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39 - Glissade nouvelle*

Publié le par Arthémisia

Chapitre 1
De ces lèvres inscrites en rose sur la carène de son corps échoué, il trouvera la pente. Il aimera s’y glisser.
Il voudra y descendre ainsi le fer de la bêche qui creuse la terre.
Il y rencontrera l’algue cannibale, l’alcool profond, l’amertume tiède des souterrains tropicaux, le fruit défait, le fleuve blond qui noie le lit, la magique nouveauté.
 
Jean Yves aimait les femmes.
Celle-ci le subjuguait.
Pourquoi, sans même connaître son prénom, cette affreuse envie le prenait-il de nouveau à la gorge, au ventre ? Sa bouche aussi en était déjà pleine.
Dans la Bible, les hommes connaissent les femmes. Tel n’était pas le cas. L’inconnu le transcendait ; l’interdit le prenait.
Il la voulait.
Il le fallait.
C’était écrit, absolument, inéluctablement.
Affaire de destinée.
 
20 h.
Il marchait en fumant, shootant dans les flaques grises de la ville traîtresse où il traînait des aventures, des douleurs, des inquiétudes.
Une ombre s’installait de nouveau à ses côtés.
 
Chapitre 2
Il observait attentivement son Lapaz. Sa cape claro si peu nervurée, était fine et délicate. Une peau.
Cela faisait trop longtemps qu’il en avait frôlée.
Une peau.
Il se rêvait sur elle.
Il parlait à cette peau.
Il se réveillait sur elle.
Elle le révélait.
Des aurores sortaient de ses doigts affamés et embrasaient son crâne.
Des danses infernales agitaient ses muscles et enflammaient son ventre plein de serpents.
Des mots s’entrechoquaient en un tintamarre tellurique mêlant plusieurs langues, celle de la plus bacchanale musique et celle de la tendresse, celle qui pénètre entre les cuisses et celle qui réunit les bouches, celle du désir qui tord et celle du don.
Il se rêvait en elle.
 
Ce matin là, il avait écrit trois pages.
Son esprit était mouillé de larmes, d’alcool, de café fort. Il renouait avec les mots. Il se nouait à elle. Il marchait sur le verbe, hésitant, tanguant, courant soudain, exalté, jouant, jouissant, ivre de mystère, et souffrant cependant de trop d’ignorance, de trop de questions sans réponse.
 
Il resta plus de trente minutes dans son bain, la main sur son sexe, douloureux.
L’eau était froide.
 
Le téléphone le fit sursauter.
 
Chapitre 3
Sa voix était de pierre, de ces cailloux tombés au fond des torrents de montagnes, de ces galets roulés sans cesse par les mers, brutaux et bruts. Elle arrivait de loin, des entrailles de la terre d’où elle avait surgi, lave rouge en fusion, soudain solidifiée au sortir de sa bouche. Son corps était volcan.
La terre ne triche pas. Sa voix était vraie.
 
Au creux de ces sonorités tellurique, elle décelait cependant une fragilité, de celles du bois mort se brisant sous le pas, de celles de la lame qui soudain se casse net. Elle y lisait la délicatesse de la blessure, l’aumône du temps, les cadeaux douloureux de la vie, la tristesse de l’absence, les questions sans réponses, la solitude. Une brèche.
 
Elle s’y est engagée. Le fallait-il ?
Les parois de son corps l’ont ainsi accueillie. Elle était dans son nid, entre ses lèvres, entre deux murailles chaudes qui l’engloutissaient, l’anéantissaient, la protégeaient, la prenaient, toute.
Elle n’avait plus peur.
Elle n’avait plus froid.
Le sang incolore du doute ne coulait plus de ses yeux.
 
Elle était en lui, dans sa main, dans sa tête. Il la vivait. Il la faisait vivre.
Espoir.
Ils allaient l’un vers l’autre.
 
 
Chapitre 4
John Coltrane et Archie Shepp déroulait leur Favorite Thing.
Assis au bar, derrière son whisky, il recevait l’image eidétique de la serveuse. Sa matérialité le frappait en pleine face. Ses hallucinants déplacements longitudinaux, ses rotations vers la machine à café, l’envolée de sa chevelure blonde, sa main rapide et fine autour des goulots sexes, le plongeaient dans une netteté nouvelle, un réel tellement donné, tellement offert, qu’il en écorchait son oeil avec une acidité tranchante mais cependant se maintenait hors de son psychisme. Son esprit était au sud.
 
La serveuse avait une très belle bouche.
Le soir même quand il jouit en elle, c’est le pseudo d’A. qui habita son cri.
 
Chapitre 5
Dimanche matin.
Des griffures sales de mascara noir laceraient l’oreiller blanc de A. Elle avait pleuré deux heures dans le noir avant que les cauchemars ne viennent hanter son sommeil de leurs racines anthropomorphes.
 
Chapitre 6
Quel jour était-ce ? Elle voudrait l’oublier. C’était un jour de plus, un de ces affreux jours, qui se suivent et se ressemblent tous. Peut-être mercredi…
Elle l’avait appelé. Elle n’aurait pas dû.
Pourquoi a-t-elle pleuré bêtement au téléphone ? Elle le regrette tant. Elle ne voulait pas lui montrer ça, lui faire entendre ça. Il est des jours, des jours, des jours et encore des jours où la marée de larmes cogne contre les digues de sa fierté, où, ballottée par les vagues elle ne sait plus à quel écueil s’accrocher.
Sa voix l’a caressée. Elle l’a aimée. Et pourtant elle regrette de ne pas savoir être forte, de toujours succomber à son appel, d’être si seule.
Elle voudrait être habitée, peuplée de sa main, de sa bouche, de ses mots, de toutes ses pensées.
Elle se sent liquide, vide, tellement immatérielle, tellement rien.
Elle se sent mourir.
Comment exister aujourd’hui ?
 
Lundi 11heures.
Caresses solitaires dans le noir de sa chambre.
Un café. 
Le téléphone. Non.
 
Le désert s’agrandit.
 
Lundi 12h30
Le téléphone. Oui.
 
Chapitre 7
La plage étalait son écharpe blonde. Quelques promeneurs téméraires, quelques mémères à toutous, quelques joggeurs.
Il marchait. Il avançait, enroulé dans le froid.
Ses pensées, rosies par le rêve de sa peau, coloraient le ciel de douceur. Un moelleux délicat et féminin capitonnait son corps. Il était heureux, heureux de la savoir vivante, heureux de son existence. Heureux d’elle.
 
Une vitrine annonçait un séjour de rêve dans des îles paradisiaques pour moins de 2000 euros.
Il rentra dans l’agence de voyage.
 
Chapitre 8 
Dessiner l’avait calmée.
L’incision de son trait, la violence du discours plastique qu’elle avait entretenu cette après midi là entre le corps superbe de M. et les feuilles qui jonchaient le sol de l’atelier, l’avaient défoulée.
Dessiner. Dessiner. Encore dessiner. Capturer, prendre le muscle, le tendon, la peau. Se laisser prendre au jeu du regardeur, l’œil captif du corps offert, la main emportée par le dire scriptural.
Le plaisir du faire la mettait en transe à chaque fois. La jouissance était là.
Merci M. de ce plaisir que tu me donnes disait son crayon !
Merci M. de libérer en moi cet instinct de vie…
Elle avait joui du corps de son modèle sans le toucher, sans se toucher.
Il le savait.
Cela entretenait entre eux une ambiance subtile de sensations visuelles feintes, un jeu platonique d’envies retenues, une mystérieuse complicité muette.
Elle aimait particulièrement travailler avec ce modèle là. Il la rendait belle.
 
Elle avait envie d’être belle…
 
Dans la voiture elle se remit du rouge à lèvres. Elle ferma les yeux.
Jean Yves.
 
Chapitre 9
Rouler. Rouler jusqu’à plus soif. Avaler les kilomètres. Ceux de la route qui s’autoroute.
Elle accéléra. 130. 150.160.
Le temps implosait, se rétractait, disparaissait. Seul l’espace, immense, perpétuel, ressassé, immortel, imposait son règne fastueux et fatal. Le ciel se dilatait. La route se déroulait dans une infinie perspective non close, dans un au-delà inconnu, tentant, sublime, rempli d’espérance, d’ailleurs.
Son souffle sursauta. Elle tressaillit au bord de l’abîme, ralentit, prit la sortie vers l’ère de repos, stoppa.
Les pins noirs la narguaient de leur silhouette squelettique. Le ciel se couvrit d’ombre, de chiens, de loups. Le crépuscule silencieux étendait sa sensualité, son inquiétude, sa musique modeleuse d’esprit.
Elle sortit son carnet de moleskine.
« Mon amour,
quand je t’ai rencontré, j’avais soif, j’avais faim.
Je t’ai mordu, dévoré. 
Tu en porteras les blessures. »
 
Chapitre 10
      - « Tu as l’air en forme, Papa » lui lança sa fille quand il entra dans le restaurant.
Jean Yves sourit. Encore…Clin d’œil complice.
-         « Elle est comment ? »
-         « Je ne sais pas ? »
-         « ??? »
-         « Elle est rêvée… »
Il étira ses longues jambes sous la table. La bouffée de son Lapaz le remplit de plaisir.
Il commanda du champagne, et se releva pour l’embrasser.
Dans l’azur de ses yeux flirtaient l’Atlantique et la Méditerranée.
 
Chapitre 11
Elle l’avait pris au dépourvu. Dans la nuit.
Un baiser appuyé, un peu plus, l’a fait partir. Seule. Elle a honte. Tant de solitude, de remords, de pardon à implorer. Tant d’impudeur, lâchée dans son oreille comme un hurlement. Tant de culpabilité.
Elle l’a torturé.
Il lui écrit qu’il l’aime.
Aime-t-il cette torture ?
Elle sait qu’elle lui a fait mal : elle a mal elle aussi.
Sa nuit est pleine de lui.
Au matin, même son âme est humide.
 
Chapitre 12
«  Tout vaut la peine. 
Nous sommes, ma puce, parce que rien ne nous est donné, parce qu’il faut nous battre pour continuer. Nous serions morts sans cette lutte.
Accroche toi. Vis. Bas toi !
Ne crains rien, surtout pas tes envies. Je les encourage. Tes rêves sont les miens. »
 
Mardi. Jean Yves.
Il est sa force.
 
Chapitre 13
A l’ouest.
7 heures.
Il ouvre la porte. Qui peut bien le réveiller si tôt ? Il a juste le temps d’enfiler un peignoir.
 
Elle est là. Elle est là, chiffonnée, épuisée, dans l’embrasure de la porte, les yeux embrumés, cernés, le maquillage en berne, les boucles défaites.
Elle est là, dans sa petite jupe de gamine et son imper mal fermé.
Elle est là tremblante, de froid, de peur, de fatigue.
 
-« Je peux avoir un café ? Je voudrai dormir, si tu veux bien… »
Elle s’est déshabillée. Elle s’est glissée nue dans son lit, juste à sa place encore chaude.
Il la borde, embrasse sa joue, sa lèvre. Elle s’endort dans son regard.
Tout est bleu. Tout est beau.
Son abandon est à lui, chez lui.
Il l’adore, déjà, si fragile dans ce grand océan blanc et si forte pourtant. Comment a-t-elle pu faire ça ?
 
Chapitre 14
Il est 14 heures quand elle se réveille.
-« J’ai faim, tu sais. »
Elle est enroulée dans la couette. Elle dévore les huîtres qu’il a posées sur le lit, se saoule de champagne.
Elle rit.
Elle est heureuse. Tellement heureuse.
Il la prend dans ses bras.
Tellement. Tellement.
 
Chapitre 15
Elle est perdue au centre de sa caresse.
Son cœur résonne si fort qu’elle en mourrait presque si le son de son chant murmuré au creux de son oreille ne la maintenait en vie. Les mot qu’il fredonne circulent dans ses veines, rampant le long de ses membres, tournoyant dans son ventre en serpentines circonvolutions. Chanson.
Elle est emportée, prise, déjà grisée de cette douceur orale pourtant si grave, si sûre, si forte.
Elle est emportée dans le flot de ses mains qui enserrent son visage et dévorent sa bouche si goulûment.
Elle est emportée par le geste rond qui relie épaule et sein en allers et retours incertains et capricieux. Et pourtant…
Elle est emportée par cette coupe qui reçoit, pèse, évalue et puis soudain affole son sein, presque brutalement. Animal.
Elle est emportée par cette gourmandise d’enfant trop longtemps puni et privé de dessert, cette aspiration impossible et pourtant si réelle, cette morsure si terrible et pourtant si douce. Elle ne peut retenir son cri.
Emportée.
Quand il couche son visage sur la plage de son ventre, ce n’est que son souffle qui fait ouvrir ses cuisses. Une brise de mer n’agiterait pas mieux quelques oyats d’été. Les dunes de son sexe en frémissent. Elle est en alerte.
-         « Embrasse moi. Embrase moi. Embrasse moi, encore et laisse moi t’embrasser aussi. »
Il se retourne et jette toute la mer de ses yeux sur elle. Elle prend sa beauté en plein visage. Elle est trempée de ce regard, inondée, ravie. Il est son naufrage.
Elle l’attire à elle, le sert dans ses bras, si fort, jusqu’à n’être plus rien entre son corps et le lit. Elle voudrait disparaître, qu’il l’engloutisse, là.
Mais elle sent mugir dans son ventre les habitants souterrains qui s’éveillent à l’approche de son sexe.
-         « J’ai tant envie de toi… »
Il sourit, de sa fraîcheur, de sa jeunesse, de sa spontanéité et laisse sa main vagabonder dans des endroits qu’il rêve de découvrir depuis si longtemps.
Il la rencontre.
 
Chapitre 16
Le chemin est si doux et ses doigts si avides. Ils l’habitent.
Sa bouche si capricieuse, envahit tout l’espace de sa chatte, ravage, diabolique instrument de son anéantissement. Mordre, aspirer, lécher, tourner et retourner, appuyer, s’éloigner et revenir sans cesse. Posséder…
D’autres doigts la capturent, ailleurs.
-         «  Mienne, tu es mienne ».
Elle le veut tant…
 
Chapitre 17
Mais elle ne veut plus rien car son corps se cabre, ses reins s’arc-boutent et elle s’agrippe à lui pour rester réelle. Son ventre trésaille, s’agite follement.
Le diable rôde et crie par sa bouche. La douleur est si proche et le plaisir si grand.
Jean Yves est le plaisir.
 
Chapitre 18
Toucher. Il a besoin de la toucher, d’explorer toutes ses soies, ses moires, ses taffetas, de tricoter en entrelacs nerveux les vagues de ses cheveux, de les étaler artistiquement hors du peigne de ses doigts sur la neige de l’oreiller.
Il a besoin de tirer de virtuels haubans de sa clavicule au delta de son cou. De descendre entre ses seins en les ignorant, ingrat, pour mieux jouer de la voile de son ventre. De naviguer d’un muscle à l’autre, d’une rondeur à l’autre, d’un archipel à un autre.
Il a besoin de capturer son dos, de lisser ses flancs et de ramener d’invisibles satins sur ses côtes en un cocon charnel, de l’y enfermer pour lui.
Il a besoin d’attraper sa taille, ses reins, à deux mains, de la soulever, de basculer tout son bassin vers sa bouche et de la dévorer en goinfre, insecte se saoulant du nectar qui en sourd.
 
Et puis, il la repose plein de délicatesse, pour mieux la retourner et satisfaire son envie d’encanailler ses fesses en mille arabesques matissiennes, en rondes écritures insensées que lui seul connaît. Il lui apprend ses mots, du bout de ses doigts. Il lui apprend ses verbes du bout de sa langue.
Il lui apprend l’attente, qui dévore le ventre, le calme retenu, le bouillonnement, l’expérience enivrante, le savoir jouissif, la patience. 
Il lui apprend le supplice.
Elle souffre.
Elle le prie, l’implore, en gémissant son désir de lui dans un murmure pudique. Et elle le hurle aussi parce que merde, elle n’en peut plus…
Il ne l’écoute pas. A savoir même s'il l’entend.
 
Chapitre 19
Il la veut. A sa façon.
Lentement, extrêmement lentement, il remonte ses mains sur le satin de ses cuisses.
Elle est prête à lâcher un juron. P….. ! Ses yeux sont remplis de larmes.
-         « Je t’aime, Jean Yves. Viens ! Je t’aime…Viens…Je t’aime…Je t’en prie… »
 
Chapitre 20
Il attendait ses mots. Le partage se fait. Un univers nouveau se construit.
 
Chapitre 21
Rouler, jusqu'à l'ivresse, à 160km/h , chiffonnée, épuisée, les yeux embrumés, cernés, le maquillage en berne, les boucles défaites.
Rouler le coeur béant.
Glissade vers l'amer.
 
 
L’amour n’est pas fait pour rendre heureux. Je crois qu’il est fait pour nous révéler dans quelle mesure nous avons la force de souffrir et de supporter.
Hermann HESSE
 
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J
J'ai vécu dans la chair de ma chair ce que G.Pena transforme en théatre.Je  fait  partie des personnes marquées par la malchance  : ça c'est l'envers de la vie (qui n'est pas un décor)et pourtant je parviens chaque jour à trouver un petit bonheur et une raison d'espérer
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A
<br /> <br /> Mon billet de lundi prochain va amplement dans ce sens. Merci de me comprendre. Tu es de ma race, Juliette!!!!<br /> <br /> <br /> <br />
H
Respect et Honneurà ces Pensées, là, à Vos Penséesqui vous font Hommage..........Nous nous comprenons......je préfère......Vos pensées nous offrentle "dernier Mot"Sincèrement ému........par votre élégance.......Armée et TellementFéminine........Debout.......La Race, Ca vous tient Debout........Disait Léo Ferré (tiens encore un mot mettalique !!!)
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A
<br /> <br /> Ma race? Elle est celle de ceux qui essaient de se tenir par eux-mêmes.<br /> Rien de glorieux là-dedans. C'est tout simplement féminin!<br /> ...et aimant.<br /> <br /> <br /> <br />
H
Si en effet, Vous réduisez, le Mondeà une Poignée......d'Êtres....ayant accès à la connaissance, à la Pensée et à la Liberté,en sus du Ventre plein, et un gîte....Alors oui,On peut parler de luxede Rêverd'Espérer........ca peut continuer longtemps.....quant à un quelconque Décor,C'est dans la Vie, comme au Théâtreet à son cher Double(Pensées-d'Amour pour A. Artaud/Rodez)à l'identique.......qu'est-ce qu'un Décorsans son envers.......Oui, il y a vraiment de quoi Croire et Espérer.....C'est (était) déjà ainsi au Moyen-Age...Envie du Goût du Métal dans le Sang (Ref. G. Pena) et réciproquement.....Depuispartout en Moi.....
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A
<br /> <br /> Et bien vivons dans le luxe des lendemains ! En relisant Artaud.<br /> <br /> <br /> Et le métal dans le sang…désolée mais surtout en ce moment, je m’en passe, pour moi et pour tous ceux qui ont à en souffrir. Je ne nommerai personne mais<br /> certains ici sauront que je pense à eux, infiniment.<br /> <br /> <br /> <br />
J
Je viens de lire l'échange entre Arthemisia et Henri-Etoile qui mérite bien peu son pseudo ou son nom. D'étoile vous n'en avez pas dans votre vie, cher Monsieur.Comme Arthemisia je vis pour créer très modestement de la beauté, du bonheur, de la joie de construire, d'échanger de la beauté et de donner.Je sais la vie injuste et cruelle parfois( j'ai vécu aussi cela) , mais j'essaie d'apporter une petite graine de bonheur plutôt que de ne voir jamais que l'envers du décor.Juliette
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A
<br /> <br /> Rêver, espérer, c’est aussi Juliette refuser de se contenter d’un immédiat parfois décevant, refuser l’attitude immature de l’adolescent qui veut tout et<br /> tout de suite, avoir des projets, et se donner les moyens de les réaliser. C’est n’est pour moi nullement quelque chose d’asservissant, comme le laisse penser Henri. Espérer c’est aussi faire<br /> fonctionner sa pensée et c’est bien ce qui nous différencie de l’animal ou du bébé. Espérer c’est nous faire humains, grands, projectifs  et responsables.<br /> <br /> <br /> Merci de ton commentaire très judicieux.<br /> <br /> <br /> Bises<br /> <br /> <br /> Arthi<br /> <br /> <br /> <br />
H
Cela me dérange oui, Farpaitement...Tous ces leurres qui n'ont d'autres objectifsqu'asserviret mépriser......l'individu, l'Être,en chacun de Nous......surtout lorsque le seul objectif est de répandre l'idée d'un "Bonheur",et/ou encore d'un"Lendemain qui chante".....pourvu que chacun se "lève tôt et se couche tard"...Vivre n'est pas croire,ni espérer......encore moins attendre.Mais bon, Punto et Fiat.....
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A
<br /> <br /> Je crois que nous ne parlons pas de la même chose. Moi j’évoque une projection individuelle de la pensée dans le futur et vous vous me parlez d’une utopie<br /> systématique vers laquelle des systèmes religieux, politiques ou philosophiques nous mèneraient.<br /> <br /> <br /> Je crois, Henri que malgré tout, nous ne sommes plus au Moyen Age, qu’au-delà de toute  prétention nous bénéficions tous plus ou moins (je parle dans<br /> les pays développés) d’un libre accès à la connaissance ou du moins à la pensée instruite, et que surtout, à moins d’être enfermé à Sainte Anne et sous médicaments (et encore…) nous avons encore<br /> la possibilité libre de nos choix, notre parti-pris.<br /> <br /> <br /> Il me parait aussi absolument vital de pouvoir nous projeter mentalement dans l’avenir ce que nous faisons tous, dès que nous faisons. Car nous faisons dans<br /> un but, celui de réussir, ou de nous réussir. Je fais dans l’espoir que ma réalisation soit conforme à ce que j’en avais projeté mentalement comme idée. Et jr suis heureuse quand je<br /> réussis  et même parfois quand je ne réussis pas....C’est un phénomène universel et quotidien que je décris là et je ne crois pas que qui que ce soit me manipule quand je me fais un bon<br /> café, pas plus que quand j’écris ou quand  je peins.<br /> <br /> <br /> Rêver de la douce gorgée de l’expresso dans ma bouche, activer le geste créatif de l’expression plastique qui fera sens ou encore mettre en mots<br />  l’instant suave dans les bras de celui qui habite nos pensées, ne me semblent pas issus de quelque manichéisme que ce soit.<br /> <br /> <br /> C’est simplement du bonheur.<br /> <br /> <br /> Relisez la citation de Rilke en tête de mon blog.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
H
Le Présentest avant d'être Passé et futurSomme de Réalités, de Choix, de décisions....Nous sommes à bon escient éduqués dans et par le manichéisme....La Culpabilité...pensez-vous honnêtement et sincèrementque nos "possédants, nos dominants, contiennentla plus infime conscience de Bien ou de mal........Si oui, les pensées vous pourvu d'une moindre once infinitésimale de la moindre trace microscopique de cilpabilité....????Ils se marrent, oui, à voir le bon peuple s'arroger librement Foi et Espoir.......L'Opium du Peuple disaient certains....On voit effectivement le Résultat......économique, humain, social....mais il me semble que votre culture familiale et personnelle vous a dotée d'un pratimoine Historique  qui en dit long sur les conséquences...de la Foi et de l'Espoir, non....?Le Rêve n'est -il pas seulement projection de cette Somme de Réalités....Trans-Formées......aux Filtres de nos dressages....
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A
<br /> <br /> Je vous prie, cher Henri de laisser en paix ma culture familiale dont vous ignorez la plus petite parcelle, de bien vouloir admettre que ma culture<br /> personnelle, je me la forge seule depuis longtemps et qu’il ne se passe pas un jour sans que j’ai le plaisir infini de la voir/faire  grandir. Cela est pour le moment une grande partie de ma<br /> raison de vivre, mon moteur, et ma jouissance. Si vous trouvez cela prétentieux ou snob, je m’en moque !<br /> <br /> <br /> Autant vous dire plus crûment que je n’ai besoin ni de politique, ni de dogme, ni de manichéisme pour prendre mon pied, ou même plus modestement trouver du<br /> plaisir à la vie.<br /> <br /> <br /> Ma réalité ne saurait être la votre, et je la trouve bien sur  dans ce qui sera, ce qui pourra être, et tous les possibles bien au-delà de tout<br /> formatage, dressage ou endoctrinement.<br /> <br /> <br /> Ma liberté de penser et d’agir n’est filtrée que par mon désir d’aller plus loin dans la connaissance, ceci impliquant bien sur la connaissance de l’Autre,<br /> ce qui passe bien entendu par l’espoir de son devenir et la croyance en la rencontre.<br /> <br /> <br /> Cela correspond-il à une doctrine ? Si oui, elle n’est que celle du partage heureux.<br /> <br /> <br /> Ca vous dérange tant que ça, les gens qui croient à des lendemains meilleurs ?<br /> <br /> <br /> Cordialement,<br /> <br /> <br /> Arthémisia<br /> <br /> <br /> <br />
H
Parceque vous avez besoin-s de vous accrocher à la Vie......à savoir ce que Demain sera...?Devrait/pourrait Être....?C'est vraiment là, que l'Espoir est un piège.....Savamment organisé par les différents dominants/possédants....qu'ils soient religieux, politiques, économiques, sociaux, etc.aux puants prétextes de la Foi....manipulant ainsi en vrac : l'ignorance, la peur, l'illusion, la faiblesse, la faim, etc.Beurk.....!!!
Répondre
A
<br /> <br /> Votre pensée est celle de quelqu'un dont le présent est plaisant.<br /> Comment réagiriez vous si ce n'était pas le cas? Ne rêveriez vous pas?<br /> Et d'ailleurs, ne rêvez vous pas?<br /> <br /> <br /> <br />
U
Ouf! j'ai sombré et je vis!Tous les mots sont impudeur pudique; rêves insensés, pères et mères de l'homme et de la femme.Je suis bouleversée........
Répondre
A
<br /> <br /> Et moi aussi...à sa relecture.<br /> Comment ai-je pu écrire ça?<br /> <br /> <br /> <br />
H
Punto
Répondre
A
<br /> <br /> Fiat!<br /> ....et j'espère que vous avez des souvenirs de latin et non d'automobile....<br /> <br /> <br /> <br />
H
<br /> L’amour n’est pas fait pour rendre heureux. Je crois qu’il est fait pour nous révéler dans quelle mesure nous avons la force de souffrir et de supporter. <br /> Hermann HESSE <br /> Voilà un texte ou le mot "L’amour" dans cette phrase est modulo-compatible avec "l'Espoir" mot que je déteste particulièrement.......<br />
Répondre
A
<br /> <br /> Expliquez moi cher Henri comment vivre sans amour, ou sans espoir, ou sans foi...ou sans quelque chose qui vous fasse vous accrocher à<br /> demain?<br /> <br /> P...! vous êtes drôlement fort....<br /> <br /> <br /> <br />
G
Bonjour Arthi, c'est sublime cette envolée lyrique, le plaisir de lire se mêle aux désirs qu'il ressent, on se laisse emporté par la volupté du texte.Je te souhaite une bonne soiréeBisousPaul
Répondre
A
<br /> <br /> Merci Gentle d'être venu lire cette nouvelle que j'affectionne particulièrement. Heureuse que cette volupté te plaise.<br /> je t'embrasse<br /> Arthi<br /> <br /> <br /> <br />
L
Moi j'y vois un amour impossible, fait de promesses de souffrance. Elle sait qu'elle doit s'échapper de cet amour, qu'elle a tout à y perdre mais elle n'y parvient pas. Peut-être d'ailleurs cela vient-il du fait qu'il aime trop les femmes ?
Répondre
A
Non, elle ne peut en aucun cas échapper à cet amour car il est la seule chose qui l'anime, qui la grandisse.  Il est son destin.<br /> Je ne vois pas en quoi un homme qui aime les femmes serait un problème : si il la choisit elle, ne serait ce qu'un moment , elle ne peut qu'en être valorisée.
Y
le texte est beau... l'atmosphère toute particulière, (d'une couleur tirant plus tôt vers le marron foncé avec quelques pointes très colorées et lumineuses ...  )on s'attendrait presque  à une violence sous jacente qui tarderait à venir.mais non,  pas cette fois. C'est bien.Tu es dans la peau d'une femme totalement  sous l'emprise de son homme qu'elle aime.J'y vois donc l'inverse d'un texte précédent  où tu te voyais en femme anthropophage (comme certains anthropodes qui dévorent  leur partenaire mâle)mais ai-je bien saisi?Bizzzyann
Répondre
A
Peut être as tu raison, Yann... <br /> La nourriture semble plus partagée entre ces deux partenaires là...<br /> Mais d'après moi la violence est là quand même, dans la force de leur faim...leur désir si puissant d'aller l'un vers l'autre.<br /> Biz<br /> Arthi