711 - Sonate*
Je me promène au désert de ta peau. Ton silence y habite, religieux et très fin. Encore plus fin quand mon œil s'y pose.
Alors sa moire chatoie, doucement ocrée comme une sonate.
Le soleil y a joué et y joue encore, pigmentant son tissu, pimentant ses issues.
Tes couleurs me grisent.
Ma salive imbibe cette enfance. Mes phalanges pianotent dans la levée d'un ciel d'une arrogance bleutée.
La lumière germe sous la membrane nue, printanière.
Le jour se lève.
Tu as fermé les yeux.
Copyright © Arthémisia - Juillet 2008
* Merci à (.) de m'avoir fait connaître cette version si troublante de la Sonate au clair de lune de BEETHOVEN.
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