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Articles avec #leurs poesies tag

1424 - T'as mis ta

Publié le par Arthémisia

 

Titi-du-Bd-St-Michel.JPG

 

 

 

 

T’as mis

ta culotte bleu-ciel

 

T’as ton ventre et tes seins

que t’offres sur un plateau

 

T’aimes les fraises

je t’offre des marrons chauds

c’est la fin des tomates

 

 

Au fond des yeux

t’as un oiseau sauvage

que j’avais pas encore vu

 

 

Alfonso JIMENEZ

In Plusieurs vies

Prix  Pont de l’épée 1978

 

 

Avec : Titi du Boulevard Saint Michel © Arthémisia

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1386 - Hymne à Isis

Publié le par Arthémisia

 

http://studioaix.pagesperso-orange.fr/Egypte/imagegypt/isis2.jpg

 

 

Parce que je suis la première et la dernière

Je suis la vénérée et la méprisée

Je suis la prostituée et la sainte

Je suis l’épouse et la  vierge

Je suis la mère et la fille

Je suis les bras de ma mère

Je suis la stérile et mes enfants sont innombrables

Je suis la bien mariée et la célibataire

Je suis celle qui donne le jour et celle qui n’a jamais procrée

Je suis la consolation des douleurs de l’enfantement

Je suis l’épouse et l’époux

Et c’est mon homme qui m’a crée

Je suis la mère de mon père

Je suis la sœur de mon mari

Et il est mon fils rejeté

Respectez-moi toujours

Car je suis la scandaleuse et la magnifique


Hymne à Isis, III siècle ap. J.C.
découvert à Nag Hamadi (Egypte)

 

 

J'aurais dû  publier ce texte mardi dernier.

 

 

Avec : Isis déployant ses ailes protectrices
Peinture murale
Musée de Karnak

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1370 - Vitam Impendere Amori

Publié le par Arthémisia

Mon-Dieu--mon-Dieu-pourquoi-m-as-tu-abandonnee---Copie.JPG 


Un soir je descendis dans une auberge triste
Auprès du Luxembourg
Dans le fond de la salle il s'envolait un Christ
Quelqu'un avait un furet
Un autre un hérisson
L'on jouait aux cartes
Et toi tu m'avais oublié

 


Guillaume APOLLINAIRE

(cité par André BRETON in "Les Pas Perdus")

 

Avec : Eli, Eli, lama ‘azabtani © Arthémisia

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1218 - Le Lac

Publié le par Arthémisia

 

http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0323/m104804_0000890_p.jpg

 



Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'
on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !


Alphonse de LAMARTINE

 

 

 

Avec : Louis Eugène GINAIN – Vue du Lac du Bourget et de l’Abbaye de Hautecombe -

Musée des Beaux Arts de Chambéry.

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1204 - Sonnet allégorique de lui-même....

Publié le par Arthémisia

      Une suite magnifique à mon billet d'hier....

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/43/Phoenix-Fabelwesen.jpg

 

La Nuit approbatrice allume des onyx

De ses ongles au pur Crime, lampadophore,

Du Soir aboli par le vespéral Phoenix
De qui la cendre n'a de cinéraire amphore

Sur des consoles, en le noir Salon : nul ptyx,
        Insolite vaisseau d'inanité sonore,
        Car le Maître est allé puiser de l'eau du Styx
        Avec tous ses objets dont le Rêve s'honore.

        Et selon la croisée au Nord vacante, un or
        Néfaste incite pour son beau cadre une rixe
        Faite d'un dieu que croit emporter une nixe

        En l'obscurcissement de la glace, décor
        De l'absence, sinon que sur la glace encor
        De scintillations le septuor se fixe.

Stéphane MALLARME - Sonnet allégorique de lui-même dit aussi Le Sonnet en yx – première version.

Avec : Phénix - Friedrich Justin BERTUCH, 1790-1830.

 

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1179 - Les Racines avides

Publié le par Arthémisia

 

http://api.ning.com/files/ihGXKTDtgtIgsedPtFmo4HXiV3kJGEjdvH4gGQ*dsCQbDQNmX6KdLBB-c8bPDow2ikrAb8h9wCb*csK6YpO65ns7qmfdhh6z/PenoneGiuseppe_01_2001_Elevazione_Rotterdam.JPG?width=450&height=600




Ces jours qui te semblent vides

Et perdus pour l’univers

Ont des racines avides

Qui travaillent les déserts.

 

Paul VALERY

 

 

 

Avec :   Giuseppe PENONE -  Elevazione – Bronze - Rotterdam

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1164 - Debout (1)

Publié le par Arthémisia

 

http://1.bp.blogspot.com/_ruNmKeZaSOs/S9cRvc9iCII/AAAAAAAAFKs/W4ItfNFjpqQ/s1600/vilhelm-hammershoi-Femme-n%C3%A9buleus-1909.jpg

 

 

 


Lèvres emmaillotées comme une rose humide,
portant les rayons de miel alvéolés,
aux confins du monde dès l’aube des jours
tu étais debout, ravalant tes larmes.



Ossip MANDELSTAM
Nouveaux Poèmes
1930-1934



Avec : Vilhelm HAMMERSHØI - Femme nébuleuse - 1909

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1129 - La Femme et son poisson

Publié le par Arthémisia

 RAY Man - La Femme et son poisson



La vierge et son grillon le lustre et son écume

La bouche et sa couleur la voix et sa couronne

 

Paul ELUARD - Les Mains libres

 

Avec : La Femme et son poisson - Man RAY

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1108 - Si j'avais....

Publié le par Arthémisia


http://tfaoi.org/mn/mid/mid45.jpg


Had I  the heavens’embroidered cloths,

Enwrought with golden ans silver light,

The blue and the dim and le dark cloths

Of night and light and the halflight,

I would spread the cloths under your feet :

But I, being poor, have only my dreams :

I have spead my dreams under your feet ;

Tread softly because you tread on my dreams.

 


Si j’avais les voiles brodés du ciel,

Ouvrés de lumière d’or et d’argent,

Les voiles bleus et pâles et sombres

De la nuit, de la lumière, de la pénombre,

J’étendrais ces voiles sous tes pas :

Mais moi qui suis pauvre, je n’ai que mes rêves ;

J’ai étendu mes rêves sous tes pas ;

Marche doucement car tu marches sur mes rêves.

 

William Butler YEATS

 

 

 

Avec : Dorothea TANNING - Crepuscula glacialia (Var. Flos cuculi),
1997, oil on canvas, 39 x 51 inches

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1060 - Bonne nuit m’amie,...

Publié le par Arthémisia


 

Les rêves de hautes marées

Bisous de la lune derrière les nuages encre chinoise

Les nuages encre chinoise derrière le feuillage orange vif des chênes

Les feuilles orange comme tapis sous mes pas

Pas à pas, joie à joie

 

Copyright © Thomas dont les tentatives poétiques en français ont un charme fou…

Avec : Wassily KANDINSKY - Murnau

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