361 - Les Chemins qui ne mènent nulle part (10)*
Chapitre 10 :
Le drap de noce d’une vierge
M. était restée assise au bord du lit.
Voir A. la lécher lui procurait presque autant de plaisir que ses
caresses.
En appuyant fortement ses mains sur l’intérieur de ses cuisses, il
l’obligea à les ouvrir plus largement. Puis, l’attrapant rondement sous les fesses et les soulevant, il ramena son bassin dans le vide et l’offrit encore plus à sa bouche. M. ne put que se
laisser tomber en arrière en travers du lit.
A. léchait ses pétales en les étalant très doucement, comme si il avait
découvert entre les jambes de sa maîtresse, les pages précieuses d’un manuscrit ancien et fragile. Il n’y voulait aucun pli, aucune volute. Il les voulait lisses et nettes tel le drap de noce
d’une vierge, telle la plage après la nuit.
Tout M. se retrouva là.
Elle était réduite à ses lèvres offertes en pâture au jeu de son amant.
Et il trichait.
Elle n’arrivait même plus à lui en vouloir de l’avoir tant fait attendre. Elle aimait être à lui, elle n’aimait que ça, ne voulait que ça et
elle était prête à tout supporter de lui, même le temps.
Copyright © Arthémisia - avril 2007
Illustration : Le BERNIN - Le Rapt de
Proserpine
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