à certains surréalistes il se rapproche tout simplement de l'humanisme et de l'affectif.
Ses dernières pensées pour elle nous le prouvent tant...