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747 - Plénitude masculine

Publié le par Arthémisia

 

 

Tu n'auras plus à ce moment que ce sentiment d'existence animale. Le fil des heures, l'ordre des jours, la position des choses, te seront étrangers. Tu ignoreras le lieu, essayant malgré tout de ramener à toi ta mémoire, tes images, ton chemin.

Rien de cela ne viendra, ne reviendra.
Tu auras tout abandonné comme à un sommeil, tout abandonné dans son ventre.

Tu seras nu, à découvert, aussi vierge que l'enfant. Tes hontes,  tes peurs auront fuit et c'est bien dans cette nuit tiède, sans repère, que tu te sentiras homme.

Grand et plein de toi, pour la première fois.

 

Copyright © Arthémisia - août 2008

Avec : Emile FRIANT - Femme avec lion endormi dite La Lionne

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A
A Paco: Nous en serions "à la fois plus vulnérables et plus forts" (René Char)
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A
<br /> <br /> Etre plus vulnérable c'est être plus fort.<br /> <br /> <br /> <br />
P
Et si la nudité devennait un état permanent?Le besoin profond d'une transparence accueillie En serions-nous  plus fragiles?Alors la vie serait  orgasmique, Le Grand Coitus never interruptus.Paco
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A
<br /> <br /> Tout serait peut être plus direct, plus spontané, plus authentique. Je ne pense pas que nous serions plus fragiles.<br /> C'est le masque qui nous fragilise et non notre vérité.<br /> <br /> Bon ,je vais reprende un petite vitamine...: ben oui... le Grand Coïtus never interruptus!<br /> <br /> <br /> <br />
A
«Ainsi nous ne sommes pas encore sauvés. Mais quelque chose nous demande de rester en arrêt, surpris, dans la lumière croissante de ce qui sauve. Comment est-ce possible? C’est possible ici, maintenant et dans la souplesse de ce qui est petit, de telle façon que nous protégions ce qui sauve, pendant sa croissance. Ceci implique que nous ne perdions jamais de vue l’extrême danger»(Martin Heidegger)
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A
<br /> <br /> Le danger vient de l'écart, de ce fossé qui ne permet<br /> pas la croissance commune, des discours différenciés, et de cette non surprise qui n'est que la triste habitude des jours.<br /> <br /> <br /> <br />
A
Notre époque a trop oublié à quel point le temps orgasmatique ça se mérite. Ton poème, la vraie poésie, nous le rappelle.
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A
<br /> <br /> Notre époque actuelle est dans la captation, le possession, la rétention. Nous avons perdu le sens de la non-maîtrise, de l'abandon, du don.<br /> <br /> <br /> <br />
O
la plénitude du plaisir, si rare et si merveilleuseBisous
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A
<br /> <br /> C'est justement sa rareté qui lui donne cette valeur immense.<br /> <br /> <br /> <br />
B
J'ai eu l'impression, en vous lisant les uns et les autres, que vous souhaitiez bonne nuit à l'endormissement comme à l'orgasme et je me suis dit : Hervé pince-toi ou bien secoue-les.Avec un peu de recul, j'ai réalisé que j'avais encore une page de retard.
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A
<br /> <br /> Ne s'agit-il pas de la félicité qui s'empare du corps post coïtum?<br /> Pourquoi, afin d'oublier cette idée affreuse d'un endormissement banal, ne pas imaginer que cette félicité est proportionnelle aux actes qui l'ont précédée? La page de cette béatitude, de ce<br /> "comblement" tant physique que psychologique s'inscrit bien à la fin d'un chapître! Relis!<br /> <br /> <br /> <br />
F
Etrange sensation d'androgynisme...
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A
<br /> <br /> Je crois que la question importante de ce tableau n'est pas de savoir où se situe la virilité ou la féminité ni de savoir qui est le dominant et le<br /> dominé.<br /> Abandonné au sommeil, lion semble effectivement offert à la femme, mais elle reste femme(on voit nettement son sein)<br /> Il n'est question que de confiance....<br /> <br /> <br /> <br />
M
Je passe modestement et je m'incline devant ce talent de l'interprétation poétique de l'orgasme selon Arthi : tout en humilité et en sagesseBises 
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A
<br /> <br /> Mickel, comment vas tu? Donne moi de tes nouvelles.<br /> Je t'embrasse;<br /> Arthi<br /> <br /> <br /> <br />
J
C'est un homme : Il tient son fauve !
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A
<br /> <br /> qui sait le sexe des fauves?<br /> <br /> <br /> <br />
A
Texte profond...Mais pourquoi cet état serait-il essentiellement masculin ?
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A
<br /> <br /> Envie de faire un cadeau aux hommes!<br /> rires++++<br /> Mais oui, bien sûr, cela peut être féminin et même ..partagé dans une unité de temps et de lieu.<br /> <br /> <br /> <br />
L
C'est une plénitude qui peut être vue soit côté sérénité soit côté orgasme, non ?FInalement les Tibétains nous disent que l'endormissement comme l'orgasme, sont des répétitions de la mort (d'après eux même processus de sublimation des différents éléments vitaux qui nous composent, sauf que la mort va plus loin)Ils font donc de ces moments (surtout l'endormissement, plus difficile d'avoir des enseigenements sur l'orgasme ;) ) des moments privilégiés de pratiquealors apprenons avec joie cet accès à la félicité ultime, en travaillant tous les jours notre orgasme ;)je t'embrasse
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A
<br /> <br /> C'est drôle ce que tu me dis, Lung ta car mon billet m'a été inspiré entre autres par une lecture des pages que PROUST  consacre au sommeil et à la<br /> mémoire dans Du côté de chez Swann.Sans connaître la proximité de l'endormissement et de l'orgasme (et encore moins de la mort)<br /> comme la voient les Tibétains, je sens effectivement cette félicité commune.<br /> Jouir et dormir...n'est ce pas un programme alléchant à 8h44 du matin? Pour la mort...on attend un peu,non?!<br /> Je t'embrasse<br /> Arthi<br /> <br /> <br /> <br />