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883 - L'Ecume des soirs*

Publié le par Arthémisia

 

 



Nageur de l'eau du soir

Marin déboussolé

Tu t'ébroues sur le sable

Au milieu des varechs

 

Tu effaces la nuit

Au fusain de ton sexe

Et retrouves le cap

Des territoires roses

Où plongent seuls les poissons

Les muses et les poètes

 

Le ressac du jouir

Éboule mes galets

La mer est dans ton ventre

Je m'encoquille de toi

 

En mille morceaux de lune

Tu jettes ton écume

Et coules sous la morsure

De ma vague oubliée

 

Copyright © Arthémisia - mars 2009

 

 

Avec : Odilon REDON - La Coquille -1912 

 

Commenter cet article
R
<br /> voila  le  texte  original de Thelma:<br /> <br /> <br /> Rêve<br /> <br /> <br /> La Terre mue, la Mer grandit, abandon total dans la vague en pleine confiance. C’est la Fin des luttes vaines. Dissolution dans la Métamorphose. Love can<br /> begin<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> --  et son argumentation:<br /> <br /> <br /> <br /> Quelque chose me frappe: à sa conception l’embryon porte “le germe” des deux sexes, donc on peut dire qu’il est hermaphrodite, c’est seulement après<br /> quelques semaines que le “choix” s’opère, et un des organe se développe davantage que l’autre…<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Et cela s'appelle Rêve?...ce n'est pas rien ce titre.<br /> <br /> <br /> <br />
R
<br /> en fait je me suis  basé  sur un autre texte, où on parle  d'indterminisme sexuel, d'avant la naissance,  d'où ce concept  de métamorphose,  détermination qui<br /> intervient il paraît sur le tard  ( au jeune  âge du foetus)...  et donc  qui détermine bien ce qu'on sera à la naissance<br />
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A
<br /> <br /> Me plait bien cette idée d' "en devenir", de non-déterminé, qui ouvre toutes les possibilités des possibles.<br /> <br /> <br /> <br />
R
<br /> Acte de naissance<br /> <br /> <br /> A plonger dans la Métamorphose<br /> Je ne sais si c'est ton cas<br /> Je me rappelerai Kafka<br /> A petites doses ( si j'ose)<br /> <br /> En buvant un litre de vin<br /> Je me mettrai à danser<br /> Et l'amour peut commencer<br /> Par le début des écrits vains<br /> <br /> La terre est nue, et se remue<br /> La mer se secoue, mon amie<br /> Eructe des tsunamis<br /> Notre destin, notre mue<br /> <br /> La mère couverte d'écume<br /> Unit, dans le mouvement<br /> Le désir des amants<br /> Et du père qui s'enrhume.<br /> <br /> Tout autant qu'il tousse,<br /> C'est un morceau d'espoir<br /> Qui suit un long couloir<br /> Et n'amasse pas mousse<br /> <br /> Il nous conduit sans décence<br /> Au parcours d'une vie<br /> Sans   demander notre avis,<br /> En acte de naissance ( s)<br /> <br /> <br /> RC -10 septembre 2012<br />
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A
<br /> <br /> On évitera l'homo-insectus de mes souvenirs Kafkaïens...Pour le reste, il me va très bien même si de naissance il n'est pas toujours cas.<br /> <br /> <br /> <br />
F
J'adore aussi ce tableau, vu encore tout récement…!!!Et découvre le poème, plein du sel et des embruns des ébats de la chair
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A
<br /> <br /> J'ai toujours habité au bord de la mer...la mer du Nord, la Méditerranée, Le Pacifique, l'Atlantique, puis la Méditerranée de nouveau. Elle m'inspire<br /> beaucoup!<br /> <br /> <br /> <br />
I
Très beau poème dont l'illustration me touche tout particulièrement... La coquille est ma toile préférée de ce grand maître du pastel qu'est Odilon Redon. Encore merci.
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A
<br /> <br /> J'espère ne pas lui faire honte....<br /> <br /> <br /> <br />
C
Si je voulais faire un très très mauvais jeux de mots, je dirais...c'est une histoire de moule au fond...mais c'est pas mon genre...tu me connais..Et je ne sais m^me pas si ça voudrait dire la même chose en France qu'en Belgique...
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A
<br /> <br /> Oui!<br /> Une amie argentine m'a même demandé de cesser d'appeler mon lave-vaisselle "conchita" car c'est très vulgaire chez elle aussi!<br /> Va lire ça à ce propos, c'est très instructif....http://noniouze.blogspot.com/2009/03/tous-aux-abris.html<br /> et la suite làhttp://noniouze.blogspot.com/2009/03/moule-et-big-bang.html<br /> C'est extra et drôle!<br /> <br /> <br /> <br />
J
Je te taquinais...Mais au fond, cette capacité à symboliser (ça ou autre chose) est en soi drolement mystérieuse. Par rapport au mouflon, à la buse ou au puma (mon animal fétiche) l'hominidé fait des trucs dingues !
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A
<br /> <br /> <br /> Ca va, je n 'ai pas rougi !!!!<br /> La Nature est si belle....<br /> <br /> Peut-être est ce aussi du domaine de l'acquis? Je ne crois pas que nous naissions avec des symboles mais que nos regards et surtout en l'occurence la façon dont notre libido les oriente, nous<br /> autorisent à une symbolique personnelle. Et heureusement!<br /> Après il reste tout de même possible, par le partage verbal de nos images que nous trouvions dans la symbolique d'autrui des éléments qui nous "parlent"(!) et qu'ainsi ces symboles personnels<br /> deviennent plus ou moins universels. Tu parlais deS hommes, au pluriel.<br /> <br /> <br /> <br />
J
Une question véritablement métaphysique cette fois:Pourquoi notre esprit (à nous les hommes...) devant un grand coquillage  rose ne parvient-il pas à se représenter autre chose qu'une vulve carnée ourlée de blanche écume ?
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A
<br /> <br /> Par la force du symbole, cet objet réel qui renvoit à l'objet virtuel, refoulé, voire inaccessible.<br /> (Je pense que les femmes aussi voient dans ce coquillage la même évocation.)<br /> <br /> <br /> <br />
J
Sous un certain aspect, l'amour est essentiellement un échange de liquides.
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A
<br /> <br /> Cela est même essentiel....!<br /> Sourire<br /> <br /> <br /> <br />
J
Au premier regard j'rai vu le dos  d'une femme repliée sur elle-mêmeEt le poème "colle" tout à fait avec cette vision, ma talentueuse Arthi
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A
<br /> <br /> Cela ne change rien. Femme il y a....<br /> Merci d'aimer mes pensées roses aussi.<br /> Bises<br /> A.<br /> <br /> <br /> <br />