Derrière les murs lézards, tu
t’asphyxies.
Bleu, gris, tu cries, tu gueules sur Google, les globes engloutis par
les fumées funestes des fièvres qui te hantent. Tu manques d’oxygène.
Ton crâne s’est ouvert sous les coups répétés : il est vide, et noir du
deuil du temps qui passe comme ces bougies tremblant sur les espoirs fragiles. Noir des herbes de charbon qui fusionnent la terre, des vestiges tordus d’une chlorophylle perdue sous la solitude.
Ta solitude.
Ton âme s’est obscurcie.
Les dollars gériatriques géométrisent le Graal de ta quête cloîtrée
dans l’écran cathodique.
Tes sources sont fermées, suintantes
cependant.
Tu cherches un soleil, une lumière, une brillance. Une chaleur. Une
fulgurance.
Ouf ! elle est là, dans l’Afrique symbolique, qui s’illumine
soudain au passage de l’oiseau chimérique dont les liens barbelés limitent tout envol. Coupe-les ! Net !
Elle est là, aussi dans les eaux agitées d’une mer nerveuse,
bouillonnante. Une mer. Une vie.
Et c’est ta main qui veut se retirer.
Elle a fait son constat. Voyez !
Admirez !
Elle s’en va.
Tu as eu mal aux yeux. Nage.
Je suis là.
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