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401 - L'Adoration

Publié le par Arthémisia

 

http://www.latribunedelart.com/IMG/jpg/Sustris_Noli.jpg

 

 
 
Quel bonheur de te retrouver, abandonné au sommeil, au temps alourdi des jours de chaleur, caché derrière cette moue d’enfant que ton visage arbore quand la volonté a déserté ton corps !
 
Les fleurs de tes mains s’ouvrent sur le drap sombre en corolles de corail  à coté de ton sexe si rempli de quiétude et de cette Beauté calme qu’ont les mers à l’étal.
La tempête est passée. Je le sais.
Ces mains sont de mémoire.
 
Seul le léger vent aux doux parfums lactés qui suinte de tes lèvres entr’ouvertes, éveille le silence et, la gaine de ta peau que je devine tiède comme les galets d’août, se soulève doucement au mitan si vivant de ton ventre apaisé. Quelques luisances l’éclairent des virgules irisées d’un plaisir qui va s’évaporant dans l’assoupissement de tes sens.
La volupté te noie dans sa mandorle d’or. Icône de magnificence.
 
Je vais t’adorer.
 
Copyright © Arthémisia - juin 2007
 
 
Avec : Lambert SUSTRIS - Noli me tangere
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R
-<br /> Il faut laisser les rêves et les cauchemars s'en aller tout seuls,<br /> Ou bien plonger au dedans <br /> Le temps d'un oubli,<br /> D'un désir d'oubli,<br /> Ou d'un désir tout court,<br /> <br /> Je vais recouvrir tes orteils,<br /> La couverture a glissé,<br /> Les petits monstres sont partis,<br /> Ils ont eu peur de l 'aube.<br /> Je vais me lever préparer le café.<br /> <br /> Puis je reviendrai arranger les coussins,<br /> Finalement, je me glisse au chaud,<br /> Au creux de tes mouvements lents,<br /> Personne n'a coupé tes mains,<br /> Tu t'aimes.<br /> <br /> Et je caresse avec toi tes songes,<br /> Ils ont une douceur de mousse<br /> Blanche,<br /> …. La neige a quitté l'hiver,<br /> Pour t'habiller de tiède.<br /> <br /> -
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A
Encore une fois merci, Ren, pour ce comm. qui fonctionne en plus à merveille avec le billet que j'ai publié tout à l'heure. <br /> Les après nous inspirent tous les deux. Il ne faudrait pas passer à côté...
R
<br /> <br /> l'abandon,  justement,  tu disais<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Ou j'ai de la constance, ou je tourne en rond!<br /> <br /> <br /> <br />
J
Eh! Lung Ta et Arthi, j'aimerais bien connaître l'auteur de la deuxième citation....Amitiés
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A
no comment...<br /> bises<br /> Arthi
J
qu'il est beau ce texte ma douce Arthi, et ne me dis pas que tu n'es pas amoureuse de ce bel éphèbe....
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A
Adorer n'est pas aimer...<br /> sourires<br /> et bises<br /> Arthi
L
eh oui de qqs écrits plus salés... ou épicés ;-)<br /> bises
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A
sourires ...<br /> et bises<br /> Arthi
L
Voici un poème qui te rappelera peut être d'autres lectures par ailleurs ;-)<br /> INTIMITE Il est allé dans les endroits les plus reculés, dans des passes écartées des routes connues,  enfoncé au plus profond de ton intimité Croyez-vous ? Après l’amour alors que la rosée coule encore sur la fleurEtendus et détendusLes doigts glissent sur la peau, flattent les formes, rampent comme une idée non exprimée, la chair s’effleure et affleure,   On  peut parler de l’amour physiqueOn a du mal à exprimer cet instant de grâce. Authentique  don  de l’un à l’autre. Voilà la véritable intimité. IntimeIn theo MeDieu en moi
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A
merci...je crois comprendre de où cela vient...<br /> sourires <br /> arthi (émue)
L
Je lis actuellement La Part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt (et si Hitler avait été reçu à l'Ecole des beaux arts, le cours du monde aurait il changé ?)<br /> voilà un passage qui me revient à l'esprit en te lisant (ôtons nous de l'idée qu'il s'agisse d'Hitler pour ne pas polluer le texte, il s'agit bien de "après l'amour") :<br /> "Dora, reposant sur l'oreiller, les cheveux épars, les yeux au plafond, se demandait - sans curiosité excessive - si Adolf allait maintenant devenir tendre, comme certains hommes après l'amour, s'il allait remplacer les gestes par les mots et gazouiller pendant des heures des phrases douces et enflammées.<br /> A son avis, ça ne devait pas être le genre d'Adolf qui alternait plutôt enthousiasme et abattement. En même temps, il s'agissait d'un baptême du sexe. Et la révélation rend toujours le puceau volubile. Il fallait voir. Il fallait attendre."<br /> bises<br />  
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A
J'ai beaucoup aimé "La nuit de Valognes" seule "chose" que j'ai lu (et vue jouée) de Schmitt.<br /> j'adhère complétement à l'extrait que tu m'offres ce matin par le fait qu' après l'amour...il faut voir...il faut attendre...Ce sont des moments (souvent...sourires...) délicieux...<br /> bises<br /> Arthi