178 - Morceau de choix (l'entre - deux)*

Nonchalance.
J’avance
Le rouge
De ma bouche
Dans le creux de sa hanche.
J’y trouve une fraîche lande
Qui unit l’homme qui marche
Et le mâle qui bande.
Ma langue s’empanache.
Elle vient faire la nique
Au plus doux des diptyques
Sautant de cuisse en sexe
En un parcours complexe.
Elle s’étale, elle glisse
Et le mène au supplice, créature corruptrice
En ces humbles prémices.
Couchant ses tendres vers
Entre tendons et nerfs,
Elle barbouille de sa pointe,
Verge et jambe conjointes,
De vertes dédicaces
Au graphe plein d’audace.
Oui, j’aime ce vélin, ce vergé de peau fine
Tendu entre ses muscles et l’arrogante pine.
Son grain est des plus lisses, son teint de séraphin.
J’y trouve la fraîcheur de la peau des bambins,
Quand ma joue impudique, alors désaltérée,
Au seuil du sommeil vient à s'y reposer.
Copyright © Arthémisia
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