MES TEXTICULES (oui, oui... les miens!)

Mardi 17 novembre 2009

En réponse à la dernière sollicitation de Juliette sur Papier Libre :
L’Innocence….

  



 

 

-       « Vous me le paierez !

Je vous préviens. Je me vengerai. Ce costume est absolument ridicule et j’en ai marre d’aller tous les dimanches déjeuner chez la Tante. Ca pue la naphtaline chez la Tante et je déteste ces fringues de bourgeois du XIXème siècle ! En plus ça me gratte !


Vous vous rendez compte ce que mes copains penseraient si je les croisais dans la rue habillé comme ça ? Non, vous ne pouvez pas savoir…
Vous vous êtes comme la Tante. Verts. Verts de moisissure.


Des billes ! Elle m’a offert des billes ! Pfff… ! C’est un truc de gamin. C’qu’elle est ringarde celle-là.


Et sa maison. C’est pas possible ce papier peint. A vomir !


Bon, j’me tire dans le jardin…. »


   …/…

 

-       « Julien ! Julien !!! Mon tout petit, mon chéri…tu rentres ? On passe à table. Tu vas être content : j’ai fait une beau plat d’épinards au gratin » 

-       « Beurk… »

 

 

Copyright © Arthémisia – Novembre 2009

 

Avec : photo numérique de Ruud van Empel

Par Arthémisia
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Dimanche 15 novembre 2009

 


Je pars une petite semaine.

Je vous laisse des bricoles mais il me sera difficile de répondre à vos comm. Un IPhone ce n'est pas encore un PC.

 

Pour vos mails, pas de problème.

 

Et à  mon retour je serai encore très occupée.

Apprenez à vivre sans moi…et dites moi que c'est difficile! 


Et profitez tous, autant que vous le pouvez, des bonheurs de cette vie : ils sont rares.


Je vous aime.

Arthi

Par Arthémisia
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Mardi 10 novembre 2009

 

 

 



 

Quand l’Amour est un homme, il porte des chaussures italiennes, et des chemises blanches dont il retrousse les manches.

 

Il sait Bacon et Schiele et la douleur du peindre.

Il lit en terrasse, une Allemagne romantique.

Il y boit un café, ou deux ou trois, ceux du plaisir qui passe.

En écriture grande, il note un regard, un mot, l’intelligence.

Il croque le hasard.

 

Il dépose mouillé, un rêve au creux de ta main et la referme vite de peur qu’il ne se sauve.

Et toi de la fourrer, cette main, presto au fond de la poche, pour ne pas l’envoyer dans la gueule du temps.

 

Quand l’Amour est un homme, il essuie doucement la larme qui coule sur ta joue.

Il te sourit.

 

Quand l’Amour est un homme, il sait ta nuit.

 

Copyright © Arthémisia – nov.2009

 

Avec : Michel Angelo BUONARROTI – La Nuit

Par Arthémisia
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Jeudi 5 novembre 2009


 

Il me faut cesser d’accrocher quoique ce soit sur ce rayon de lune.

Trop de rêves, de pensées, de fantasmes, d’abandons, de recherches, de fièvres, d’idéaux, de projets, de demain, de doré, de bleuté, de croyances, de foi même…vont la faire tomber.

Et cela risque de m’écrabouiller.

 

Copyright © Arthémisia  nov. 09

 

Avec : Lune - Copyright © Arthémisia - avril 09

Par Arthémisia
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Jeudi 29 octobre 2009

Sur une proposition de Juliette, pour la communauté Papier Libre: décrire le Lac de l'Indifférence de la Carte du Tendre ci-dessous:

 

 

Ca fait si longtemps que vous êtes là, face à ce lac !

Vingt ans ? Trente ans peut-être ? A quoi bon compter encore un si grand désastre ?

Vous attendiez qu’il en sorte quelque chose, quelque chose qui viendrait vers vous, un oiseau, un bateau, ou même un petit crabe, un tout petit caillou qui roulerait à vos pieds, une  cuillerée d’écume, ou une gouttelette minuscule.

Mais rien ne change. Rien n’est venu. Rien ne viendra. Rien ne viendra de ce côté.

 

Il pèse ce lac. Il pèse de toute sa laideur de rose sale, de son mou gluant, de son temps éteint.

 

Et vous pouvez vous allonger, ouvrir un livre, mettre de la musique à fond, danser, sauter, faire gicler la peinture et les mots, ou même partir : il n’en a rien à faire ce lac. Il s’en fout.

Il gonfle, rose et gros, enflé de satisfaction : un marshmallow bouffi.

 

Et vous, vous  continuez à danser.

Parfois même vous pleurez.

 

Lui il gonfle. D’indifférence.

A vomir.

 

Copyright © Arthémisia – oct. 2009

Par Arthémisia
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Mercredi 28 octobre 2009


 

Tu dois rêver. Tu dis.

Un mot ? Est-ce bien un mot ? Tout au plus une syllabe, un balbutiement.

Peut-être n’est-ce qu’un souffle, un souffle articulé ? Sans sens, hors mis celui de ton expiration.

Je ne te comprends pas. Cela n’a aucune importance. Je te comprends quand même.

J’entends ta mer, ton vent, ta voile.

Ton voyage est le mien. Aussi.

Je l’écoute dans le noir.

Mon cœur t’écoute.


Les yeux clos, je te partage au noir.


La nuit, tes bruits sont nos bruits.

Dors. Dors encore…

Copyright © Arthémisia – oct. 2009

 

Avec : Sommeil n° 5 -Yuri TOROPTSOV  que je remercie infiniment. 

Par Arthémisia
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Mardi 27 octobre 2009


 

La pluie s’est tue. Fatiguée, enfin.

Elle avait tant hurlé.

 

Le soleil étend de nouveau son silence d’or. Un petit silence de tiédeur et de timidité. Un silence qu’on voudrait voir durer encore un peu, pour caresser les feuilles et les joues.

Alors on s’assied, sur la chaise vaguement mouillée. On tend son visage là haut. On rit et on ferme les yeux au sourire du ciel.


On a déjà tout caché derrière ses paupières. Tout avalé. Dans l’âme.


Pour chauffer l'hiver.


Copyright © Arthémisia – oct. 09

 

Avec : Juan MIRO – Personnage devant le soleil

Par Arthémisia
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Lundi 19 octobre 2009

 

Pour Papier libre sur une idée de Juliette  : L’armoire aux secrets







Au jour du grand Amour, elle t’ouvrira sa porte.

Celle des coquilles nacrées, des traces, des empreintes, des pierres rondes des chemins et de leur lourde histoire.


Celle des fleurs séchées, des tiges entre les pages, des cahiers de verdure qu’il l’aidait à nommer.

Celles des timbres qui voyagent au cœur de la chambre blanche, en rangées dentelées. Papa, où es tu donc ?

Celle des citations, copiées et recopiées, ces mots d’Art et d’Amour, ces grands A dans la marge des moleskines usées.

Celles des livres modestes et petits mais trop grands, trop précieux pour les laisser flirter avec les pages viles et qu’elle fait oiseaux aux volières de son Beau.

Celle de ses larmes nues, et de ses rires d’enfant, celles de sa peau appeau et de ses mains émues.

Et toi tu rentreras, curieux de son secret et aimeras son intime, si soudain éclairé.

 

Copyright © Arthémisia – oct.09


 Avec : Les cages aux livres.

Copyright © Arthémisia – oct.09

Par Arthémisia
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Jeudi 15 octobre 2009


 

On ne regarde pas les heures.

On ne les entend pas non plus, même si le clocher.

On les sent. Sur sa peau. Sous sa peau.

 

Au cœur de la nuit cocon, on se camuche, on se terre, on s’enterre sous la couette. On en fait une boulette, autour de son corps. En double épaisseur.

On est bien. On est au four, au ventre. On gonfle, les yeux ouverts sur la chaleur. Et on se rendort, sans s’en rendre compte.

 

A cinq heures, c’est encore trop tôt. On frissonne. On tremble. La couette double ne suffit plus. Alors on creuse le matelas. On cherche le nid, le trou, la grotte.

Cela ne calme pas. Le froid nous couvre.

On cherche la main, les bras, l’ami. On cherche le ventre, le sexe, l’amant.

On cherche derrière son crâne, une mémoire tiède, un feu maintenant, un soleil projectif.

Une potentialité. Juste une potentialité.

 

La nuit prochaine on mettra un pyjama en pilou.

 

Copyright © Arthémisia –oct.2009

 

Avec : doudou-shop.com – Souris en pyjama….

Par Arthémisia
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Mardi 13 octobre 2009


En réponse à la dernière consigne de
Juliette sur Papier libre qui nous incitait à parler d’un carnet de bal…

 



 



Il n’était que le septième sur son carnet de bal.

Ce soir là, elle portait une robe ravissante qui faisait s’échapper ses jeunes seins ronds et ambrés d’un bustier de soie noir.


On venait de déposer des profiteroles sur le buffet.

Il en prit deux qu’il avala goulument.

 

Copyright © Arthémisia – oct. 2009

Par Arthémisia
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