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1780 - "Strangers passing in the street By chance two separate glances meet And I am you and what I see is me..."

Publié le par Arthémisia

Echoes (Echos)

Overhead the albatross hangs motionless upon the air
Au dessus l'albatros est suspendu immobile sur l'air
And deep beneath the rolling waves
Et profondément sous les vagues ondulantes
In labyrinths of coral caves
Dans les labyrinthes des grottes de coraux
The echo of a distant tide
L'écho d'une marée lointaine
Comes willowing across the sand
Parvient s'insinuant à travers le sable
And everything is green and submarine
Et tout est vert et sous-marin

And no-one show us to the land
Et pas un ne nous a montré la terre
And no-one knows the where or whys
Et pas un ne connais le où ou les pourquoi
And something stirs and something tries
Mais quelque chose se réveille et quelque chose essaie
And starts to climb towards the light
Et commence à monter vers la lumière

Strangers passing in the street
Des étrangers passant dans la rue
By chance two separate glances meet
Par hasard deux coup d'oeil séparés se rencontrent
And I am you and what I see is me
Et je suis toi et ce que je vois est moi
And do I take you by the hand
Et dois-je te prendre par la main
And lead you through the land
Et te conduire à travers la terre
And help me understand the best I can
Et (que tu) m'aides à comprendre du mieux que je peux

And no-one call us to move on
Et pas un ne nous a appelé à changer
And no-one forces down our eyes
Et pas un n'a forcé nos yeux à atterir
And no-one speaks and no-one tries
Et pas un ne parle et pas un n'essaie
And no-one flies around the sun
Et pas un ne vole autour du soleil

Cloudless every day you fall upon my waking eyes
Sans nuage chaque jour tu tombes sur mes yeux qui s'éveillent
Inviting and inciting me to rise
M'invitant et m'incitant à m'élever
And through the window in the wall
Et à travers la fenêtre dans le mur
Come streaming in on a sunlight wings
A entrer ruisselant sur des ailes de lumière solaire
A million bright ambassadors of morning
Un million de brillants ambassadeurs du matin

And no-one sings me lullabies
Et pas un ne m'a chanté de berceuses
And no-one makes me close my eyes
Et pas un ne m'a fait fermer mes yeux
And so I throw the windows wide
Et donc je me lance dans le large par la fenêtre
And call to you across the sky
Et t'appelle à travers le ciel

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1779 - C'est une façon de penser... (pour MDD, mais pas que...)

Publié le par Arthémisia

Avec : Twelves Rules for a New Academy – Ad REINARDT - 1953

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1778 - Riders on the storm...

Publié le par Arthémisia

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1777 - La nuit liquide

Publié le par Arthémisia

Que le voyage est doux dans les humeurs nocturnes !

Nous marchons, à tâtons.

Notre point de rosée

Se sature.

Suivant les chemins buissonniers,

Vagabondant dans l’interdit de lumière,

Nous condensons une brume.

Nous n’ouvrons que nos portes,

Arrêtons nos optiques sur nos ombres portées.

Puis, nous fondons, instables,

Allongeant nos vapeurs,

Retenant, liquides, la nuit.

Arthémisia © mai 2015

Avec : Morris Louis
Magna acrylic paint on canvas
95 5/8 x 77 5/8 inches

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1776 - Croire

Publié le par Arthémisia

1776 - Croire

N’emballons pas notre histoire dans du papier de soie !

C’est le soir. Nos vies s’éteignent lentement faute de pouvoir s’atteindre, faute de savoir s’étreindre.

Abordons, je t’en prie, cette unicité fabuleuse, qui nous ferait sortir de l’usure ordinaire du quotidien médiocre. Ne renonçons pas.

Abandonnons l’hier : il est temps, de quitter l’atonie, d’oublier les altérations, les souffrances et les doutes, de vivre nos images, de passer à la fête.

Il est grand temps, d’écouter et de croire.

Arthémisia © avril 2015

Avec : Le Séducteur – René MAGRITTE (1898-1967) – Lithographie d'après une huile sur toile de 1951

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1775 - Cruauté

Publié le par Arthémisia

1775 - Cruauté

La faiblesse est cruelle

@ André CAMÉLIO

Avec  : Antonio CISERI - Ecce Homo - 1871 - Huile sur toile

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1774 - Elle

Publié le par Arthémisia

1774 - Elle

Que fait-elle de ses jours ?

Elle court.

Que fait-elle de ses soirs ?

Elle n’y peut que vouloir.

Que fait-elle de ses nuits ?

Elle prie.

Elle court, elle rêve, elle prie. Elle fait l’Amour. Elle est surprise, et elle se goure.

Elle vote pour. Mais tout semble pourri : le monde est devenu sourd. Et gris.

Elle refait pourtant le parcours.

Elle court, après la vie.

Elle prie pour de l’Amour.

Elle court.

Elle prie.

Elle rêve.

Elle court.

Elle crie.

Elle crève.

Arthémisia © avril 15

Avec : Marina ABRAMOVIC, Nude with skeleton, Performance , 2002-2005

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1773 - Cri de tortue

Publié le par Arthémisia

1773 - Cri de tortue

Je pensais qu'il était muet,

J'ai dit qu'il était muet,

Pourtant je l'ai entendu crier.

Première faible stridence

Sortie de l'aurore insondable de la vie,

Lointaine, si lointaine, une hantise, sous le bord auroral de l'horizon.

Lointaine, si lointaine, lointaine stridence.

Tortue in extremis.

Pourquoi fûmes-nous cloués sur la croix des sexes ?

Pourquoi pas laissés accomplis et finis en nous-mêmes,

Comme nous avions commencé,

Comme à coup sûr il commença, parfaitement seul.

Stridence lointaine, était-elle audible

Ou résonnait-elle, directement, sur le plasma ?

Pire que le cri du nouveau-né,

Stridence,

Hurlement,

Clameur,

Péan,

Mortelle angoisse,

Vagissement des naissances,

Soumission,

Tout menu, menu, lointain reptile de la première aurore.

Cri de guerre, triomphe, délice aigu, cri de mort reptilien,

Pourquoi le voile fut-il déchiré ?

Le hurlement de soie de la membrane déchirée de l'âme ?

La membrane de l'âme mâle

Déchirée avec un hurlement mi-musique, mi-horreur.

Crucifixion

Mâle cramponné derrière le mur de gîte de la femme obtuse,

Monté, tendu, écartelé, se poussant hors de l'écaille,

Nudité de tortue,

Long cou, longs membres vulnérables, extirpés, écartés sur ce toit de maison,

La queue profonde, secrète, toute-pénétrante repliée sous ses murs,

Tendu, accroché ferme, en comble d'angoisse, en ultime tension,

Et soudain, dans le spasme du coït, saillant à brusque bond, et, ah !

Ouvrant son visage serré au bout du cou tendu,

Il émet cette frêle clameur, ce cri,

Cet ultra-son

De cette bouche rose, fendue, de vieillard,

Qui rendrait l'esprit

Ou le recevrait avec un cri strident, à Pentecôte.

Son cri, son moment d'abandon,

Le moment de silence éternel

Avant la détente, et après le moment, surprenant, le brusque soubresaut du coït et aussitôt

Le faible hurlement, inexprimable -

Tant que l'ultime plasma de mon corps se retrouva fondu

Dans les premiers rudiments de la vie, et son secret.

Il saillit donc et crie

Coup sur coup ce cri frêle, déchiré, strident.

Après chaque charge, un suspens assez long,

Eternité tortue,

Un âge durant de reptilienne persistance,

Un battement de cœur, un lent battement durant jusqu'au spasme suivant.

Je me rappelle, quand j'étais enfant,

Avoir entendu le cri d'une grenouille, le pied pris dans la bouche d'un serpent dressé ;

Je me rappelle la première fois que j'ai entendu des crapauds-buffles donner de la voix au

printemps ;

Je me rappelle entendre , du gosier de la nuit, une oie sauvage

Crier haut par-delà les eaux du lac ;

Je me rappelle, venus d'un buisson dans le noir, les cris perçants et les roulades du premier

rossignol me surprenant le fond de l'âme ;

Je me rappelle le cri d'un lapin quand je traversais un bois à la minuit ;

Je me rappelle la génisse en chaleur, mugissant au long des heures, incoercible ;

Je me rappelle ma première terreur, entendant les clameurs insolites des chats amoureux :

Je me rappelle le cri terrifié d'un cheval blessé, les éclairs de chaleur,

Et m'être enfui du bruit d'une femme en travail, comme un ululement de chouette,

Avoir écouté en secret le premier bêlement d'un agneau,

Le premier vagissement d'enfant

Et ma mère qui se chantait à elle-même,

Et le premier air de ténor, du gosier ardent d'un jeune mineur qui depuis longtemps s'est

tué à boire,

Les premiers sons d'une langue étrangère

Sur d'intenses lèvres brunes.

Mais plus que cela,

Moindre que tout cela,

Ce dernier,

Cet étrange, faible cri du coït

De la tortue mâle à son comble

Infime, surgi de dessous le bord du plus extrême horizon de la vie.

La croix,

La roue sur laquelle notre silence est d'abord brisé,

Le sexe, qui brise notre intégrité, notre inviolabilité séparée, notre profond silence, Et nous arrache un cri.

Le sexe qui nous brise et nous donne une voix, nous fait appeler par-dessus les abîmes,

appeler, appeler notre complément,

Chanter, appeler, et chanter encore, ayant reçu une réponse, ayant trouvé.

Déchirés pour être rassemblés après avoir longtemps cherché ce qui était perdu.

Le même cri vent de la tortue que du Christ, le cri d'Osiris abandonné,

L'entier déchiré,

Le morcelé, se retrouve intégral dans tout l'univers.

Tortoise Shout - D. H. LAWRENCE

(merci pour la découverte, René clic)

Avec : Pédro et Carapatte dans leurs oeuvres - photo © Arthémisia

 

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1772 - Qu'on m'amène ce jeune homme !

Publié le par Arthémisia

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1771 - La Parole...

Publié le par Arthémisia

La parole ne représente parfois qu’une manière, plus adroite que le silence, de se taire.

La Force de l’âge – Simone de Beauvoir, 1960

Avec : Prendre la parole – Christian BOLTANSKI – 2005 – Installation - http://www.paris-art.com/marche-art/Prendre-la-parole/Boltanski-Christian/4678.html clic

 

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