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1377 - Brèves de fin février 2011

Publié le par Arthémisia

 

 

(Re)devenir soi-même?

 

"...et je serai libre

au pied de l'espoir."

@ TILK


 

"Il ne faudrait pas oublier de grandir...sans rétrécir"
@
Bleu Virus

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VDIndigne 02/03/2011 15:57



Le temps ... ce chant... ah ce temps... le couteau dans la plaie ANGE ; )


Bises Arthi...



Arthémisia 02/03/2011 16:01



Peut-être est-ce un élément, un animal, un félin, qu'il faut savoir caresser dans le sens du poil?


En "écoutant" John CAGE par exemple...



la vieille D 28/02/2011 22:57



Tout d'un coup je trouve que tes "brèves" reviennent souvent...tu crois que c'est le temps qui se met à courir plus vite? ...moi oui, je crois. Besos à Tilk en passant... ;)



Arthémisia 01/03/2011 13:28



Le temps ne se met pas à courir. Si tu en as l'impression c'est peut être que tu en manques par ce que tu fais beaucoup de choses? Mais est ce un mal? Est il
plus agréable de voir le temps passer et de se trouver dans l'inertie si elle n'est pas  un choix de vie?



bleu virus 28/02/2011 22:31



C'est bon de passer chez toi et d'y lire de telle chose (Antonio Machado); ne pas perdre de temps ...comme si d'en perdre, de rallonger le chemin aurait la capacité de prolonger une vie dont
nous savons effectivement ni d'ou elle vient, ni ou elle nous conduit vraiment. Vraiment MERCI pour ce texte.


...


 



Arthémisia 01/03/2011 13:26



Je ne sais vraiment ce qu'est de perdre son temps. Il me semble plus intéressant de le prendre ou bien de le dévorer, l'un n'empèchant pas l'autre, en tout
cas d'être conscient que celui qui passe ne reviendra plus, d'où la nécessité de le vivre en accord avec ses choix.



monik 28/02/2011 20:15



Le mot " exit " te plait donc ! et quels autres mots?



Arthémisia 28/02/2011 20:20



Dans la mesure où il m'évoque la porte de sortie, oui!


Bcp de mots avec le suffixe Ex...me plaisent aussi ; les premiers qui me viennent à l'esprit sont  existence et expérience.



monik 28/02/2011 17:10



Etre en expansion- extension.



Arthémisia 28/02/2011 18:20



Le suffixe EX me va très bien.


Respirant...



tilk 28/02/2011 09:43



Nietzsche disait "deviens ce que tu es"


besos


tilk



Arthémisia 28/02/2011 09:52



Le chemin est long et raide parfois  mais tellement urgent !


 





Jamais je n'ai cherché la gloire
Ni voulu dans la mémoire
des hommes
Laisser mes chansons
Mais j'aime les mondes subtiles
Aériens et délicats
Comme des bulles de savon.


J'aime les voir s'envoler,
Se colorer de soleil et de pourpre,
Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,
Puis éclater.


A demander ce que tu sais
Tu ne dois pas perdre ton temps
Et à des questions sans réponse
Qui donc pourrait te répondre?


Chantez en coeur avec moi:
Savoir? Nous ne savons rien
Venus d'une mer de mystère
Vers une mer inconnue nous allons
Et entre les deux mystères
Règne la grave énigme
Une clef inconnue ferme les trois coffres
Le savant n'enseigne rien, lumière n'éclaire pas
Que disent les mots?
Et que dit l'eau du rocher?


Voyageur, le chemin
C'est les traces de tes pas
C'est tout; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.


Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer





 


Todo pasa y todo queda,
pero lo nuestro es pasar,
pasar haciendo caminos,
caminos sobre el mar.


Nunca persequí la gloria,
ni dejar en la memoria
de los hombres mi canción;
yo amo los mundos sutiles,
ingrávidos y gentiles,
como pompas de jabón.


Me gusta verlos pintarse
de sol y grana, volar
bajo el cielo azul, temblar
súbitamente y quebrarse…


Nunca perseguí la gloria.


Caminante, son tus huellas
el camino y nada más;
caminante, no hay camino,
se hace camino al andar.


Al andar se hace camino
y al volver la vista atrás
se ve la senda que nunca
se ha de volver a pisar.


Caminante no hay camino
sino estelas en la mar…


Hace algún tiempo en ese lugar
donde hoy los bosques se visten de espinos
se oyó la voz de un poeta gritar
“Caminante no hay camino,
se hace camino al andar…”


Golpe a golpe, verso a verso…


Murió el poeta lejos del hogar.
Le cubre el polvo de un país vecino.
Al alejarse le vieron llorar.
“Caminante no hay camino,
se hace camino al andar…”


Golpe a golpe, verso a verso…


Cuando el jilguero no puede cantar.
Cuando el poeta es un peregrino,
cuando de nada nos sirve rezar.
“Caminante no hay camino,
se hace camino al andar…”



Antonio MACHADO