381 - Le silence est d'or pâle
Le silence est d’or. D’or pâle.
Pourtant celui-ci est trouble, troublé, troublant.
On y rencontre des inquiétudes, des tourments.
Au creux d’une vallée, nous voici très vite en pleine passion.
Une courbe s’amorce et grandit avec elle le désir d’aimer, d’aimer éperdument, le désir d’appeler du plus profond de l’âme, le désir de
hurler, de crier et d’accompagner ce cri, ce cri que l’on retient par on ne sait quelle pudeur ridicule, d’un chant, le chant de la main qui s’aventure en ce silence d’or, le silence de la
peau.
Chante, la main, chante vorace découvreuse à la conquête du lisse, du plat, de la pleine ouverture d’un dos.
Chante, la main, au toboggan de tes reins. Envole-toi !
Chante les rondes des fesses tendues, closes. La chair…
Chante la caresse sur les seins en alerte, qui ne cachent même plus le souffle.
Chante et fais toi accompagner de la joue, de la bouche.
Chantez la détresse des fièvres du ventre.
Chantez et troublez l’or pâle de la peau cachée sous la chemise…noire.
Copyright © Arthémisia - juin 2007
Illustration : Yves KLEIN - Monogold
Commenter cet article
R
A
R
A
R
A
B
A
L
A
G
A
M
A
/image%2F0550629%2F201304%2Fob_977ed52b7c988fecb26a8a29705f9cda_moi.jpg)