Je viens vous proposer la lecture d’une petite mais charmante
anthologie érotique autour du très célèbre tableau de Gustave COURBET , L’Origine du Monde.
Son auteur Frédéric PIERRET, bidouilleur de génie (mais
est-il décent en l’occurrence d’employer ici cet adjectif ?...), nous en propose diverses interprétations plastiques, comme autant d’associations picturales ou conceptuelles qu’il met
en parallèle avec les plus goûteux trésors de la poésie érotique en associant ainsi son musée imaginaire et l’audace des écrivains.
Un charmant petit bouquin coquin, très très bien relié dans un
coffret, à s’offrir ou à offrir. (6€50, ce n’est pas la ruine. C’est chez KUBIK Editions)
En amuse –bouche (sic) je vous offre
ceci… :
Je ne puis qu’à regret déclarer qui je
suis,
Car mon nom, dont aucuns tiennent assez de
conte,
Me fait, en pensant, quasi rougir de
honte,
Tant il ressent cela que dire je ne
puis.
A qui veut me toucher je donne assez
d’ennuis :
J’ai la bouche fort grande, et si peu que je
monte,
Ma lèvre, en sa rougeur, le chaud brasier
surmonte,
Et suis noir jusqu’au bord de mon large pertuis.
La chaleur bien souvent si fièrement
m’allume
Qu’elle me fait jeter une baveuse
écume,
Blanche, fumeuse, grasse, et coulante
au-dehors,
Laquelle, sans cesser, en moi toujours
augmente,
Jusqu’à ce que la dame, ou bien quelque
servante,
Me mette un chose dur, roide et long dans le
corps.
Réponse : Le pot sur le
feu.
[…]
Trois énigmes – Pierre de LARIVEY (1540 – 1619)