341 - Nacré*
Dans la nacre de ton
ventre,
à l’appel de l’amour,
j’écoute les sirènes
qui hantent ton éveil.
Elles se bercent nonchalantes
au creux des marées vertes
et rampent dans les algues
qui ravagent tes veines.
Une onde habite en toi,
en un espace iodé,
un rêve inachevé
d’éternelle partance,
d’escales indigènes,
d’épices, de parfums,
d’orients orangés,
de blanche délivrance.
Je t’entends
respirer
au souffle des alizés.
J’écoute tes musiques,
ces chants de Lorelei.
Je monte en ta coupée,
y décrocher tes songes,
me délecte à nager
au nacré de ton ventre.
Copyright © Arthémisia – avril 2007
Illustration : Jacques LINARD - Nature morte à la boîte de copeaux et aux coquillages
Commenter cet article
L
A
S
A
G
A
O
A
O
A
A
A
A
A
/image%2F0550629%2F201304%2Fob_977ed52b7c988fecb26a8a29705f9cda_moi.jpg)