427 - Cristallisation
Dans le crépuscule rouge
Flamboie une gousse de chair.
Ce sont tes lèvres nues
Qui me parlent des moments
Où elles vont se nicher
Sur la coupe basculée
D’un monde sans entraves,
Cherchant des odeurs lourdes,
Celles de fleuves et de jungles.
Dans le langage commun de nos délicatesses,
C’est là qu’elles redécouvrent
Des authenticités perdues
Presque oubliées peut-être…
Alors ton visage immense
Au-dessus de ma plaie
Déploie ses ailes brunes et vertes
En démentes étincelles,
Et ce n’est plus de l’air
Que tu respires fort,
Mais la vivante émanation
De mon jardin cristallisé.
Copyright © Arthémisia - Juillet 2007
Illustration : Le
Régent
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