245 - Le Condor
Oiseau.
D’altitude,
tu déploies tes ailes sur mes Andes.
Et tu deviens condor, géant,
enveloppant tout mon corps de tes plumes d’argent.
Caresses.
Ivresses.
Je me laisse…
faire.
La terre tremble sous moi.
Je m’accroche à ta voix.
Mais je ne peux plus.
Je ne veux pas.
Je ne veux pas.
Je veux plus.
Toi, tu es déjà autre, dérobé,
métamorphosé en poisson ovidien.
Tes écailles glissent lisses
en moi.
Doucement, tu me rejoins.
Je geins.
Je jouis.
Je tombe,
et sombre
dans un délire de larmes incontrôlées.
Le plaisir s’installe, persiste.
Le plaisir s’installe, persiste.
Ton crépuscule abuse de ma nuit
dans un souvenir hors norme,
rouge et noir.
Soyeux.
copyright © Arthémisia
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