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651 - Continuum de caresses

Publié le par Arthémisia

 

Et si la caresse était aussi la cruauté la plus  rapprochée, celle qui ne fait que prendre, que tout prendre, tout enlever et nous laisse nus à nous-mêmes, sans coquille, sans carapace, livrés, offerts à plein, nus de toutes nos résistances, de toutes nos réticences, sans plus d'esprit que celui de notre peau, sans plus de volonté que celle qu'elle continue?

Copyright © Arthémisia - avril 2008  

Illustration : REMBRANDT Van RIJN - La Fiancée juive  (Extrait)  

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O
Tu fais lever une crainte en moi, je n'y avais pas pensé.Une caresse sans lendemain, nous laisse assoiffée, affamées, frissonnantes de désir, comme tu dis :Nuesbises tendres ma belle
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A
<br /> <br /> Désolée d'avoir jouer avec le revers de la médaille!<br /> bisous doux<br /> A.<br /> <br /> <br /> <br />
A
Ben cruauté, je ne sais pas trop, dès lors qu'on s'offre à la caresse on décide d'un certain lacher-prise, non ? On s'expose parce que l'on est en confiance. En revanche, lorsque tu parle du manque dans ton commentaire, au fait que sans caresses, il faut résister, se faire la peau dure et consrever une tension parfois douloureuse, là il j'y vois de la cruauté. Celle du souvenir. On veut des câlins, tout plein tout plein  ! (et l'on a bien raison):-) 
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A
<br /> <br /> Alex, serais tu  un homo calinus, papouilleur nostalgique, effleureur revendicateur d'encore?<br /> Ben oui, tu as bien raison!!!<br /> <br /> <br /> <br />
I
Et si sa seule cruauté, à la caresse était sa finitude ? Elle prend ce qu'on lui abandonne, sa douceur apprend l'abandon, comme un don de soie... Et si elle était libératrice, la caresse ? Je ne suis plus que cette peau, sous ta main chaude et aimante. Je vis là, en cet instant, tout entier, je m'évade en toi...Et que dire du regard et de la pensée qui sont déjà caresse ? De ce bain chaud de la séduction ? Et si le bonheur c'était les autres ?
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A
<br /> <br /> Et si la cruauté de la caresse c'était sa naissance, celle par laquelle elle se fait connaître à nous et par là même nous fait connaître son manque?<br /> <br /> Pourtant, je ne peux resister à n'être (naître?) qu'épiderme, et à me libérer de moi même sous la main qui me touche, dans toutes les acceptions de ce verbe. Parce qu'in utéro, j'y ai déjà goûté<br /> avec avidité...<br /> (A ce sujet il faut absolument lire le livre d'ANZIEU , Le moi-peau, dans lequel l'auteur développe les rapports entre cette enveloppe corporelle  et notre psychologie.)<br /> <br /> Oui, le regard, la pensée sont aussi des caresses... ce qui prouvent que nous avons de multiples moyens de recevoir l'autre, le Paradis de l'Autre.<br /> <br /> Amicalement<br /> Arthémisia<br /> <br /> <br /> <br />
C
Bonsoir Arthi,Ton texte me fait penser aux caresses que j'ai un jour reçues et données de et à quelqu'un que j'aimais mais qui ne m'aimait pas. Fausses, douloureuses caresses au goût amer qui laissent la peau brûlée, meurtrie pour toujours. On ne devrait jamais caresser sans amour...Les clochettes que tu m'as envoyées, je les caresse du regard et je t'envoie une pleine brassée de muguet !
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A
<br /> <br /> Je comprends ta pensée mais je crois qu'il faut essayer de voir la peau ainsi marquée non pas meurtrie, ni brûlée éternellement mais demandante, attendante,<br /> peut être plus sensible, plus pure, plus nue, plus réceptive qu'avant.<br /> Reste à trouver la caresse qui méritera ces précieuses qualités d'écoute...Je te le souhaite.<br /> <br /> Merci pour tes muguets.<br /> Bises<br /> Arthi<br /> <br /> <br /> <br />
J
Une caresse qui dit : "Sois".
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A
<br /> <br /> Elle est effectivement germinative.<br /> <br /> Des clochettes pour toi aussi, joruri.<br /> Arthi<br /> <br /> <br /> <br />
.
Nos vies s'inaugurent par un arrachement à la caresse...C'est la naissance qui est cruelle..Toute naissance.
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A
<br /> <br /> La naissance est l'extrème cruauté, celle du déchirement. Elle nous laisse nus de manière identique à la caresse, mais<br /> même si notre peau crie et appelle encore la douceur de l'antre,  nous n'avons plus que notre volonté, notre réaction, tout ce qui est derrière notre peau, pour apprendre à nous "démerder"<br /> jusqu'à la main éventuelle qui nous fera à nouveau replonger dans l'abandon.<br /> <br /> <br /> <br /> Plein de clochettes jolies pour toi, ".".<br /> <br /> <br /> Arthi<br /> <br /> <br /> <br />
B
…Alors la caresse est ce ressac qui m’émancipe et me fait être autre tout en demeurant la fleur de ma peau. <br /> Si tel est le cas, ce n’est plus de caresse dont il s’agit mais de la cruelle douceur qui me raccorde à la félicité.<br /> Sourires multipliés pour toi.
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A
<br /> <br /> Oui, caresse est vraiment ce qui permet le doux anéantissement d'un être vers sa révélation, le voyage sur l'interface ténue des basculements<br /> sensoriels.<br /> <br /> Clochettes parfumées pour toi, B.<br /> Arthi<br /> <br /> <br /> <br />