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628 - La Disparition

Publié le par Arthémisia

 

"Savoir disparaître c'est savoir manquer."

Jean Claude BRIALY

 

Illustration : Edward HOPPER - Hotel room

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M
Bonsoir,Exister par son absence ... l'idée me plaît.Chaleureusement,Mireille
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A
<br /> <br /> ..comme un négatif photographique...un pochoir...oui, Mireille.<br /> Reviens quand tu veux.<br /> amicalement<br /> Arthémisia<br /> <br /> <br /> <br />
M
savoir disparaitre... peut avoir tant de sens, pas seulement la disparition "totale, de la mort"... savoir disparaitre pour manquer.. aux autres? ou soi..à soi?! J'aime cette "peinture-photo" ou le personnage disparait dans son livre, ce'st ainsi que je suis quand un livre me captive et je manque...à ma réalité, me mettant en symbiose totale avec mon livre....
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A
<br /> <br /> Oui, il y a aussi cette idée de savoir disparaître en soi, d'être totalement inaccessible aux autres, replié dans son être salvateur (?)<br /> J'employais en parlant avec une amie d'un retranchement escargotique (l'escargot est symbole marial) loin de l'agitation du monde, pour se retrouver, ou du moins se mettre en quête d'une<br /> certaine forme de pureté, de SA pureté.<br /> <br /> <br /> <br />
B
je corrige,  ...c'est sans doute ce vide qui provoque le mouvement ... mais ne disparaissons pas tous en même temps!
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A
<br /> <br /> Peut être que nous ne sommes pas loin des phénomènes physiques<br /> qui veulent que le vide cherche à être comblé.<br /> <br /> <br /> Cette nécessité de  comblement provoque des mouvements d’aspiration, d’attirance, de désir, d’élan.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Quand je parlais de se penser à la fenêtre, c’était un jeu de<br /> mot car dans les cas infernaux d’extrême manque,  le fait de penser, de se penser,  envahit tant l’espace<br /> (voir le tableau de HOOPER) qu’il en devient très très proche du basculement, du penchement, du basculement.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Les fenêtres sont alors des métaphores de cette quête de<br /> remplissement.<br /> <br /> <br /> Mais pas que…<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Que veux tu dire par « ne disparaissons pas tous en même temps! »<br /> <br /> <br /> Ma petite expérience m’a prouvé le<br /> contraire !<br /> <br /> <br /> Bises, virus.<br /> <br /> <br /> Arthi<br /> <br /> <br /> <br />
A
J'adore Hopper. Une telle poésie, une telle beauté mélancolique, du temps qui s'arrête (un peu comme dans les photographies, pas les photos sophistiquées pour faire de l'"art", mais celles qui nous touchent comme si elle faisaient parie de notre vie). "Peintre du manque". Oui, t'as probablement raison, peut-être pas que de ça mais en grande partie, certainement. En tous cas tu n'as pas besoin de disparaître pour me manquer, toi ! Je vais finir par demander ma mutation dans le sud, les parisiens sont chiants, toi tu es lumineuse.
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A
<br /> <br /> C’est vrai que les peintures de HOPPER peuvent se voir<br /> comme des photos, je dirai même des instantanés, subtils clichés de vie, de furtifs moments capturés dans la pudeur des isolements de l’être, le punctum dont parle BARTHES dans La Chambre claire.<br /> <br /> <br /> [Le punctum d’une photo, c’est ce hasard qui, en elle, me point (mais<br /> aussi me meurtrit, me poigne).]<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pour poursuivre sur  ma lumière, Alex, ne te fais pas d’illusion. Le fond sombre de mon blog te la rend plus intense mais  sache qu’elle<br /> n’a pas attendu ces temps d’olympisme meurtri pour vaciller parfois.<br /> <br /> <br /> La vie est belle<br /> parce que la lutte est belle. Pierre de COUBERTIN …<br /> <br /> <br />  <br /> bisous, Alex<br /> Arthi<br /> <br /> <br /> <br />
F
On ne cesse pas de se projeter avec ses a priori et ses structures mentales personnelles... La preuve: en lisant le titre de ton article "La disparition" j'étais persuadé qu'il allait être question du très subtil livre de Perec... Amicalement à toi... Bises...
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A
<br /> <br /> Eh bien, disons que ma disparition pourrait cependant être très proche de celle de<br /> Pérec...<br /> Je supprimerai simplement le A.<br /> ...<br /> <br /> <br /> <br />
.
Savoir manquer : dans le sens de manquement au contrat social...cela ne va sans culpabilité,  se rendre libre !
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A
<br /> <br /> Dans certains cas le verbe savoir est synonyme du verbe pouvoir..(avoir la force de...)<br /> <br /> <br /> <br />
C
Et savoir manquer à celui ou celle qui nous manque, c'est tout un art...Bisous pluvieux aujourd'hui ;-)PS : j'aime cette toile, bel harmonie avec les mots
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A
<br /> <br /> L'Art de la symbiose?<br /> <br /> <br /> <br />
S
J'ai toujours aimé ce peintre, son apparente simplicité.
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A
<br /> <br /> Son extrème densité.<br /> <br /> <br /> <br />
A
Savoir disparaître c'est savoir "que l'on va" manquer ?Solitude, isolement, mélancolie, érotisme=HOPPER.Bise Amanieu
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A
<br /> <br /> Savoir disparaître c’est savoir manquer,<br /> savoir que l’on va manquer » et aussi que l’on va être soi-même en état de manque…Cela poursuit  la question de<br /> Désirée.<br /> <br /> <br /> HOPPER devait être là pour ce<br /> thème.<br /> <br /> <br /> Bises<br /> <br /> <br /> Arthi<br /> <br /> <br /> <br />
D
En tout cas cette citation n'est pas très claire. Savoir manquer, à qui? à soi? aux autres?Un jour dans une dispute j'ai dit sans aucune colère à ma mère que "nul n'est irremplaçable". Cette pique l'a véritablement blessée néanmoins je le pense encore, sincèrement. Cela à moins à voir avec l'amour qu'avec la mémoire, la constance de la mémoire. Nous sommes tous remplaçables, et aussi vite oubliés. La vie IRL et virtuelle m'a appris combien et à quelle vitesse un clou pouvait chasser l'autre. Ceci dit sans amertume, juste une constatation. :)
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A
<br /> <br /> Je me porte en faux contre tes propos,<br /> Désirée car je crois vraiment que certains êtres sont irremplaçables et ceci tant sur le plan de la mémoire, du souvenir qu’ils laissent, que de l’amour.<br /> <br /> <br /> Personnellement, j’ai perdu des êtres chers<br /> (décédés ou éloignés) et les jours qui s’accumulent et qui  pourraient mettre de la distance entre eux et moi, ne me les font pas pour autant moins<br /> manquants.<br /> <br /> <br /> Suis-je naïve, ou trop sensible…ou simplement pleine<br /> d’affect ? <br /> <br /> <br /> <br />
O
Eh oui! il faut avoir ce courage !!!Merci pour Hopper
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A
<br /> <br />  <br /> <br /> <br /> D’aucun y voit de la lâcheté.<br /> <br /> <br /> Hopper est tellement le peintre du manque…Il m’est apparu comme une évidence.<br /> Heureuse de t’avoir fait plaisir.<br /> <br /> <br /> Bises<br /> <br /> <br /> Arthi<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
B
 ... en ne s'occupant que de soi !
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A
<br /> <br /> <br /> Souvent il faut ouvrir la fenêtre et se penser...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
(
"la tentation de disparaitre derrière le pullulement des mains""L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn"
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A
<br /> <br /> Le vide du trop est un regard plus mortel que celui du néant.           <br /> <br /> <br /> <br />
J
"Tu n'es jamais seule."
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A
<br /> <br /> On est au moins avec soi – même ou avec Dieu ce qui revient peut-être au même ?........<br /> <br /> <br /> Je dis cela parce que je viens de lire cela : « Vous êtes des<br /> dieux »- psaume 82-6- Jean 10-34<br /> <br /> <br /> <br />
B
Chouet ! Je viens enfin de comprendre pourquoi je me manque.Rire.
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A
<br /> <br /> Toi aussi tu cours à ta perte ?<br /> <br /> <br /> <br />