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Articles avec #leurs poesies tag

469 - Tout en haut...

Publié le par Arthémisia

 
Un ami a déposé ça chez moi en passant...
 
 
 
 
 
 
 

Tout en haut de la colline herbeuse

nue
la peau blanchie des exhalaisons gazeuses de la Lune

Shiva ou Hydre à mille têtes
que m'importe

déesse diaphane au regard aveugle

offrande écartelée, gesticulante au loin
pour le Dieu solitaire

Lupercus

tu danseras la danse folle de la Vestale
adoration

ombre luminescente sous des oeillades de Lune

dans le fond d'encre de la nuit des Morts

Copyright © Yann Sayr

(alcove35@netcourrier.com)

 

  
 
 Merci Yann.
 
avec : Gustave MOREAU - Etude pour Salomé dansant
Les nombreux amateurs de Gustave MOREAU qui hantent ce blog, pourront admirer une autre de ses oeuvres le 1er octobre prochain.

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451 - Promesse à un amant*

Publié le par Arthémisia

 
 
 
2 amis m'ont fait un cadeau....
 
 


Je clorai tes paupière
Sur ton regard d’enfance
Aux couleurs d’ambre clair
Et d’amande mêlées

J’écraserai tes lèvres
De baisers dévorants
Je les caresserai
d’une langue gourmande

Du bout de mes seins
Je  ferai frémir
De caresses légères
Ta peau de bronze doré

Mes doigts se glisseront
Doucement, lentement
Sur ton ventre d’homme
Vers ta hampe en émoi

Et ce trésor  souple
Si doux entre mes doigts
Deviendra arme dure
Prête à se dégainer

Je la baiserai
De ma bouche en corolle
Comme le papillon
Sur le pistil d’or

Je la butinerai
Je la dévorerai
J’en ferai un joyau
Par ma langue happé

Humide de désir
mon orchidée ouverte
Deviendra son écrin
De velours pourpré

Et tu crieras encore
Et tu prieras toujours
Et mes reins t’épuiseront
D’un Jouir divin
 
Copyright © Juliette BEAUDROIT
 
 
  Avec : Photo © Yves LAFFONT 

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417 - Métaphores surréalistes

Publié le par Arthémisia

 
 
 
 
 
La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s’entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d’alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d’indulgence
À la croire toute nue.
Les guêpes fleurissent vert
L’aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.

Paul ELUARD, L'Amour la poésie (1929)



 
 
 
Illustration : Salvador DALI - Portrait de Gala et portrait de Paul ELUARD

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388 - Le Jour point où nul soleil ne luit

Publié le par Arthémisia

 
:0040:
 
 
Le jour point où nul soleil ne luit ;
Où nulle mer ne s’étale, les eaux du cœur
Surgissent avec leurs marées ;
Et fantômes brisés, des vers luisants plein la tête, les choses de lumières
Se pressent à travers la chair vers les os dénudés.
 
Une chandelle entre les cuisses
Echauffe jeunesse et semence et consume le ferment de la vie :
Quand la semence est endormie,
Le fruit de l’homme se déride aux étoiles,
Brillant comme la figue ;
Quand la cire fait défaut, la chandelle dévoile sa mèche.
 
L’aube point derrière les yeux ;
Brassé de pôle à pôle, le sang circule
Tel une mer, de la tête aux pieds,
Ni cernés ni traqués, les flots exubérants du ciel
Fusent à la verge
Devinant à travers un sourire l’huile des larmes.
 
La nuit dans les orbites arrondit,
Telle une lune de poix, la limite des globes,
Le jour éclaire l’os ;
Où nul froid ne sévit, la morsure des rafales
Dépouille l’hiver de ses robes ;
Une taie printanière pend aux paupières.
 
Le jour point sur des parcelles secrètes,
Des recoins de pensées où la pensée embaume sous la pluie ;
Quand meurt la logique,
Le secret de la glèbe pousse à travers l’œil,
Et le sang gicle dans le soleil ;
Dessus les terrains vagues l’aube fait halte.
 
(Traduction de Hélène Bokanowski.)
 
Prenez encore quelques minutes pour laisser vivre plus profondément en vous les émotions de ce poète gallois qui mêle avec une grande virtuosité une réflexion intime et presque lyrique (dans tous les sens du terme puisque Dylan THOMAS -1914-1953- utilisa largement la radio pour diffuser ses textes) à une démarche quasi romantique (surtout dans les poèmes que je qualifierai de « descriptifs »).
Profondément attaché à ses origines bien qu’écrivant en anglais et non en gallois, Dylan mena une vie de débauche et de stupres ce qui ne l'empêcha pas de nous livrer des splendeurs, notamment ses poèmes de jeunesse.(cf. la série des 18 et la série des 25 poèmes). C'est le cas de ce texte dans lequel cette crudité des images qu'on retrouve souvent chez lui,   laisse cependant le lecteur (la lectrice…) en pleine contemplation (...extase?)
 
Copyright © Arthémisia- juin 07
 

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356 - Les Voyelles rimbaldiennes

Publié le par Arthémisia

 

 

 

   A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides
Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
- O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux !

 

Evidemment, RIMBAUD.... 



 

Il y a eu de multiples interprétations de ce célébrissime poème.

Laissez-moi vous soumettre celle-ci.... trouvée ...

 

 En 1961, M. Robert Faurisson, professeur dans un lycée de province, publia sans nom d'auteur dans la revue Bizarre, numéro spécial, 4ème trimestre 1961, (J.J. Pauvert, éd.), une interprétation du sonnet des Voyelles infléchie dans le sens d'un érotisme systématique. En effet selon M. Faurisson, le sonnet qui nous occupe est "un blason de la Femme, de la Femme vue de haut en bas". M. Faurisson continue ainsi : "Les formes des voyelles suggèrent les "formes" de la Femme. De plus l'évocation se fait "in coïtu", du "point de départ" à l'extase, du commencement à la "pointe" du sonnet, ou pour parler comme Rimbaud, de "A" jusqu'à "O". Si bien que "Voyelles" peut se résumer par le schéma suivant :

 


  http://membres.multimania.fr/antonzec/etudes-voyelles.jpeg   


Suivent dix-huit pages de commentaires à la faveur desquels M. Faurisson en arrive à nous proposer de lire à la place de Voyelles sa traduction à lui qui est Vois-Elles.

 


Avec  : photographie personnelle

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334 - Autres temps, autres moeurs?*

Publié le par Arthémisia

 

 

 
 
 
 
A qui le donnez- vous ce joly pucelage ?
A quelque riche fat qui doit estre cocu,
Car un con si poly ne doit estre vaincu,
Ny pour le vit d´un sot s´establir en sevrage
 
Ouvrez vous à ce vit d´admirable courage,
Qu´il vous perce et vous sonde, et luy tendez le cu ;
Sans foutre vous avez par trop longtemps vescu :
C´est faire à si beau con incomparable outrage.
 
Ne parlons plus d´honneur, bon vespre à la vertu !
Ces vieux noms peregrins ne valent un festu,
Le plaisir plus osuvent nous fait gagner victoire.
 
C´est Venus qui a fait ces amoureux loix ;
Il ne faut imposer à nos couillons des choix :
Le foutre est naturel comme manger et boire
 
JOACHIM BERNIER (1620)
 
 
 
 
 
Poésie « soufflée » par Orchis-Mauve
Illustration : Paul GAUGUIN – La Perte du pucelage (dessin préparatoire)

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320 - Les Zoms

Publié le par Arthémisia

 

Font leur pipi contre les murs,
Quelquefois mêm' sur leurs chaussures,
Pisser debout ça les rassure,
Les z'hommes,
Z'ont leur p'tit jet horizontal,
Leur p'tit siphon, leurs deux baballes,
Peuv' jouer a la bataill' navale,
Les z'hommes,
Z'ont leur p'tit sceptre dans leur culotte,
Leur p'tit périscop' sous la flotte,
Z'ont le bâton ou la carotte,
Les z'hommes,
Et au nom de ce bout d'bidoche
Qui leur pendouille sous la brioche,
Ils font des guerres, ils font des mioches,
Les z'hommes...

Ils se racontent leurs conquêtes,
Leurs péripéties de braguette,
Dans des gros rir' à la buvette,
Les z'hommes,
Ils se racontent leur guéguerre,
Leurs nostalgies de militaires,
Une lalarme à la paupière,
Les z'hommes,
Virilité en bandoulière,
Orgueil roulé en band' moll'tières,
Agressivité en œillères,
Les z'hommes,
Ils te traiteront de pédé,
De gonzesse et de dégonflé,
A moins qu'tu n'sort' dehors si t'es
Un homme...

Z'aiment les femmes comme des fous,
C'est si pervers et c'est si doux,
"Enfin quoi ! C’est pas comm' nous,
Les z'hommes".

Z'aiment les femmes à la folie,
Passives, muett' et jolies
De préférence dans le lit,
Des z'hommes,
Au baby-room ou au boudoir,
A la tortore ou au trottoir,
Z'aiment les femmes sans espoir,
Les z'hommes,
Prostituées ou Pénélopes,
Apprivoisées ou antilopes,
"Toutes les femm' sont des salopes"
Pour les z'hommes...

C'est en quatre vingt treiz', je crois
Qu'ils ont tué la femme du roi
Et la déclaration des Droits
De l'Homme,
C'est depuis deux mille ans, je pense,
Qu'ils décapitent en silence
Les femmes d'ailleurs et de France,
Les z'hommes,
Z'ont abattu les Thibétaines,
Z'ont fricassé les Africaines,
Z'ont indigné les Indiennes,
Les z'hommes,
Z'ont mis le voile aux Algériennes,
La chasteté aux châtelaines
Et le tablier à Mémène,
Les z'hommes...

Excusez-moi, mais ell' me gratte,
Ma pauvre peau de phallocrate,
Dans la région de la prostate
Des z'hommes,
Excusez-moi, mais je me tire,
Sans un regret, sans un soupir,
De votre maffia, votre empire
Des z'hommes,
A chacun sa révolution,
Aurais-je seul'ment des compagnons
Qui partagent l'indignation
D'un homme ? {x2}
paroles et musique d'Henri Tachan
 
et un cadeau...:
 
 
Illustration : Jean -François RUDE  - Le Départ des volontaires autrement appelé La Marseillaise
Se trouve sur l'Arc de Triomphe côté Champs Elysées.
 
 

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301 - Orchis- Mauve

Publié le par Arthémisia

Je te voudrais encore

je te voudrais toujours

et que tes mains trop chaudes

me créent et me recréent

et que ta voix me porte

et que ton corps me blesse

et que je crie encore

et que je crie assez.

 

Je voudrais toujours

et te boire et me perdre

et écouter ton corps

et mon corps épuisés

 

 

Je te voudrais encore

 

copyright © Orchis-mauve dont je vous invite à aller visiter le site.
 
 
Illustration: Orchis-mauve

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292 - A Lire avec la plus grande attention...

Publié le par Arthémisia

La première fois quand je l'ai vue
J'ai tout de suite remarqué son regard
J'en étais complètement hagard

Dans ce jardin du Luxembourg
Je me suis dit : il faut que je l'aborde
Pour voir si tous les deux on s'accorde

J'ai déposé mon baluchon
Alors j'ai vu tes gros yeux doux
J'en suis devenu un peu comme fou

Quand je t'ai dit que tu me plaisais
Que j'aimerais bien te revoir
Tu m'as donné rendez-vous le soir

Et je t'ai dit Oh Pénélope
Que tu étais une sacrée belle fille
Que je t'aimerai toute ma vie

Quand dans ce lit de marguerites
Tu m'as caressé doucement la tête
Ma vie entière est une fête

Et sous les regards de la foule
J'ai posé ma main sur ta main
Vous voyez bien que ce n'est pas malsain

A l'ombre des eucalyptus
Je t'ai dit : je veux que tu me suives
Je te sentais d'humeur lascive

Alors comme ça dans les tulipes
Tu m'as fait une petite promesse
Gage d'affection et de tendresse

Si notre amour devait céder
Je n'aurais plus qu'à me faire prêtre
Je ne pourrais jamais m'en remettre

Car si un jour notre amour rouille
Je m'en mordrai très fort les doigts
Chérie vraiment je n'aime que toi

Paul Adam (Écrivain français 1862 - 1920) ...

 

Avec  :  GEROME - Pygmalion

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276 - La Fellation d'un autre

Publié le par Arthémisia

Fellation
Tu me chasses de ton ventre
Encore ouvert
Et tu viens me chevaucher
Pour nous lier de langues et de salives
Et me réchauffer le corps.
 
De tes doigts
Mêlés à ton souffle
Abeilles de venin et de miel agaçant,
Qui tracent les caractères du vent
D’une douleur exquisément aiguë
Qui me gonfle, me tend,
 
Jusqu’à l’insupportable,
Qui passe comme une tiédeur fraîche
Jusqu’à l’intérieur de mes cuisses,
Pour boire ma peau à même sa nudité
Par tous ses pores,
 
Jusqu’à m’en mordre les seins,
Avant d’aller noyer mon nombril
Sous tes cheveux,
Dix milles piqûres/caresses,
Et ta main qui me cherche
 
A trouver au bas de mon ventre
Ta bouche de velours et d’orange,
A m’en faire jouir à fond de gorge
D’écume blanche
Dans la mousse de tes joues.
 
© François d’Alayrac
Illustration : Jean DUBUFFET – L’écume des roches

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