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Articles avec #mes texticules (oui, oui... les miens!) tag

1703 - De la Fragilité

Publié le par Arthémisia

Il n’avait pas bonne mine. Oh ! Juste un peu pâlichon. Surement quelque chose de mal digéré ou bien une trop forte dose de stress. De celui qui ronge un peu le ventre.

Mais le bleu du canapé lui allait bien. Il complémentait sa peau, la teintant par ici et par là de reflets d’ocre. De vestiges de soleil.

Il  jouait, il jouait à ce jeu d’homme avec lui-même, ce jeu interdit et cruel, et ce jeu peignait son corps en pigments nouveaux qui semblaient exorciser le mal.

Seule, l’horrible photo de coquelicots en gros plan, accrochée au dessus du canapé, manquait totalement d’intelligence, incongrue.

Je suis restée longtemps à le regarder. Jusqu’à ce qu’il se lève, en colère, je crois.

Les coquelicots ont des ardeurs fragiles.

 

© Arthémisia – août 2013

 

Avec : canapé IKEA

 

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1697 - Titres, rien que titres (7)

Publié le par Arthémisia

  • Us et coutumes du tamanoir d’Europe occidentale 
  • Pourquoi ne faut-il pas peindre le plafond de la chambre en parme ? 
  • 32 – 9 – 6
  • Un cas clinique : l’addiction au Sancerre 
  • Il ne savait compter que jusqu’à 68 
  • The gap
  • Je ne téléphonerai pas 

 

Toute ressemblance avec des personnages ou des situations existantes ou ayant existé est totalement souhaitée.

 

Retrouver les autres "Titres, rien que titres"  , , , , et .

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1694 - A(d)venir

Publié le par Arthémisia

 

 

Pouvons-nous atteindre la révélation dans l’obscurité et le silence ? L’invisibilité conduit-elle à l’épiphanie ?

Le compagnonnage, le partage, la séduction nous l’interdisent-ils ? Sont-ils des obstacles à notre avènement ? Faut-il le retrait pour (l’)être ?

 

© Arthémisia – juillet 2013

 

 

Avec : Eleven A.M. – Edward Hopper

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1683 - Il a perdu le Paradis

Publié le par Arthémisia

Elle : ─ Tu as perdu le Paradis ?!!!

Mais qu’en as-tu fait ? Ce n’est pas possible ! Quand t’en es-tu servi la dernière fois ? Réfléchis ! Rappelle-toi !

Non, ce n’est pas possible. On ne peut pas perdre le Paradis…

Peut-être l’as-tu trop bien rangé ? Dans l’armoire, au fond du grand tiroir ? Ou alors tout en haut ? Tu es monté sur l’escabeau ?

Ou bien tu l’as caché, pour qu’il ne tombe pas entre les mains de personnes mal intentionnées ? Sous ton lit ? Tu as regardé ? Je sais, il y a plein de moutons qui y bêlent. Mais tends donc un peu l’oreille ; peut-être que tu vas l’entendre chanter au milieu du troupeau ?

Et dans le coffre ? Non, pas celui de la voiture, celui derrière ce tableau. T’es sûr ? Il n’y rentrerait pas ?

Bon ben alors, dans la trappe d’accès de ta baignoire : c’est là que je mets mes bijoux chez moi. Tu ris ? N’empêche que quand j’ai été cambriolée, ils ne les ont pas trouvés mes bijoux.

Allez, fais un peu marcher tes neurones : si tu l’avais là le Paradis, entre tes mains, et que tu devais le ranger, tu le mettrais où ?

 

(Il réfléchit)…

 

Elle : ─ Au fait, j’ai réservé les billets pour Rome.

Auprès de Saint Pierre, on devrait se rapprocher du …Paradis.

 

 

© Arthémisia – mai 2013

 

Avec : Roger Van der WEYDEN – Polyptique du Jugement dernier - Huile sur bois

- vers 1445-51 ?, Beaune, Hôtel-Dieu.

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1673 - Les Peaux du maintenant

Publié le par Arthémisia

Nous ne sommes pas des champs clos gelés dans nos rêves, ressemblant aux hier, voulant tant et tant que quand l’instant s’éclaire nous serions encore empêtrés dans l’ombre.

Nous mangeons le moment, le lieu, le vent qui tourne autour de nous et nous enrobe de nos peaux du maintenant.

Nous sommes grands et fiers. Aimants. Vivants !

 

© Arthémisia – mai 2013

 

Avec : Otto MUELLER (1874-1930) – Couple, autour de 1919 - Lithographie

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1669 - Sa Coquille

Publié le par Arthémisia

Le lampadaire jaune perce les volets et donne à la chambre des lueurs nauséeuses.

J’ai soif.

Les draps sont pleins de plis que mon corps ne sait taire.

Je m’enroule dans la nuit.

Les fleurs géométriques du plafond de polystyrène m’écrasent.

Je rêve de ta bouche et ne la quitte plus, m’arapède à ta peau muraille de tendresse.

Je ferme les yeux sur ta part d’ombre.

Le monde se concentre. Je suis sa coquille.

 

© Arthémisia – avril 2013

 

Avec : Anne VALLAYER-COSTER (1744-1818) - Nature morte aux coquillages et au corail. Paris, Musée du Louvre

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1666 - Que du feu

Publié le par Arthémisia

 

 

Sous le fil du rasoir, l’horizon avait bleui.

C’était un bleu imprévu, improbable.

Un bleu dans lequel je n’ai vu que du feu.

 

© Arthémisia – avril 2013

 

 

Avec : Rasoir en bronze,

1er âge du fer, civilisation de Hallstatt,

trouvé à Acy-Romance. Musée de l’Ardenne, Charleville-Mézières (08)

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1661 - En vrac

Publié le par Arthémisia

La récente mise à jour de mon blog a tout mis en vrac : les catégories que j'avais rangées avec amour dans la colonne de droite sont toutes mélangées et je n'arrive pas à les remettre dans l'ordre . Pire : certaines ont disparu.

 

Et je ne vous parle pas des liens amis dont plus des 2/3 se sont envolés! Je viens d'apprendre qu'ils sont désormais limités à 10. Elle n'est pas belle la vie?!

 

Je n'arrive même pas à choisir la couleur de ce texte, ni à le justifier ! ....ah si : ça y est!

 

COLERE !!!!!!!

 

MERCI Over-blog !!!!

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1660 - Ordinaire

Publié le par Arthémisia

 

http://www.gilbert-garcin.com/img/chrono/2009/400-un-jour-ordinaire.jpg

 

 

Il nous est arrivé du Beau. De l'agréable. On ne l'attendait pas.
Il est reparti.

Et pourtant on n'est même pas triste.
La déception serait tellement ordinaire.

© Arthémisia - avril 2013

 

Avec : Gilbert GARCIN - Un Jour ordinaire

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1649 - Le Pigeon (pas de Süskind)

Publié le par Arthémisia

 

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Ce matin, sur le quai de la gare, un pigeon est passé devant moi. Et, comme je n’avais rien d’autre à faire en attendant mon train, j’ai regardé ce pigeon.

 

Je n’avais jamais vraiment regardé marcher un pigeon.

C’est laid un pigeon. Quand ça marche, ça avance et ça recule sa tête comme un sexe d’homme, un sexe rond et gris qui s’énerve.

Ce n’est pas que je n’aime pas les sexes d’hommes …mais je n’aime pas les voir greffés sur des corps de pigeons. Les hommes ne sauraient être des pigeons. Ils n’ont rien à voir avec des pigeons.

 

© Arthémisia – février 2013

 

Avec : Le Prétentieux du Boulevard Saint-Michel © Arthémisia-07/2009

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