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135 - Dernière palette partagée...*

Publié le par Cyr et Arthémisia

Pour finir, voici le Jaune d'or de Cyr et ma Verdeur faunesque.

 

Jaune or
 
Tu m´es apparue
A moitié nue,
De soie d´or parée
Sous le soleil d´été.
 
Sur ta poitrine dorée,
Douce et chaude comme le sable,
Tu as délicatement dressé
Telle une belle table
Un balconnet pigeonnant,
O seins comme des soleils levants !
 
Ta peau ainsi rayonne
D´une lumière si radieuse
Que de Dunkerque à Bayonne
Tu fais bien des envieuses...
 
Femme flamme
Tu brûles mon âme,
Déesse d´or
Tu me chauffes le corps.
 
Ton sexe au poil blond
Forme un petit mont
Sous le tissu satiné léger
D´un tanga échancré.
 
Mon oeil fauve perçant
Découvre les dunes sablonneuses
De tes fesses safran,
Il en suit ravi les courbes onctueuses
 
Et s´attarde à extraire, patient,
De ces profondeurs cachées,
Tout l´ambre cuivré
D´un topaze d´orient !
 
 
Copyright © Cyr
 
Illustration : Danaé - Gustav KLIMT
 
 
 
 
 
 
 
Verdeur
 
 
Au sortir de l'hiver et de ses solitudes
J'aime te retrouver lorsque tu te dénudes
Au baptême d'un éveil en ces eaux primordiales
Fier de ta vigueur, mon dauphin végétal.
 
Au printemps de nos corps renaît l'ébranlement,
Le yang ascensionnel de la Nature nouvelle,
La fraîcheur jaspée, active, de l'avènement
De nos galops furieux d'amants éternels.
 
Gonflée et dopée de mes sèves espérantes,
Je t'attends mon Amour dans l'oasis d'émeraude ;
Viens, bois aussi cette force renaissante,
Ce Graal de cristal vert aux odeurs de gaude !
 
Perséphone te conduit ; navigue sur ses pousses.
Le fleuve de ses cheveux de lianes et de mousses
Te conduit jusqu'à moi dans le Paradis vert
Où bourgeonnent mutines deux roses, oui ! une paire !
 
Au jardin des délices ta bouche vers elles s'avance
Et ton corps fécond reconnaît la cadence
De mon coeur dont jaillit des battement infernaux
Que ton sexe redouble, diabolique flambeau.
 
Peut-être qu'aujourd'hui les feuilles de ces futaies
Perdent-elles peu à peu leur vert Véronèse,
Et rougissent encore de nos éclats de baise
Bouchant leurs oreilles à nos propos osés ?
 
La verdeur de ce membre offense leur pudeur.
Cependant, je le sais, il existe une fleur
Qui s'ouvre innocemment dès que tu la caresses :
C'est celle qui pousse là bien au creux de ma fesse !
 

 

 Copyright © Arthémisia

 

Avec : Faune Barberini - Art hellénistique
 
Commenter cet article
J
Verdeur de vos jeunesses, verdeur de ton langage, poésie crue et végétale: rien que pour le "Dauphin végétal" et l'utilisation souriante du mot "gaude", je sens poindre e moi une jalousie d'auteur. En un mot, je suis vert.Hulk, alias JC
Répondre
A
Vert de rage? Alors je suis contente, moi qui aimerai tant manier les mots avec ton incision, ta "percutance", ta si riche justesse!!<br /> Amitiés,<br /> Arthi<br /> PS : avec la gaude on fait de la teinture plutôt jaune que verte mais ici personne ne le sait...alors chut....
M
Dommage que le jaune d'or de Cyr soit si difficile à lire (sauf à faire un copier-coller dans le traitement de texte!), ses mots sont toujours aussi "forts". Une visite sur son site de poésie est toujours un moment agréable.<br /> Je reconnais bien ta verdeur, non pas de langage, mais de jeunesse de corps et d'esprit. Cependant j'ai une inquiétude... n'aurais-tu qu'une fesse? Rires...<br /> Auguste.
Répondre
A
Une fesse, un sein...tout est affaire de langage...<br /> Je change la couleur de la police de Cyril pour tes yeux de Kinka...<br /> bises attentionnées.