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1730 - Tourist

Publié le par Arthémisia

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1729 - Ruisseaux

Publié le par Arthémisia

…Et je pose mes lèvres à la tempe

Et j’y bois l’été bleu

L’été porcelainier

Du réseau des battements

Infimes

Des lignes de vie.

Je peins ma bouche

A ton sang

Je mordrai là, si je ne savais

Que tu en mourrais

Alors je te laisse aller

Sur tes rives, dans tes rêves

Dans le vacarme fissuré

De tes ruisseaux

Intimes.

 

Arthémisia © juillet 2014

 

Avec : Les Petits ruisseaux – Renaud PERRIN

Projet d'installation urbaine et mobile. A partir d'éléments gravés sur bois, imprimés sur carton et découpés, il est possible d'assembler ceux-ci de nombreuses façons pour créer d'innocents cours d'eau sur le béton et le macadam.

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1728 - Shakespeare

Publié le par Arthémisia

1728 - Shakespeare

« Nous sommes  faits de l’étoffe des rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil. »

La Tempête (Acte IV, scène 1)

William SHAKESPEARE

 

Avec : Sue WILLIAMS - Irresistible - résine et peinture - 1992

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1727 - Sur le bout de la langue

Publié le par Arthémisia

Je suis sur le bout de ta langue.

Tu m’as sur le bout de la langue.

Je suis née de ton ventre, de tes tripes, de ton cœur. Et puis j’ai cherché la surface.

Au fond de ta gorge, je respirais ton air, et vibrais de tes mots. Je me suis lovée au lisse de tes joues, roulée dans tes papilles. Mais, je ne peux sortir. Tu me gardes sur le bout de la langue, bloquée, retenue, choisie, ferrée.

Tu ne me verras jamais face à toi. Dans cette découverte, tu risquerais la sidération.

Je ne viendrai jamais, ne deviendrai pas.

Tu ne risques rien ; tu ne prends aucun risque ; tu ne me dis pas.

Arthémisia © mai 2014

Avec : Le Petit Chanteur – Georges de La Tour

– vers1640 – Musée de Leicester

(À moins que l’œuvre ne soit de son fils Etienne…)

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1726 - Une Relation

Publié le par Arthémisia

…On fréquente les gens pendant des années, parfois des dizaines d’années, en s’habituant peu à peu à éviter les questions personnelles et les sujets réellement importants ; mais on garde l’espoir que plus tard, dans des circonstances plus favorables, on pourra justement aborder ces sujets, ces questions ; la perspective indéfiniment repoussée d’un mode de relation plus humain et plus complet ne s’efface jamais tout à fait, simplement parce que c’est impossible, parce qu’aucune relation humaine ne s’accommode d’un cadre définitivement étroit et figé. La perspective demeure, donc, d’une relation « authentique et profonde » ; elle demeure pendant des années, parfois des dizaines d’années, jusqu’à ce qu’un définitif et brutal (en général de l‘ordre du décès) vienne nous apprendre qu’il est trop dard, que cette relation « authentique et profonde » dont on avait caressé l’image n’aurait pas lieu, elle non plus, pas davantage que les autres…

 

Michel HOUELLEBECQ – Les Particules élémentaires

 

Avec : L’Arbre du pardon – Sir Edward BURNE-JONES - 1881

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1725 - Brèves de fin avril 2014

Publié le par Arthémisia


"Tu sais, les gens qui s'éloignent
j'ai peur de les poursuivre...
"

© Désirée

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1724 - Dormir

Publié le par Arthémisia

1724 - Dormir

Je dormirai sans toi, sans lui, sans vous.

Je dormirai parce qu’être éveillée m’est souffrance.

Je dormirai parce que je ne peux pas mourir. Je dormirai pour mourir.

Je dormirai sans rien, sans personne, et sans but, juste celui de ne plus être au monde, à toi, à lui, à vous.

Et même à moi.

© Arthémisia – avril 2014

 

Avec : Muse endormie -1910 -  Constantin BRANCUSI - Bronze poli - Centre Pompidou

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1723 - Patinir

Publié le par Arthémisia

1723 - Patinir

Dans le bleu Patinir d’une mer à l’étale, flottent quelques vestiges de fleurs ton sur ton, forget-me-nots infimes de la brutale beauté de germes mort-nés.

La mer ! La mer devant moi !

Mais ce n’est qu’une plaine d’amitié fantasmée.

 

© Arthémisia – avril 2014

 

Avec : Paysage avec Charon traversant le Styx (extrait) – Joachim PATINIR

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1722 - EFFET DE NEIGE

Publié le par Arthémisia

1722 - EFFET DE NEIGE

Je voudrais qu’il neige. La neige ajoute du sens, peut-être un sens nouveau, aux rues. Elle prend le dessus, et affirme ce qu’elle veut.

La nuit se fait alors plus vide, plus anéantie. Un silence de velours enfantin emballe tout. Une absence grandit.

Sous les arbres, l’air tremble. Moi aussi.

Il faudrait rétrécir l’espace. Ou se rétrécir soi-même, devenir un flocon, voleter et puis fondre là-bas au coin de l’oreiller.

Il faudrait peut-être pleurer.

© Arthémisia – mars 2014

Avec : Guiseppe de NITTIS – Effet de neige

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1721 - Pas bégueule !

Publié le par Arthémisia

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