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50 - Les Lieux qui me font peur

Publié le par Arthémisia


Les lieux qui me font peur sont remplis de l'absence.
Ils sont pourtant pleins. Pleins de mots vides, de larmes, de cris et de reproches. On y voit des portes claquées, on y entend des cris, des cris. Des disputes.
 
Deux. Ils sont deux. Ils se déchirent.
Ils dansent. Ils boivent, ils font la fête, ils font l'amour. Mais sans cesse des reproches. D'où viens-tu ? Qu'as tu fais ? Pourquoi si tard ? Et ma chemise bleue, elle est repassée ?...
 
Ce sont des lieux sans amour, sans partage, sans don. Des lieux d'une détresse infinie. Des lieux de solitude extrême. Des lieux de culpabilité, de non-dits.
 
Tu as fait ça. Alors je vais te faire ça?
Des lieux d'oeil pour oeil, de dent pour dent. Des lieux de jugement.
 
J'y ai vécu. J'y ai sombré. J'ai jugé. J'ai trahi. Je n'ai rien vu. Pas compris. Pas été l'amie, la fille. Je t'ai  torturé, fait souffrir, tué peut-être aussi un peu?
 
Ces lieux sont des lieux d'incompréhension, de fermeture, de faute et de non communication. Des lieux sans humanité. Des lieux où tu rôdes seul, abandonné.
 
Parfois, je viens te rejoindre. J'essaie de t'expliquer, de m'excuser, de me faire pardonner parce que je ne t'ai compris trop tard, parce que je vis la même chose, aujourd'hui.
Et surtout parce que je t'aime.
 
Et toi, parce que tu m'aimes, tu m'accueilles dans tes bras. Comme jamais aucun homme ne l'a fait et me garde là, serrée aussi longtemps que j'en ai besoin.
 
Je serai toujours très bien là, Papa.
Merci d'être encore là, si souvent...trop souvent...
Ta Puce.
Avec : ton port.
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I
Magnifique ce texte arthi,il me donne la chaire de poule...Peut être car il me projecte dans les rapports que j'entretiens avec mon pére...(c'est a dire aucuns !)<br /> Je t'envoi tout plein d'affection...<br /> Bises<br /> Isa
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A
Désolée que cela se passe comme ça avec ton père. N'y -a-t-il rien à faire...c'est tellement dommage?<br /> Le mien était merveilleux et je ne l'ai compris que trop tard.<br /> Merci de ton affection. Je suis très heureuse de te retrouver plus positive...Il faut croire que le blues a été contagieux ces derniers temps!!!!!!<br /> plein de bises<br /> Arthi
T
Ces lieux qui font peur,désertés par le bonheur,traîtres accroche-cœurs.Seule mais écoutée,et juste envie d'être aimée,de tout partager.
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A
Je n'ai rien à rajouter à ce que tu écris.<br /> Merci de tes pensées, ThOMas.<br />
E
coucou Arthi<br /> Ne baisse pas le bras,pas toi ! Cette lettre est un bel hommage à l'homme qui est et restera toujours ce "pere". Les hommes etaient frustes autrefois, ne lui en veux pas. C'etait un autre monde; une autre façon d'elever ses enfants...<br /> Aujourd'hui,il t'ouvre les bras.Ne lui en veux plus d'avoir ete maladroit. <br /> Parce que tu es aussi sa chair,ilsait quand tu as de la peine. C'est pour tes faiblesses, aussi que je t'aime, petite soeur de coeur ...<br /> Marie ange
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A
Difficile de te parler, Marie et pourtant c'est tellement de ma vie tout ça.<br /> Mon père n'était pas frustre : il était incompris, seul, terriblement seul, en quête de partage, de communication, que dis-je , de communion...et moi ça je ne l'ai pas vu à temps. Je l'ai jugé, abandonné. J'ai été terrible de dureté, d'incomprehension. La maladroite c'est moi, car ses bras étaient grands ouverts et je les ai fuit.Aujourd'hui je voudrai pouvoir m'y jeter : je lui ressemble tellement...<br /> Merci d'être ma soeur, Marie. tu me donnes de la force.<br /> Baisers<br /> Arthi