957 - La Route des oyats*
Ciel moite. Chaleur de Prusse.
Je vais dans le matin adouci par ton souffle.
Les cendres de cette nuit se collent au plafond.
Me viennent des mots tendres, indicibles, de ceux qui s'écrivent à l'intérieur des paupières. Ou des cuisses.
J'entrevois ton ventre, dunaire, y respire le début d'un été. Ma main flirte dans ses oyats.
Ma pensée suit ta route.
Au loin, ton cœur hache la nuit. Il veut me dire bonjour.
Ton sexe le devance.
J'habite une catastrophe, tirée vers ton divin.
Copyright © Arthémisia - juin 2009
Avec : Reproduction de Shunga N° 7 - Ike No Taiga
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