307 - Le Jour vert
Il est des jours verts, tout
verts.
De ce vert phosphorescent, de certaines
grenouilles exotiques et mortelles.
De ce vert agressif, qui laisse sur la
rétine un besoin de lavage urgent.
De ce vert arrogant du bourgeon qui veut
qu’on le remarque.
De ce vert des limes dont on s’imbibe la
lèvre avant la Tequila. DSP.
De ce vers qui rogne
votre tête vous mettant dans l’obligation du silence noir, de la claustration, de l’interne refuge solitaire et escargotique.
De ce vers pluriel, multiplié dans la
fulgurance, milliard, que vous ne savez plus piétiner tant il grouille.
De ce vair d’élevage, d’enfermement, de rétention lucrative,
trop doux, trop cendrillonnesque pour être honnête. Faux, peut-être ?
De ce verre brisé en éclats métalliques attirant à eux le
rouge de la vie dans un complémentaire cri aiguisé.
De ce vers que l’on n’écrira pas, ce
vers en creux, ce vers effacé avec la gomme qui troue l’âme autant que le papier.
De ce, VERS quoi on n’ira pas.
Copyright © Arthémisia
Commenter cet article
R
A
O
A
O
A
L
A
M
A
S
A
H
A
/image%2F0550629%2F201304%2Fob_977ed52b7c988fecb26a8a29705f9cda_moi.jpg)