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676 - Le Jour

Publié le par Arthémisia


Il faudra bien un jour s’éloigner du rivage,
Prendre le chemin de terre blanche, tant vide de son sang,
Courir après l’aurore et ses papiers de chiffres,
S’accrocher aux calculs, et aux listes du temps.

 

Il faudra bien un jour, rejeter les caresses,
Celles que tu m’as données et celles que j’attends,
Oublier la fournaise des nuits de nos paresses,
Et la cendre des matins dans tes mains de géant.

 

Il faudra bien un jour, renoncer à la joie,
Des rêves et des peaux, des tables bousculées,
Des lits parfumés d’or et couronnés de jus,
Des fleurs qu’on ne fait plus que dans les catalogues.

 

Il faudra bien un jour, creuser soi-même sa tombe,
A grands coups de relents et de larmes en boule,
Et apprendre à connaître la gentillesse émise
Par ceux que l’on appelle si banalement les grands.

 

 Il faudra bien un jour trouver la déconvenue,
Celle repoussée mille fois, image après image,
Oter sa robe de bal et dire joyeusement,
Je suis seule, ce n’est pas grave,

Puisque je suis vivante…

 
Copyright © Arthémisia - mai 2008

Avec : Michelangelo PISTOLETTO - Vénus en loques

Commenter cet article
G
je l'entends déjà chanté...Extrait d'une chanson chantée par Léo Ferré qu'un de vos vers a rappelé :Mais doucement passent les joursAdieu, la jeunesse et l'amourLes petit's mômes et les " je t'aime "On laiss' la place et c'est normalChacun son tour d'aller au balFaut pas qu'ça soit toujours aux mêmesLe cœur, ça se dit : corazonEn espagnol dans les tangosEt dans mon cœur, ce mot résonneEt sur le boul'vard, en automneEn passant près du MikadoJe n'm'arrêt' plus, mais je fredonneC'était bath, le temps du tango !
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A
<br /> <br /> Merci gballand. Je ne connais pas cette chanson pleine d’atroce lucidité.<br /> <br /> <br /> On se tutoie ?<br /> <br /> <br /> <br />
A
La dernière nuit ou le dernier matinle dernier brin de lumièrele dernier sourirela dernière fleurle premier amourle premier banc vertle premier poing dans la gueulele deuxièmele premier baiserle dernierle troisième poing dans la gueuleLe premier mitterrandle deuxièmele troisième, quatrièmele premier chiracle premier chiracle premier Sarkole dernier SarkoLa dernière séance... et mon dernier commentaire, avant le prochain ! 
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A
<br /> <br /> ...que j'attends avec impatience d'autant que l'humour de celui ci me met en appétit<br /> <br /> <br /> <br />
S
Il  faudra bien   un jour regarder  le dernier crépuscule qui  borde la nuit  pour comprendre la fin d'un rêve .Il  faudra bien toujours  accorder le dernier baiser à cette tentation d'aimer.Il  faudra  bien  un jour accepter ce  corps veillissant même si l'âme demeure appétissante.Il  faudra bien  un jour raisonner cette conscience qui ne se soumet  pas à la sagesse du  temps..... bise  amitié
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A
<br /> <br /> Ben ça va être dur!!!!!!!!!<br /> Bises<br /> Arthi<br /> <br /> <br /> <br />
J
"Que jamais la voix de l'enfant en lui ne se taise, qu'elle tombe comme un don du ciel offrant aux mots desséchés l'éclat de son rire, le sel de ses larmes, sa toute-puissante sauvagerie".
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A
<br /> <br /> Il ne faudra jamais<br /> Dire tout ce qu'on a vécu<br /> Ça ne regarde pas<br /> Les gens du temps qui passent<br /> Ni mes histoires de cœur<br /> Ni mes amours déçues<br /> N'avantageront<br /> Mon reflet dans la glace<br /> <br /> <br /> Je suis un enfant<br /> Qui marche à pas comptés<br /> Entre des HLM<br /> Et des fleurs en plastique<br /> Entre trois cimetières<br /> Et quatre vérités<br /> En plein cœur d'un présent<br /> Qui va fermer boutique<br /> Il ne faudra jamais dire<br /> Ce qu'on a compris<br /> On l'a fait par hasard<br /> Et sans aucun mérite<br /> Quand j'ai vidé ma poche<br /> Il me reste le prix<br /> De quatre roses rouges<br /> Et d'un cornet de frites<br /> <br /> Il ne faudra jamais<br /> Révéler nos secrets<br /> Ça ne regarde pas<br /> Les gens qui nous regardent<br /> Ils viennent d'un pays<br /> Où plus rien n'est sacré<br /> Ils crèvent entre copains<br /> Tant pis, que Dieu les garde<br /> <br /> Il ne faudra jamais dire<br /> Qu'on était heureux<br /> Qu'on avait du talent<br /> Qu'on était magnifiques<br /> Que d'un exploit d'huissier<br /> On savait faire du feu<br /> Et que du mal d'amour<br /> On faisait des musiques<br /> <br /> Il ne faudra jamais dire<br /> Qu'on était idiots<br /> Qu'on ne savait rien<br /> Mais qu'on vivait quand même<br /> Quand on a dégusté<br /> Sa jeunesse au boulot<br /> Avec la mort qui vient<br /> On peut faire un poème<br /> <br /> <br /> <br /> Serge Reggiani.<br /> <br /> <br /> Paroles : Bernard Dimey. Musique : François Bernheim<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
O
Cette douce et élégante mélancolie, parfumée de sagesse, me plaît et me surprend de A. la passionnée.Bises tendres
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A
<br /> <br /> Il m'arrive, O., de me surprendre moi même.<br /> A la relecture, surtout...<br /> bisous<br /> A.<br /> <br /> <br /> <br />
B
Il faudra bien un jour se dire cela a été, jusque là cela a été !<br /> Pourvu qu’un écho ne nous enveloppe pas dans la caverne des sans noms et ne nous couvre pas d’amères solitudes...alors on pourra dire encore, jusque là cela a été !<br /> …Mais jusqu’ici, ça va, je t’assure ! Rire.
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A
<br /> <br /> Je m'en réjouis...pour toi...<br /> <br /> <br /> <br />