137 - Supplique pour mon bien.*
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T
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a question qui engendre les silences,
Ta bouche qui n’accouche que de rance,
Ta main qui seule se balance,
Ton idée, cette absence,
Elle me fait mal.
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T
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on élan crucifié qui renonce à ma chair,
Ton dos raide recouvert de poussière,
Ton sourire méchant repartant vers sa mer,
Ton lapis lazuli enfanté de l’amer,
Il me fait mal.
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C
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es mots déposés là, galets gris, refroidis,
Ces plaisirs asséchés, et à jamais partis,
Ces croûteux assèchements bien trop vite guéris
Ces nonchalants regards, noircis,
Ils me font mal.
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T
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u m’oublies,
Tu délies,
Tu dénies,
Tu renies,
Tu me fais mal.
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J
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e m’enfuis
Je rugis,
Je gémis,
Je supplie,
Je me fais mal.
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T
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on mot gros ou petit et pourtant mortel,
Ton oeil suintant de filaments de miel,
Ton doigt quémandant mes accroches rebelles,
Ton sexe musical flamboyant ménestrel,
Il me fait du bien.
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T
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a réponse d’envoutements veloutée,
Ta lumière riante, dorée,
Ta joie criante, hurlée,
Ta rétine soudain vivement rallumée,
Elle me fait du bien.
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C
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es mots, ces cris de rut, ces murmures sans fin,
Ces jouissances mouillées, ces regains,
Ces baumes étendus du plat de nos deux mains
Ces plongées réflexives au creux de nos bassins,
Ils me font du bien.
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T
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u donnes,
Tu fredonnes,
Tu cartonnes,
Tu tonnes,
Tu me fais du bien.
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J
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e pille,
Je grappille,
Je frétille
Je m’entortille,
Je me fais du bien.
Avec : Le
BERNIN – L’ Extase de Sainte Thérèse
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