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Articles avec #mes texticules (oui, oui... les miens!) tag

1826 - Au Jardin étoilé

Publié le par Arthémisia

1826 - Au Jardin étoilé

Oui ! Encore tu fondras dans l’osmose fractale,

Repartant en arrière, en arrière, en avant,

Dépassant le mousseux, le fanal, le Graal,

Bousculant lentement l’habitacle dormant.

 

Dans le sucre lacté de ces heures indolentes,

Tes idoles fluides liquideront ton passif

En brasses embrassées de gâteries riantes

Traces émues d’un paysage à vif.

 

Au jardin étoilé tu glisseras suave

Le silence efficace de ta caresse raide

Et porteras aimant l’abandon de ta Muse

Là où plus rien que toi ne peut lui servir d’aide.

Arthémisia © oct 2016

Avec : La Nuit étoilée – Vincent Van Gogh – MOma – New York

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1803 - L'Amour noir

Publié le par Arthémisia

1803 - L'Amour noir

Il avait fleuri dans le jardin parfumé, au fond des grottes jolies où vivent les hérissons.

Il avait rampé sous les lunes citronnées, grandi parmi les écorces ambrées et plongé dans le lait salé des nuits sans fin.

Il avait chanté les flots balancés des suds inconnus.

Il avait écouté les silences clos, les souffles repus et les balbutiements sucrés des matins tièdes, des soleils revenants.

Il avait cru, comme on croit au miracle de la vie.

Aujourd’hui l’amour noir pleure, le ventre vide.

 

Arthémisia © avril 2016

Avec : Pomme d’amour noire clic

 

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1800 - Eros et Thanatos

Publié le par Arthémisia

Certains maux comptent triple ; ils multiplient les dons. Elle marche dans leurs ombres, leurs fières ombres dorées.

Elle avait vu ses peurs. Elles étaient bien cachées pourtant, tant et si bien que tous ignoraient jusqu’à leur existence.

Mais oui, elle les avait vues elle, lobées derrières le voile triangulaire de son Nil rose. Et elle avait découvert combien elles camouflaient mal le domaine des colonnes, le domaine de la vie.

Arthémisia © février 2016

Avec : Edouard de ‘Pazzi – Photo extraite de la série Nus en noirExposition « Memento Mori » - Maison de la Photographie – 2007

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1794 - VALENSOLE

Publié le par Arthémisia

Peintures de l'authentique. 
Sur le vif. 
Le pinceau "tranche" la feuille, le soc la terre. 
Les limites militent en quête de pouvoir. 
Les peaux de la glèbe s'accumulent. 
Strates. Statues plates. 
L'œil plane sur le plateau. 
Ren étale son eau. 
En sol s'en va le val...

Arthémisia © Novembre 2015

Avec : René CHABRIERE – Valensole – 1978 - Peinture glycéro – 80x120cm

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1786 - Grandir ?

Publié le par Arthémisia

J’aurai pu t’offrir un coquillage en remerciement du tien. Mais j’ignorais ta langue. Ich liebe dich, …enfant si blond.

J’aurai pu te donner encore et encore, mais je ne suis pas ta mère même si tu le croyais si fort.

J’aurai pu apprendre à glisser ailleurs que sur tes lèvres. Ta mer en rêvait et je connais pourtant tes écumes.

J’aurai pu me taire. Je pensais que tu avais besoin de partager le mot. Mais tu n’avais besoin que d’un souffle, celui de tes collines solitaires.

J’aurai pu refuser de payer l’addition et partir en te plantant là. L’argent a-t-il un sexe ? Moi, j’ai juste un peu d’éducation…

Oui, j’aurai pu...

Même tomber amoureuse.

Je n’ai fait que grandir.

Arthémisia – copyright © juin 2015

Avec : Les Trois Ages de la femme – Gustav KLIMT – Huile sur toile-, 1905 – 178x198 - Galleria Nazionale d’Arte Moderna, Rome

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1776 - Croire

Publié le par Arthémisia

1776 - Croire

N’emballons pas notre histoire dans du papier de soie !

C’est le soir. Nos vies s’éteignent lentement faute de pouvoir s’atteindre, faute de savoir s’étreindre.

Abordons, je t’en prie, cette unicité fabuleuse, qui nous ferait sortir de l’usure ordinaire du quotidien médiocre. Ne renonçons pas.

Abandonnons l’hier : il est temps, de quitter l’atonie, d’oublier les altérations, les souffrances et les doutes, de vivre nos images, de passer à la fête.

Il est grand temps, d’écouter et de croire.

Arthémisia © avril 2015

Avec : Le Séducteur – René MAGRITTE (1898-1967) – Lithographie d'après une huile sur toile de 1951

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1774 - Elle

Publié le par Arthémisia

1774 - Elle

Que fait-elle de ses jours ?

Elle court.

Que fait-elle de ses soirs ?

Elle n’y peut que vouloir.

Que fait-elle de ses nuits ?

Elle prie.

Elle court, elle rêve, elle prie. Elle fait l’Amour. Elle est surprise, et elle se goure.

Elle vote pour. Mais tout semble pourri : le monde est devenu sourd. Et gris.

Elle refait pourtant le parcours.

Elle court, après la vie.

Elle prie pour de l’Amour.

Elle court.

Elle prie.

Elle rêve.

Elle court.

Elle crie.

Elle crève.

Arthémisia © avril 15

Avec : Marina ABRAMOVIC, Nude with skeleton, Performance , 2002-2005

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1757 - L’Agenda (Le blanc vs les couleurs)

Publié le par Arthémisia

C’est tout blanc.

Depuis trois mois.

Tout blanc, nu et froid.

Tout blanc de vide, de mauvais sommeil, d’immenses plages dont on ignore le sol, tout blanc de neige non foulée, muette, isolée, perdue.

Tout blanc d’absence.

Tout blanc de presque mort.

Mais, soudain, apparaissent des couleurs, peu d’abord, puis, qui se répètent, et reviennent plus fortes, plus nombreuses, multipliées, plus resserrées, plus assurées : du rouge, du vert, de l’orange, des couleurs avec lesquelles d’ordinaire on n’écrit pas, et qui, ici, en claquent d’autant plus, des couleurs de baffe, de celles qu’on n’oublie pas. Dans la g…

On ne peut pas oublier.

Il ne faut pas oublier.

Ces cris nous sautent aux yeux, hachant les pages comme autant de douleurs.

Réunions. Rendez-vous. Début de…Fin de…Formations. Ça sonne dans tous les coins. Ça écorche le cœur.

Et ça fait peur.

Aussi.

Arthémisia © février 2015

Avec : Agenda Moleskine (clic)

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1750 - La Réplique aux crapauds

Publié le par Arthémisia

Il y a un message au fond de mes yeux, mais je ne peux pas le lire. Il faut que je me rapproche.

Le chemin est boueux, plein d’eau croupie et de crapauds spongieux au regard torve. Que me voulez-vous ? Vous n’êtes pas qui vous voulez être. Vous n’êtes pas mes princes, pas mes rois. Vous n’êtes que des crapauds, et je ne me laisserai pas faire. Vous n’aurez pas les gouttes de mes paupières, pas mon sang, pas ma foi. Vous ne rentrerez pas chez moi : la porte est trop lumineuse pour vous, et j’y chante encore l’Amour. Ou du moins son idée.

Arthémisia © janvier 2015

Avec : Le Crapaud – Tomi UNGERER – aquatinte – 76x56 cm

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1749 - "Paysage, ta douceur abstraite réveille ta profondeur..." ¹

Publié le par Arthémisia

J’ai traversé le ciel.

Il était encore sombre.

Seuls, se détachaient, là, devant, les toits noirs des maisons, auréolés de l’or des réverbères, un or vieilli, sale, un or urbain et poussiéreux, l’or des nuits suspectes, l’or des matins barbouillés, l’or des défaillances.

Mais, à l’est, affleurait une ride d’incarnadin, tendre et fraîche, candide, qui soudain est venue embrasser le blanc de l’Eglise, à l’instar d’une rose.

Je me suis faufilée dans le jour.

Arthémisia © janvier 2015

¹ - Octavio PIXEL

Avec : Paysage gris et roseOctavio PIXEL (clic)Création numérique – 80x80 cm

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